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 (lucrezia), porcelain skin

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MessageSujet: (lucrezia), porcelain skin   Sam 20 Déc - 1:04

and look where that love has brought us…



lucrezia raven gartzes

NOM : gartzes, le nom que ses grands-parents lui ont imposé de garder, malgré son mariage ; à choisir entre le patronyme de son mari et celui du père qui l'a abandonnée, lucrezia n'en avait cure au fond. au moins, peut-elle encore se dire qu'elle porte le même nom que sa mère. PRÉNOM(S) : lucrezia, raven ; son premier prénom rappelle à la perfection les origines espagnoles de son paternel. le second prénom qu'elle porte, somme toute plus modeste, est comme un apport moldu de sa mère, un prénom qu'elle affectionne tout particulièrement. ÂGE : vingt-deux ans, si l'on demandait son avis à la jeune femme, elle dirait volontiers qu'elle était beaucoup trop jeune pour se marier, plus encore pour avoir un enfant ; pourtant, sa destinée s'est imposée à elle sous la plus cruelle des formes. DATE ET LIEU DE NAISSANCE : née le premier jour du mois de juillet, à londres en angleterre, là où les origines de son père et de sa mère se sont rejoints. STATUT SOCIAL : lucrezia est mariée, parfaitement en maîtrise du sourire de circonstances, elle sait prétendre être heureuse à tous ceux qui n'en ont rien à faire. talentueuse, ambitieuse, il n'en reste pas moins qu'elle se flétrit peu à peu dans cette situation. STATUT DU SANG : c'est une sorcière de sang-mêlé, et ses grands-parents se servent bien souvent de ça pour lui faire comprendre la chance qu'elle a, à être mariée à un homme au sang-pur ; elle ne voit pas les choses de la même manière, et porte une grande affection pour le monde dont est issue sa mère. MAISON : elle a fait ses études au sein de la maison des serdaigle, les sages, les réfléchis ; peut-être est-ce ça qui lui donne encore la volonté de tenir bon. NIVEAU D’ÉTUDES : lucrezia a obtenu la totalité de ses BUSES et ASPICS, avec des notes plus ou moins variables ; élève sage et appliquée, elle n'a jamais fait de vague pendant sa scolarité, si ce n'est en sortilèges et en défense contre les forces du mal, où elle s'est avérée être une excellente élève. EMPLOI : à une époque, elle avait travaillé très dur pour tenter d'intégrer la banque gringotts et travailler au sein des relations internationales de la banque sorcière ; cependant, en se fiançant, elle a dû renoncer à de telles possibilités. brimée, lucrezia a dû revêtir les apparences de l'impeccable maîtresse de maison, mère avant tout, présente quoiqu'il en coûte, quand bien même l'ambitieuse étincelle en elle se meurt peu à peu. LIEU DE VIE : la grande demeure des xxx, la famille de son époux, est basée à thurkellham, en écosse. BAGUETTE : une baguette en bois de charme, crin de licorne en cœur, une longueur de 32 cm et une souplesse indéniable, très vive, cette baguette est très adaptée pour les duels. CRÉDITS : tumblr (img), crick (avatar).



