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 AVA + ULTRAVIOLENCE

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MessageSujet: AVA + ULTRAVIOLENCE    Ven 16 Jan - 2:57

Kiss me hard before you go, summertime sadness.



Ava Delilah Graham (née Fabre)

NOM : Graham, son nom d'épouse depuis peu. Fabre est son nom de naissance, celui qu'elle a abandonné au profit de celui de son mari. Ce nom, c'est celui de sa famille française, établie sur le territoire britannique depuis deux générations. PRÉNOM(S) : Ava est son prénom, très court, très simple, c'est un dérivé d'Eve, Eva,  mais c'est aussi un prénom d'origine perse qui signifie voix, son.  Delilah  est un prénom biblique, qui signifie faible, délicate. à en voir Ava, aussi brute de décoffrage, on pourrait se demander si ce prénom n'est pas tout simplement une blague. ÂGE : 22 ans. Son innocence est partie bien trop tôt, faisant d'elle une adulte brisée. DATE ET LIEU DE NAISSANCE : Ava est née le 28 novembre 1961 à Dartmouth, au sud de l'Angleterre, même si elle a passé la majeure partie de son enfance dans le sud de la France, en Lozère.  STATUT SOCIAL : Malgré son jeune âge, Ava est mariée depuis quelques mois à présent. Il ne s'agit nullement d'un mariage arrangé, en fait, c'est un mariage d'amour, elle a épousé l'homme de sa vie malgré leur histoire plus que difficile.  STATUT DU SANG : Sang-mêlée. Ava est ce qu'on appelle une bâtarde, le fruit d'une union illégitime entre une moldue et un sorcier d'une famille respectableMAISON :  Ava a effectué sa scolarité chez les vert & argent, bien que le Choixpeau ait fortement hésité à l'envoyer à Serdaigle. Il a cependant pensé que Serpentard l'aiderait à trouver le chemin de la grandeur , à accomplir son destin. D'abord sceptique, Ava a fini par se faire un nom chez les siens, et pas forcément en bien, puisqu'elle était fortement critiquée en raison de son sang mais aussi en raison de ses idées subversives, anti-mangemorts.   NIVEAU D’ÉTUDES : Aujourd'hui, Ava est diplômée, elle a  obtenu le minimum syndical de BUSE et d'ASPIC, n'ayant jamais été très portée sur les études.  EMPLOI : Ava travaille actuellement à Sainte-Mangouste, en tant que guérisseuse, elle est spécialisée dans les poisons.  LIEU DE VIE :Ava habite avec son mari, dans un petit appartement à Londres, côté moldu.  BAGUETTE : écrire ici, précisez le bois dans lequel elle est faite, son cœur, ainsi que sa spécialisation. CRÉDITS : screencappers (tumblr), shiya (bazzart) &



Breaker of chains


nothing left to say
001. Ava a une peur viscérale des oiseaux. Elle préfère s'en tenir éloignée autant que possible. Moins elle reçoit de courrier et mieux elle se porte. à dire vrai, elle préfère d'autres moyens de communication.   002. Ava peut voir l'avenir. C'est un don qu'elle a hérité de sa famille et qui se révèle être un lourd fardeau puisqu'elle a pu voir la mort de l'homme qu'elle aimait. Elle ne sait d'ailleurs pas quand ça va se passer. 003. Ava fume beaucoup trop. Elle a commencé la clope très jeune, de toute façon, bien qu'étant malade, sa mère a toujours fumé devant elle. 004. Ava est une rescapée des services sociaux. Sa mère s'st vue retirer sa garde en raison de ses trop nombreuses négligences. Comme elle n'a jamais connu son père, on peut se dire qu'elle n'a pas vraiment eu le bon modèle s'agissant des parents. 005. Ava a toujours été une élève très médiocre, bien que promise à une destinée hors du commun. Elle a pourtant eu une soudaine prise de conscience qui lui a permis de redresser la barre à temps, et d'obtenir ses BUSE et ses ASPIC dans des conditions plus qu'honorables. 006. Ava a souvent été invitée dans le club de Slughorn car il était très intéressé par le don qu'elle a. 007. Le Choixpeau a fortement hésité entre Serdaigle et Serpentard, mais il a finalement opté pour la maison des verts et argents.   008. Ava n'a jamais accepté le fait d'être une sorcière, en fait, au tout début, elle a rejeté plutôt violemment sa nature de sorcière et elle a toujours refusé de travailler son don de voyance ce qui lui a causé plusieurs soucis.   009. Ava a une demi-soeur, prénommée Amanda, dont elle n'est pas très proche. 010. Ava était une adolescente très turbulente, indisciplinée et insolente. Cela lui a valu quelques remontrances de la part de ses professeurs. Il fallait dire que ses fréquentations de l'époque ne jouaient pas en sa faveur. .

We are only as strong as we are united, as weak as we are divided.