like a wizard


nothing left to say
001. depuis qu'elle a dix-huit ans, lucrezia a rejoint la maison de ses grands-parents sous l'impulsion de son père : depuis qu'elle vit avec eux, lucrezia a affronté un quotidien fait de menaces, de violence, de choix forcés. elle a toujours fait front, s'est fiancée lorsque ceci lui a été imposé, faignant un certain bonheur : mais depuis la naissance de son fils, elle a plus peur que jamais, il est un parfait moyen de pression sur elle, et son mari le sait très bien 002. à poudlard, sous l'influence de ses parents, lucrezia s'était imaginée avoir un grand futur, certainement pas une vie avec des enfants - une indépendance transmise par son père sans doute : pourtant, tout a basculé quand son père l'a poussée sous le joug de ses grands-parents. si depuis, elle nourrit une rancœur sans borne à l'égard de son géniteur, lucrezia prend sur elle de feindre un certain bonheur, cacher bien des vérités à la face du monde. peut-être pour se protéger elle-même, par orgueil ; peut-être surtout pour protéger tous ceux à qui elle tenait, et qui pourraient un jour la revoir, errer sans but 003. lucrezia a toujours été une jeune fille très terre à terre ; curieux, pour une sorcière - mais elle n'a toujours cru que ce qu'elle voyait : les vieux mythes magiques ne l'ont jamais intéressée, puisqu'il s'agirait selon elle de mensonges transformés en histoires. pragmatique, lucrezia réfléchit généralement avant d'agir, sauf lorsqu'elle est entièrement guidée par ses instincts - généralement, ses instincts maternels. il n'y a rien qu'elle ne pourrait pas faire pour son fils, que ce soit sacrifier un membre de son corps, une part de son âme, ou sa vie toute entière 004. stratège avisée, lucrezia est une excellente joueuse d'échecs. elle avait cru pouvoir berner son monde lorsqu'elle a fini fiancée et sous le joug de ses grands-parents ; cependant, depuis, les choses se sont bien compliquées pour elle et la jeune femme se retrouve prise dans un incroyable cercle vicieux, dont la source n'est autre que son père, qui, selon elle, l'a vendue en pâture, elle et toute sa destinée, à ses tyrans de grands-parents 005. mélomane, lucrezia aime particulièrement écouter de la musique ; ça l'apaise, et l'aide à réfléchir. de sa mère, elle connaît de nombreux groupes et artistes du monde moldu, et les préfère d'ailleurs aux musiciens du monde sorcier - si généralement, elle n'a jamais eu de mal à exprimer ses goûts, aujourd'hui, bridée comme elle l'est par toutes les chaînes de son existence, lucrezia se livre parfois à des péchés secrets, des courts instants où elle redevient elle-même 006. tout le visage de lucrezia est une fenêtre vers son âme : elle est généralement une très mauvaise menteuse quand elle est pris sur le vif, tout simplement parce qu'elle déteste mentir ; très honnête en temps normal, lucrezia a toujours son regard qui parle pour elle, ou quelques mimiques qui trahissent le fond de ses pensées, et seules les personnes qui la connaissent vraiment peuvent lire à travers ses petits tics - et c'est surtout parce que ses grands-parents et son mari ne savent rien d'elle, qu'elle arrive si bien à leur mentir en pleine face 007. romantique douce et idéaliste, lucrezia était très amoureuse à poudlard ; elle avait d'ailleurs, tendance à s'enticher de n'importe qui : n'en restait pas moins qu'elle ne se voyait pas avoir une vie de famille posée aussi jeune que ce qu'elle a dû connaître. l'amour a toujours été aux yeux de la jeune femme, l'un des plus beaux sentiments qui puissent exister sur cette planète : elle en a cependant découvert toute la saveur amère lorsqu'elle a fini chez ses grands-parents, mariée de force - à cause de sa propre mère 008. il ne faut pas se fier aux apparences, à son aspect plutôt menu et à sa petite taille ; lucrezia a toujours été redoutable avec une baguette entre les doigts : très douée en sortilèges et défense contre les forces du mal lorsqu'elle était à l'école, elle serait sans doute capable de battre beaucoup de sorciers dans un duel - cependant, elle préfère généralement se tenir loin des conflits, rien que pour protéger son fils 009. l'instinct maternel semble lui être venu on ne peut plus naturellement, à la seconde même où elle a su qu'elle était enceinte : prise dans des conditions de vie misérable, lucrezia a toujours su qu'offrir un enfant à son mariage déferait un peu de la pression mise sur ses épaules. elle a appelé son fils melchior, sans même demander l'avis de son mari, alors absent lorsqu'elle a accouché : aujourd'hui âgé de trois mois, l'enfant est tout son monde - elle le gâte, veille sur lui toutes les nuits, et fait peu à peu reposer tout son monde sur lui, la prunelle de ses yeux, ce qui déplait au plus haut point à ses grands-parents 010. depuis qu'elle est allée vivre chez ses grands-parents, lucrezia n'a pas revu ses parents : un sacrifice dont elle n'avait certainement pas entendu parler lorsque son père lui a offert un "meilleur avenir" avec les gartzes. cependant, la haine qui a peu à peu germé en lucrezia à l'égard de son géniteur lui ferait fuir tout tête à tête avec celui-ci. quant à sa mère, née-moldu de son état, il a été clairement fait comprendre à lucrezia que si elle ne veut pas qu'elle meurt dans des circonstances "étranges", il valait mieux qu'elle ne lui parle plus. ainsi, son fils n'a jamais connu ni annie, ni arcadio, et le lien de parenté entre eux et leur fille est presque délité par le temps - du moins, du point de vue de la brune : elle n'a cependant de cesse de parler à son fils, de sa grand-mère, la femme la plus brave du monde, ses souvenirs d'enfance avec elle, alors même qu'elle sait qu'il ne l'entend pas, ne la comprend pas ; elle fera tout son possible pour lui inculquer la valeur du sang moldu qui coule dans leurs veines 011. à sa sortie de poudlard, en se fiançant, lucrezia a perdu contact avec la plupart de ses amis : elle s'en est fait d'autres, des gens que connaissait son mari - généralement des sorciers hauts placés, et des sorciers de sang-pur : elle exècre la plupart de ses connaissances, et préférait largement le temps où elle choisissait ses propres amis. comme pour beaucoup de choses, cette époque semble être révolue pour elle, et lucrezia souffre bien souvent d'une solitude, d'un isolement dont profitent beaucoup ses grands-parents et son mari.

We are only as strong as we are united, as weak as we are divided.

I. que pensez vous de Voldemort et des mangemorts ?
lucrezia répugne les mangemorts plus qu'autre chose ; elle est bien placée pour savoir quels sentiments ressentir à leur égard - à chaque fois qu'elle a affaire à ses grands-parents, c'est comme si elle tombait dans des abysses froides et chaotiques. cette solitude, c'est aux gens qui croient leur sang supérieur, qu'elle la doit. à ceux qui ont prétendu pouvoir mieux choisir leur vie. à son père, qui lui-même s'est retrouvé avec la marque des ténèbres tatouée sur son bras. la haine de lucrezia pour les mangemorts est viscérale, profonde, instinctive et guide chacun de ses pas, chacun de ses actes, tant ils errent et évoluent dans son ombre. son serment secret est celui de ne jamais laisser son fils devenir un homme comme ceux qui l'entourent, un tortionnaire. en tant que mère plus que jamais, elle comprend et reconnaît le sacrifice de lily potter pour son fils ; elle serait prête à faire pareil, à mourir sur l'instant si cela pouvait permettre à son enfant de se défaire des griffes infernales qui l'étouffe.

quant au mage noir, elle se plait à croire qu'il a disparu ; pourtant, les signes sont de plus en plus explicites quant à son retour. harry potter est mort désormais, l'enfant si aimé dans le monde magique pour avoir survécu, n'était en fait qu'un bébé. un bébé incapable de se défendre, et que personne n'a pu sauver. en sera-t-il de même pour son fils à elle ? cette question ne cesse de hanter la jeune femme, et la pousse bien souvent à prendre des décisions qu'elle n'aurait jamais voulu prendre. si son mariage n'est qu'une marque au fer rouge toujours plus douloureuse au quotidien, le fils qui en est né est le sacrement de son existence, la récompense à toutes ces souffrances.


II. que pensez vous de Dumbledore et de l'odp ?
l'ordre du phénix est un espoir auquel la jeune femme ne peut pas se permettre de se raccrocher. elle se contente encore, à l'heure actuelle, d'être neutre et de garder ses opinions profondément enterrées au fond de son esprit. elle écoute, bien souvent, les discussions entre son mari et des hommes, des femmes dont elle ne connaît rien. pour elle, il ne lui semble pas y avoir la moindre échappatoire, puisque le jour où elle a décidé d'embrasser la destinée imposée par son père, elle a sombré et s'est retrouvée enfermée dans une prison dorée. froide, mais pourtant avec des allures de luxueuse demeure. prendre position ne lui semble pas être une chose possible à l'heure actuelle, parce qu'elle a peur au fond de ses entrailles, et vit avec cette crainte depuis des années déjà. parce qu'elle porte sur ses épaules la sécurité de sa mère, la sécurité de son fils. le sens du sacrifice, c'est bien cela qui a alimenté chaque jour de l'existence de lucrezia depuis qu'elle est chez ses grands-parents, et au fond, son combat lui semble tout aussi honorable que celui de l'ordre du phénix.


mary-w. marie vingt-deux ans


PAYS : rivendell, terre du milieu, mon roi c'est elrond et j'suis une elfe qui est trop cool - même si j'aime aussi thranduil depuis pas longtemps, vivre sous terre, boaf. FRÉQUENCE DE CONNEXION : 5/7j. VOTRE AVIS SUR PF : il sent les fleurs des champs, oué oué. COMMENT AVEZ VOUS CONNU LE FORUM : j'ai atterri ici sans savoir pourquoi j'étais là, mais j'fais ma fiche quand même parce que j'suis boloss. PERSONNAGE : inventé, c'un peu difficile de prendre un pv quand ils sont pas encore créés, mouhaha, enfin, on peut dire que c'est aussi un peu un scénario tiens. CÉLÉBRITÉ : adelaide kane. CRÉDITS : tumblr (gif). VOYEZ VOUS DES CHOSES A AMÉLIORER ? : du caca de pigeon partouuuut. UN DERNIER MOT ? : le caca c'est caca.



Dernière édition par Lucrezia Gartzes le Jeu 25 Déc - 17:15, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: (lucrezia), porcelain skin   Sam 20 Déc - 1:28

It matters not what someone is born, but what they grow to be.



godric's hollow (angleterre), 1979. lucrezia, dix-huit ans ♑ le Poudlard Express avait fait son arrêt à la gare de King’s Cross depuis deux bonnes heures déjà, mais Lucrezia avait pris son temps pour arpenter le chemin vers la maison. Ça avait été sa dernière année et il lui était encore difficile de croire, à l’heure actuelle, que plus jamais elle ne prendrait le chemin de l’école. Dorénavant, elle avait tout son avenir entre ses mains, et un long chemin à parcourir. Déjà, elle avait échangé de nombreuses lettres avec les responsables de la Banque Gringotts, et avait de grandes chances de décrocher un stage ou un emploi là-bas, au vu des résultats qu’elle avait obtenus à ses examens. Si une part d’elle-même avait été pressée de retrouver ses parents pour fêter la grande nouvelle, une autre moitié de son coeur avait été éternellement accrochée à Caesar. La fin de Poudlard sonnait comme le glas d’une longue histoire. Pourtant, le jeune homme n’avait eu de cesse de lui répéter que jamais rien ne changerait ; qu’ils se retrouveraient vite. Qu’elle lui manquait déjà. Qu’une fois qu’ils auraient tous les deux parlé à leurs parents, les choses seraient plus faciles. Qu’ils auraient ce futur dont ils rêvaient ensemble. Garder le secret de son histoire avec Caesar, ne pas partager cela avec sa mère, ça avait été comme briser quelque chose entre elle et ses parents. Elle savait que les choses ne seraient pas faciles à accepter pour eux, moins sans doute que pour les parents du jeune homme. C’était à cause d’eux, qu’ils avaient dû se taire, rester discrets : maintenant qu’il était majeur, il se plaisait à dire qu’il pouvait faire ce qu’ils voulaient. Mais même à l’égard des sorciers de sang-mêlé, les Malefoy n’étaient pas les sorciers les plus généreux qui soient. Caesar allait se lancer dans un pari risqué, le jour où il parlerait d’elle à ses parents. Elle le savait, et au fond de ses entrailles, elle appréhendait ce jour : où, soit, ils auraient tout l’avenir qui leur sourirait, soit elle verrait Caesar lui mentir pour la chasser de sa vie. C’était toujours comme ça que les histoires d’amour folles, passionnelles et interdites finissaient. Plus vite qu’elle ne l’aurait cru, elle se retrouva sur le seuil de la grande demeure où elle vivait avec ses parents ; une part indépendante d’elle ne pouvait cependant plus attendre de prendre son envol, quitter le nid confortable de la maison familiale pour une vie, somme toute, plus aventureuse. Bientôt. Bientôt, elle le savait. A peine entrée, elle trouva cependant à la lueur faiblarde d’un foyer de cheminée, son père, assis face à un couple de sorciers. A voir leur façon de se vêtir, à entendre leur façon de parler, c’était une évidence. Tout autant que le lien de parenté qui les liait à son père : eux, avaient les cheveux grisonnants, presque blancs pour la femme. Ils avaient cet air espagnol distinctif des Gartzes. Elle sentit un noeud se former dans son estomac, peser au creux de son ventre alors que toute l’assemblée la dévisageait. « Lucrezia. » Son père lui paraissait plus solennel qu’habituellement, si bien que l’ombre d’une moue ne manqua pas de glisser sur le visage lisse de la jeune femme. Du moins, jusqu’à ce que la femme ne se lève, s’approchant de quelques pas - elle était impressionnante, presque effrayante, et Lucrezia ne put s’empêcher de chercher un quelconque réconfort du regard, auprès de son père. « Qu’est-ce qu’il se passe ? Quelqu’un est mort ? » La vieille femme lâcha un rire qui sonnait faux, avant de venir poser ses mains sur les épaules de sa petite fille. « Voyons mon enfant, ne sois pas si pessimiste. Nous venions simplement... te rendre visite. » Par-dessus son épaule, elle jeta un regard vers Arcadio, qui fit un pas avant, comme subitement ramené sur terre. « Ce sont tes grands-parents, Lucrezia. » Il allait ouvrir la bouche à nouveau, mais la femme l’interrompit, les yeux plongés dans le iris sombres de la brune. « Tu ne te souviens peut-être pas de nous, tu étais aussi petite qu’un botruc quand nous t’avons vue la dernière fois. » Elle lâcha un petit rire gentillet, en venant pincer la joue pleine de sa petite fille, qui grimaça à nouveau, perplexe. « Ta sang-de-bourbe de mère n’apprécie pas trop notre compagnie, il faut croire. » La vieille avait parlé avec le sourire, et pourtant, le raclement de gorge d’Arcadio ne manqua pas de la rappeler à l’ordre. « Un Botruc est une affreuse créature avec un doigt à chaque main. » Fit remarquer Lucrezia dans une oeillade entendue vers sa grand-mère, avant de rapidement chercher le contact visuel avec son père ; celui-ci pourtant, semblait plus gêné par l’allure défiante de sa fille que par les paroles misérables de ses parents. « Ne prends pas les choses au pied de la lettre comme ça, cela nous a manqué, de ne pas pouvoir connaître notre petite fille, tu sais. » Ça ne lui avait pas du tout manqué, à elle, de ne pas connaître les odieux parents de son père, qui relevaient plus du tabou que d’autre chose. Petite fille, elle avait souvent demandé, pour ne voir que des écorchures douloureuses dans les yeux de sa mère. Aujourd’hui, elle savait pourquoi. « Ils sont ici pour faire ta connaissance. » Se contenta de compléter le paternel, en ayant enfin le courage de croiser le regard de sa fille ; rien que d’une oeillade, il aurait pu comprendre que ça n’aurait pas été nécessaire, mais il fit sans doute comme s’il n’avait rien remarqué, dans l’attitude subitement froide et distante de sa fille. « Pas seulement, Arcadio. Très chère, nous allons faire de ta vie, tout ce que tu désires. » La vieille femme sourit à nouveau, d’un rictus obséquieux et mensonger qui éveilla un frisson dans tout le dos de Lucrezia. Cette mascarade qui se jouait devant ses yeux, n’augurait rien de bon, elle le savait jusqu’au plus profond de ses entrailles.

turkellham (écosse), 1979. lucrezia, dix-huit ans ♑ choisir les Borthwick avait été une bonne idée. Ils ne manquaient pas d’argent, étaient des sorciers de sang-pur, et avaient eu à placer un fils on ne peut plus honorable. Lucrezia tentait de se faire à cette idée, inlassablement, dans la solitude de cet instant. Ses yeux noirs rivés sur l’impressionnant diadème que lui avait proposé sa future belle-mère, la jeune femme peinait à mettre en ordre ses songes. Elle ne voulait pas de ça, et c’était exactement ce qui faisait monter cette bile si amère à ses lèvres. La main posée sur le creux de son ventre, elle tentait vainement de mettre fin aux sensations nauséeuses qui lui retournaient l’estomac, et auraient poussée n’importe qui d’autre à fuir. Elle ne fuirait pas. Elle ne pouvait pas fuir. Ses grands-parents viendraient s’attaquer à sa mère, ils détruiraient celle-ci de la pire des manières - et irrémédiablement, Lucrezia Gartzes, gardienne de leur héritage, finirait par tomber à nouveau sous leur joug. Quelque part, pourtant, elle aurait préféré finir ici parce que ses parents étaient morts. Au moins, elle ne retiendrait pas un tel ressentiment à l’égard de son père, une haine telle qu’elle aurait pu balancer ce diadème en cristal finement sculpté, sans même se préoccuper de la fortune qu’elle aurait mise en miette. Elle soupira, détachant enfin ses mains de son abdomen, pour venir toucher du bout des doigts le précieux ornement, placé dans un carcan de velours aux couleurs de la famille. Un vert émeraude, une couleur pourpre, brillant à la lueur pâle du soleil d’été en Ecosse. Aujourd’hui, personne ne serait là pour la soutenir - ses relations à Poudlard n’avaient pas vraiment été centrées autour des sorciers de sang-pur, qu’elle évitait plus qu’autre chose. Irrémédiablement, elle se retrouverait à célébrer son mariage en compagnie de gens qu’elle n’appréciait aucunement. Sans ses parents. Sans sa mère, surtout. Inlassablement, à chaque fois que ses pensées se portaient sur eux, Lucrezia s’escrimait à rendre son esprit parfaitement hermétique à tout souvenir de son père. L’homme qui l’avait faite s’échouer ici, l’homme qui l’avait poussée à signer un pacte avec le Diable pour protéger sa mère. Les choses devaient, somme toute, être bien différentes que les faits que lui avait présentés Arcadio lorsqu’il avait fait son possible pour la pousser à rejoindre la famille Gartzes. Plus jamais elle ne pourrait voir sa mère, plus jamais elle ne pourrait mener sa vie comme elle le voulait. Aujourd’hui, en signant ce contrat de mariage, elle disait adieu à ses rêves, adieu à l’homme qu’elle aimait. Adieu à sa vie d’autrefois, et à tout libre arbitre qu’elle avait pu avoir. Elle le savait, et déjà les chaînes de sa future vie encerclaient tout son corps et la paralysaient de la tête aux pieds. On frappa à la porte, et elle manqua de sursauter, faisant un volte-face pour se tourner vers l’entrée, le diadème encore, miraculeusement retenu entre ses doigts. Des mèches blondes, bouclées, cette stature, ce regard. Son coeur manqua un battement, la glace l’enrobant doucement, fondant peu à peu sous ces yeux azurs. Incontrôlable, un sourire vint dessiner le contour de ses lèvres, avant qu’elle ne se reprenne. Dans un recul viscéral, Lucrezia ne bougea pas d’un pouce, les entrailles tordues par l’appréhension. Bien évidemment. Il était là, en tant que digne fils de la famille Malefoy, sa place ici était évidente. Et plus encore, ses entrailles se serrèrent ; il serait là, pour la voir faire voeu d’amour, de fidélité et de loyauté à un homme qu’elle ne connaissait qu’à peine. Un homme qui ne serait pas lui. Il avait légitimité pour être ici, alors que sa mère, elle, devait vivre avec l’idée que sa fille lui avait tourné le dos, soit disant pour un avenir meilleur offert par ses grands-parents. La bile revint au creux de son ventre, pourtant miraculeusement soulagée lorsque les bras de Caesar encerclèrent sa fine taille, pour venir la prendre dans ses bras. « Tu ne peux pas être là. » Se força-t-elle à articuler, ses paupières se serrant étroitement l’une contre l’autre. Elle aurait pourtant tant voulu qu’ici soit sa place. Avec elle, à ses côtés, pour le restant de ses jours. Blottie contre son cou, Lucrezia se prit dans la folie de respirer une dernière fois le parfum du jeune homme, le souvenir de ce qu’ils avaient vécu. À Poudlard. Le château semblait si loin désormais, tout comme l’époque, somme toute paisible, qu’ils avaient vécue là-bas. Ses préoccupations, qui aujourd’hui lui semblaient si futiles. Revenir en arrière lui était impossible, et pourtant, elle aurait tout donné pour s’offrir cette chance. Pouvoir être dans les bras de Caesar sans sentir grandir en elle un sentiment de danger, de culpabilité. « Qu’est-ce que tu racontes ? Bien entendu que je dois être ici. Avec toi. » Elle s’écarta, submergée par l’envie de le frapper, stupide qu’il était à tant lui écorcher le coeur. Caesar aurait mieux fait de la détester, d’imaginer tout un tas de choses et de continuer sa vie de son côté. Elle baissa les yeux, sa gorge soudainement crispée, la respiration bloquée par ce chagrin qui la submergeait. Elle n’était plus à même de faire des choix aujourd’hui, et elle savait déjà au combien Caesar pouvait avoir des idées complètement saugrenues. « Je te connais, Lucrezia. Mieux que personne. Je vois à quel point tu voudrais être n’importe où sauf ici. » Il venait de poser ses doigts si chauds contre sa main et elle aurait tout donné pour avoir la force de se défaire de cette prise. Mais non, elle voulait le sentir encore ici, avec elle, pour une fraction de seconde. « Tu peux partir. On peut partir tous les deux. » Elle ne put retenir un ricanement acerbe d’entre ses lèvres, cette fois-ci trouvant de quoi s’écarter, rabattre ses mains contre elle, autour de sa poitrine. Elle aurait voulu pouvoir faire ça ; elle l’aurait fait, aussitôt qu’elle en aurait eu l’occasion. Mener une vie avec Caesar était la chose à laquelle elle avait le plus aspiré depuis qu’ils avaient fini par briser la glace d’a priori qui les avait séparés. Il était, qui plus est, un sorcier de sang-pur. Mais son destin était scellé ; scellé par d’impitoyables grands-parents dont les menaces ne cessaient de résonner dans son esprit. « Non. » Il était ferme et définitif, il avait écorché sa gorge comme aucune parole ne l’aurait fait jusqu’alors. « Je-je peux pas. » Ce n’était pas une réponse qui le satisferait, elle le savait. Il voulait son bonheur, et l’arracherait d’entre les griffes de n’importe qui s’il savait. « Je ne veux pas, Caesar. » Elle le regarda, d’une oeillade qui se voulait franche, et déterminée. Froide, avant qu’elle ne cille et ne doive lui faire dos, prétextant se concentrer sur autre chose. « Kester, il-. C’est quelqu’un de bien, Caesar. Et je l’aime. » Sa voix s’était éteinte sur la fin ; elle se croyait incapable de mentir, mentir surtout sur ses sentiments. Le ricanement explicite de Caesar lui fit comprendre qu’il n’était pas convaincu. « Qu’est-ce que tu racontes ? Je l’ai connu toute ma vie, ce type. C’est un- » Elle l’interrompit en se tournant pour lui faire face, dans un geste pour le faire taire. Quelque part en elle, il y avait les gênes de son père. Un menteur, un manipulateur, le digne fils des Gartzes. Elle se devait de puiser dans ces ressources là à présent. « Tu n’as pas le droit de parler comme ça de l’homme que j’ai choisi. Pas devant moi. Ne pense pas pour une seconde qu’une histoire à Poudlard puisse mener où que ce soit. J’ai fait mon choix, et je sais pourquoi je l’ai fait. » Elle avait le sentiment d’avoir parlé d’une traite, incapable qu’elle était de s’interrompre dans le flot de mensonges qu’elle crachait. « Tu devrais partir, maintenant. Reste, et j’informerai mon mari de la façon dont tu traites son amitié. Comme j’ai dit, Caesar, tu n’aurais pas dû venir. » Il y avait au fond de ses entrailles toute cette haine qu’elle ressentait, envers l’injustice dont elle était victime. Envers les circonstances, qui lui brisaient le coeur. Elle sentit ses jambes vaciller sous les voiles épais de sa robe, mais se força à tenir bon, fusillant d’un regard noir l’homme qu’elle aimait. L’homme pour qui elle venait de mettre en pièces chaque parcelle de son âme. Qu’il la déteste, de toute manière ils étaient mieux loin l’un de l’autre.

turkellham (écosse), 1982. lucrezia, vingt-et-un ans ♑ assise sur le bord du lit, Lucrezia avait vu les secondes défiler. Les minutes s’éterniser. L’heure se fait insupportable. Tous les jours elle vivait avec une quantité innombrables de hantises perchées sur ses épaules. Celle-ci, pourtant, lui semblait être la pire de toutes. Gorge serrée, mains crispées l’une contre l’autre, la brune avait déjà détruit chacun des ongles qu’elle avait aux doigts, les réduisant à des néants de petits débris qui salissaient désormais le sol. Un elfe de maison s’en occuperait sans même qu’elle ne le demande ; elle le savait. Depuis qu’elle était ici, la jeune femme avait pu voir quelques uns d’entre eux passer devant la porte de la chambre, s’arrêter en la voyant, hésiter, mais continuer leur chemin. Bizarrement, ils étaient plus au courant de tout ce qui lui traversait l’esprit, que son propre mari. Ou ses grands-parents. Eux au moins, ne répéteraient jamais les confidences qu’elle leur livrait, puisque chaque fois elle leur faisait jurer de ne rien dire de toutes les paroles traitresses qu’elle prononçait dans ses doutes les plus fous. Qu’est-ce qu’elle faisait là ? Pourquoi ? Pourquoi avait-elle repoussé Caesar de la sorte ? Les elfes de maison l’avaient déjà surprise, partir au milieu de la nuit pour revenir très tôt - prétendre parfois à son mari ne pas avoir sommeil alors qu’elle venait juste de rentrer. Parler d’aller acheter tel ou tel ustensile indispensable à sa vie, alors qu’en réalité, chacune de ses visites à l’extérieur étaient on ne peut plus clandestines. Six mois, son mariage heureux avait tenu six mois. Pendant lesquels elle avait cru déceler une âme dans l’homme qu’elle avait épousé, quelques lueurs au fond de ses yeux. Non pas forcément de l’amour pour elle, mais quelque chose à sauver. Ça n’avait été qu’une illusion, et elle s’en était rendue compte de la plus cruelle des manières lorsqu’il avait levé la main sur elle, pour la toute première fois. Des sortilèges et des onguents étaient aisément venus à bout des bleus, et de la lèvre entrouverte qu’il lui avait laissés, mais Caesar avait pu aisément voir à quel point elle était brisée, rien qu’en la regardant dans les yeux. Ce soir-là, quand elle était venue frapper chez lui, quand, au lieu de s’effondrer, elle avait décidé de se raccrocher à l’amour de sa vie, coller ses lèvres contre les siennes pour renouer avec un soupçon de bonheur. Et quel bonheur. Son coeur appartenait à Caesar, sa vie pourtant, était accrochée à un autre homme. Un homme qu’elle ne supportait pas, la plupart du temps, de regarder. Avec qui elle partageait un lit dans lequel elle ne se sentait même pas en sécurité. Ses mains étaient froides, si froides - à croire que la peur qui faisait pulser ses entrailles la vidait de son sang, lentement mais sûrement. Finalement, la porte de la grande demeure s’ouvrit et se referma dans un éclat caractéristique. Des gémissements d’elfes se firent entendre au rez-de-chaussée, signes que ceux-ci se mettaient en quatre déjà pour accueillir leur maître. « Lucrezia ! » Elle aurait pu sursauter, tant elle était nerveuse. La gorge sèche, elle se força à ouvrir la bouche pour lui répondre. En quelques secondes, il avait rejoint la chambre, poussant doucement la porte pour la découvrir, toujours à sa place, assise sur le bord du lit. Elle le remarqua bien vite, ce soir, Kester semblait être dans de bonnes dispositions. Il déposa sur elle un regard concerné, voire inquiet. Curieusement, en des années de mariage, la jeune femme ne savait pas encore comment sonder l’homme avec qui elle partageait sa vie ; il lui semblait secret à bien des égards, mystérieux tant il était un mur froid auquel elle se confrontait à chaque fois qu’elle voulait gratter la surface de son existence. Kester n’avait jamais montré le moindre intérêt pour la vie passée de son épouse, et il avait toujours repoussée celle-ci dès qu’elle avait tenté de connaître la sienne. Pourtant, à chaque fois qu’elle posait les yeux sur lui, elle ne pouvait s’empêcher de penser qu’il n’était pas si mauvais que ça, ni même si effrayant. Qu’il y avait quelque chose. Quelque chose d’insondable et d’impossible à nommer en lui. Peut-être était-ce une âme meurtrie. « Qu’est-ce que tu fais là ? » Et déjà, il défaisait la cravate couleur noire qu’il avait de nouée autour de son cou. C’était à croire qu’il ne pouvait pas supporter de porter l’uniforme du Ministère de la Magie. Sans même s’en rendre compte, la jeune femme avait sauté sur ses pieds aussitôt qu’il avait posé la question ; il savait, quelque part, il avait compris qu’elle craignait chaque fois ses potentiels sautes d’humeur. « J’attendais que tu rentres, je-. » Elle s’interrompit, sa voix se coupant sous la nervosité, sa gorge serrée qui ne parvenait même plus à prononcer le moindre mot. Kester se tourna vers elle, sans même qu’elle n’ait à prononcer la moindre parole pour cela ; elle savait, qu’il avait certains égards envers elle, qui étaient parfois inattendus - mais le regard du jeune homme lui donna assez de volonté pour continuer de parler. « Je suis enceinte. » L’air se tendit dans un silence de plomb ; elle garda les lèvres serrées l’une contre l’autre, les mains rendues moites par l’appréhension. Qu’allait-il pouvoir répondre ? « Tu en es sûre ? » Il avait oublié son noeud de cravate, mais son visage était encore parfaitement insondable. Elle hocha la tête avant de lâcher un léger rire nerveux. Ou heureux, elle ne savait pas trop. « Par Merlin ! C’est- c’est merveilleux. » Il vint la soulever dans ses bras, la faire virevolter dans les airs comme il ne l’avait jamais fait auparavant ; elle, accrochée autour de son cou dans un sourire franc, irréfléchi, vrai, pour la première fois depuis longtemps. Oui, c’était merveilleux, déstabilisant. Inattendu. Et pourtant plus que jamais, la jeune femme sentait son cœur se réchauffer.

londres (angleterre), 1983. lucrezia, vingt-deux ♑ « Tu sais aussi bien que moi que ce bébé n’est pas de lui. » Lucrezia était venue comme un mirage, frapper à la porte sous un ciel d’où tombaient des filets de pluie. Elle était entrée sans même qu’il ne l’invite à le faire, évitant tout contact avec lui, qu’il soit physique ou visuel. De but en blanc, sans aucune forme, elle avait prononcé les mêmes trois mots qui lui avaient servi à annoncer la nouvelle à son mari. Et puis elle avait articulé distinctement que cet enfant était le fruit de son mariage avec Kester, plutôt que celui de l’adultère qu’elle commettait trop souvent en compagnie de Caesar. Caesar et personne d’autre. Il était difficile pour elle d’imaginer que les nuits froides et sans passion qu’elle avait passés en compagnie de son époux aient pu donner naissance à un enfant. Oui, ce bébé était celui de son amour avec Caesar, il lui serait impossible de considérer les choses autrement, dans son fort intérieur. C’étaient pourtant des paroles qu’elle ne pouvait pas prononcer à haute voix, tant elles seraient capables de la rendre plus malheureuse qu’elle ne l’était en réalité. Cette chimère qu’elle poursuivait au côté de Caesar, ne pouvait pas exister. La main posée sur la poignée de la porte du petit appartement du sorcier, Lucrezia aurait voulu avoir la force de s’enfuir simplement sur cette phrase, silencieusement admettre ce sur quoi elle ne pouvait pas mettre de mots. Caesar serait capable de faire des choses bien folles s’il pensait avoir la moindre chance de la sortir de cette vie misérable dans laquelle elle était retenue en otage. Mais il ne pouvait pas. Il ne pourrait pas la sauver elle, et sauver sa mère en même temps. Et Lucrezia avait fait son choix il y a des années déjà. Il était plus vivace que jamais aujourd’hui, rappelé à son esprit par le ventre rebondi sur lequel elle vint poser une main. S’il fallait que son fils soit tout son monde, qu’il en soit ainsi - peut-être bien que dans les yeux de son bébé, elle verrait des relents de son passé, un portrait miniature de Caesar. L’homme qu’elle aimait. « Tu te trompes, ce bébé est de Kester. Je n’aurais jamais dû revenir vers toi... » Elle pivota sur ses pieds pour faire face à Caesar, là, à quelques pas à peine d’elle, si près. « Ce bébé ne sera jamais de toi. Je suis sure que Kester fera un bon père, et qu’il aura bien mieux à offrir à mon fils, que toi. » Pour appuyer ses paroles, elle désigna d’une oeillade autour d’eux. L’appartement miteux, tremblotant sur le chemin de Traverse avait été son havre de paix, l’endroit de tous ses paradis ; il lui était difficile de feindre la véhémence en regardant cet endroit. Caesar, le fils déchu des Malefoy, bien loin de son frère aîné, le grand Lucius. Elle savait que c’était une corde sensible, le sujet sur lequel il dérapait facilement - elle put le remarquer, en voyant la mâchoire du jeune homme se crisper. « T’es vraiment une piètre menteuse et tu le sais très bien. Tu crois vraiment que je vais te croire quand tu dis penser à l’argent ou au nom de ton mari ? Quel nom ?! Celui d’un Mangemort à l’argent rougi par le sang des morts qu’il laisse derrière lui ?! » Caesar était, curieusement, le loyal de sa famille ; ça avait été un scandale lorsqu’il s’était retrouvé au sein de la maison des Poufsouffle plutôt que chez les Serpentard. Quelle disgrâce. C’était pourtant sa bienveillance, son honnêteté, sa loyauté envers chaque vie, qu’elle aimait tant. Une seconde s’écoula, silencieuse, avant que la jeune femme ne trouve la volonté de lever sa main pour venir l’écraser sur la joue de son vis à vis. « Ne t’avise plus jamais de parler de mon mari comme ça ! Tu ne sais rien sur lui, et tu ne sais rien sur moi. Tu crois que parce que je venais coucher avec toi tu peux prétendre savoir ce que je pense ?! Je savais bien que tu serais aveuglé par un amour stupide et poussiéreux. » Sa gorge se crispa dès qu’elle trouva le regard de Caesar, mais elle se força à continuer. « Je m’ennuyais. T’étais là, misérable parce que tu te croyais plus vertueux que ton pourri de frère. J’ai vu quelque chose de bon en Kester, alors que toi tu te contentes d’être jaloux de ton frère. Je ne veux pas que cet enfant puisse être le tien, Caesar. C’est fini. » Elle eut le temps de trouver une nouvelle fois les prunelles du jeune homme, le dévisager - il la détestait, elle le voyait bien. Peut-être n’était-ce que pour une seconde, peut-être était-ce pour toute la vie. Elle ne voulait pas savoir, elle s’échappa bien vite, ouvrant la porte avant de la claquer derrière elle. Finalement, à force de ne cesser de mentir, Lucrezia était devenue plutôt douée en la matière.



Dernière édition par Lucrezia Gartzes le Jeu 25 Déc - 21:50, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: (lucrezia), porcelain skin   Sam 20 Déc - 10:17

MA FILLE :red: JE VAIS VENIR TE SAUVER DE TES DÉBILES DE GRANDS-PARENTS TU VAS VOIR :red: :red: :red: :red: :ghé: :rainbow:

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MessageSujet: Re: (lucrezia), porcelain skin   Sam 20 Déc - 10:45

NON, PAS TOUCHE A MA FILLE :ghé: EN PLUS CETTE SALE GOSSE ME DETESTE :ghé: :oO:

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MessageSujet: Re: (lucrezia), porcelain skin   Sam 20 Déc - 10:48

SI, TU N'AS PLUS AUCUN DROIT SUR CETTE ENFANT ESPÈCE DE VILAIN QUI FILE SA GOSSE A DES MÉCHANTS :deb:

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MessageSujet: Re: (lucrezia), porcelain skin   Sam 20 Déc - 10:54



:a:

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MessageSujet: Re: (lucrezia), porcelain skin   Sam 20 Déc - 10:56

:fuck: :fuck: :fuck: :fuck:

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MessageSujet: Re: (lucrezia), porcelain skin   Sam 20 Déc - 16:33

MA MAMAN MERVEILLEUSE LA MEILLEURE DES MAMANS :bril: :fall: :puppy: :red: :ghé: viens me sauver et on se casse aux Caraïbes pour vivre tranquille, on a qu'à laisser papa finir à Azkaban ou crever comme un caca, c'un gros... veracrasse :mdr:

papa :boude: :fuck: :fuck: :fuck: :fuck: :fuck: :fuck: :fuck: :fuck: :fuck: :fuck: :fuck:

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MessageSujet: Re: (lucrezia), porcelain skin   Sam 20 Déc - 16:35

OUAIS FAISONS ÇA, MA FILLE, ON SERA TRANQUILLES SANS TON VILAIN PAPA ET SES PARENTS DIABOLIQUES :red: :red: :red: :red:

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MessageSujet: Re: (lucrezia), porcelain skin   Sam 20 Déc - 16:36

Ouaiiiis qu'il les gère lui-même et puis basta :ghé:
moi j'en ai marre de les subir à sa place là :fuck: :boude:

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MessageSujet: Re: (lucrezia), porcelain skin   Sam 20 Déc - 16:41

ouais voilà, c'est ses bâtards à lui, pas les nôtres :ghé: pareil, y en a marre de trinquer pour ses choix débiles :jteboude:

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MessageSujet: Re: (lucrezia), porcelain skin   Sam 20 Déc - 16:42

Ouais grave, on va se révolutionner en mode badass il vont pas voir ce qui leur arrive tiens :jteboude: :ghé:

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MessageSujet: Re: (lucrezia), porcelain skin   Sam 20 Déc - 16:46

ouais, rébellions des nanas x)

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MessageSujet: Re: (lucrezia), porcelain skin   Sam 20 Déc - 22:10



:hinhin: :hinhin: :hinhin: :hinhin: :hinhin: :hinhin: :hinhin: :hinhin: :hinhin: :hinhin:

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MessageSujet: Re: (lucrezia), porcelain skin   Sam 20 Déc - 22:18

pffff tu sais même pas t'exprimer tout seul que tu mets des images, papa pourri :ghé: :siffle:

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