I. que pensez vous de Voldemort et des mangemorts ?
Je n'ai jamais eu peur de Voldemort, je fais d'ailleurs partie des rares sorciers qui osent prononcer son nom. Je refuse de croire que ce faisant, je participe à la banalisation de ses actes, je les diminue encore moins. Lorsque j'étais à Poudlard, bien que j'étais à Serpentard, un vivier à Mangemorts comme chacun le sait, je n'osais pas trop affirmer mes opinions pour ne pas me mettre à dos ses sympathisants. En fait, je ne prenais pas parti du tout, et pour être tout à fait honnête, je n'en avais rien à faire, ce n'était pas mon problème. Par contre, ça devenait mon problème quand on s'en prenait à moi parce que je vivais avec ma mère moldue, et que j'étais une bâtarde de surcroît. Une sorcière au sang impur, ça faisait tâche parmi ceux qui se vantaient avoir une ascendance noble. Peu importe, je n'ai jamais compris quelle différence cela faisait d'être issu d'une famille de sorciers ou non puisque nous étions tous dans le même sac. Pour moi, faire une différenciation en raison de la nature du sang est une forme de racisme, et je ne cautionne pas. On est tous des sorciers, il n'y en a pas un qui soit meilleur qu'un autre. Leur idéologie, basée sur la pureté du sang est donc dangereuse, et je trouve ça révoltant qu'elle prenne toujours plus d'essor. Eradiquer cette menace est pour moi une priorité, je n'ai pas envie que le monde magique sombre dans une espèce de régime totalitaire. Mon mari étant un né moldu, je me sens particulièrement concernée par cette pseudo-doctrine et ça me motive d'autant plus à lutter contre. Vous savez, il a été renvoyé de son travail en raison de son sang et je trouve ça fondamentalement injuste. J'ai la haine pour lui, vous comprenez? D'ailleurs, je trouve ça assez comique que Voldemort brandisse en étendard la valeur du sang alors que c'est lui-même un sang-mêlé. Père moldu, mère sorcière, ça ne vous rappelle rien? Quant aux Potter, c'est bien dommage ce qui leur est arrivé, de même qu'à leur bébé, mais voyez vous, je ne me sens pas concernée. Pour ceux qui s'inquiètent pour la réalisation de la prophétie, laissez-moi vous dire que c'est du pipeau. Et si vous vous demandiez comment j'ai pu avoir vent de cette histoire, cessez-donc de me poser mille questions: je sais tout, il n'y a pas à tergiverser davantage.  


II. que pensez vous de Dumbledore et de l'odp ?
Dumbledore? A mes yeux, il était surtout un vieil excentrique un peu gâteux avant l'heure, et c'était probablement le seul point commun que j'avais avec mes camarades de maison à l'époque. Je n'ai pas très confiance en sa capacité de discernement, après tout, il a nommé un ancien Mangemort professeur à Poudlard. C'est bien mignon de vouloir donner des secondes chances, mais comment voulez-vous qu'on ait confiance au point de lui confier nos gamins? Certes, je ne suis pas mère, mais à leur place, je réfléchirais à deux fois avant de leur confier mon enfant. D'ailleurs, sa présence au sein de l'Ordre du Phénix me dérange un peu, je me méfie vraiment de lui, de là à ce qu'il nous balance il n'y a pas loin. L'ordre du phénix, parlons en. Voilà quatre ans que j'ai rejoint leur cause, l'Ordre était alors tout neuf. Comment ai-je connu cette organisation? Je ne m'en rappelle plus vraiment, mais à dire vrai, je crois que j'ai été recrutée par un de leurs membres. J'ai été embauchée en raison de mes talents de guérisseuse, et ma mission au départ consistait à soigner les blessés qui revenaient de mission. C'est grâce à l'Ordre que j'ai rencontré mon mari. Ni l'un ni l'autre ne savions que l'autre faisait partie de l'organisation, aussi m'a-t-il suivie dans un premier temps pour s'assurer que j'étais digne de confiance. La bonne blague, surtout quand on sait qu'il s'est infiltré parmi les rafleurs pour le compte de l'Ordre, prenant ainsi des risques inconsidérés et allant même jusqu'à me laisser penser qu'il m'avait trahie. Soit. Je fais partie de ceux qui luttent quotidiennement, j'aide à ma façon, avec mes propres moyens. J'ai sacrifié pas mal de choses pour l'Ordre et j'espère que tous ces sacrifices serviront à quelque chose. Je crois en notre victoire, en notre cause qui me semble juste. L'organisation, pour le moment, est encore toute jeune, il faut nous laisser prendre du galon, mais je vous promets qu'un jour ou l'autre la tendance s'inversera et nous leur botterons les fesses.


styxx audrey 24 ans


PAYS : france, j'oscille entre le pas de calais et la sarthe, je bouge pas mal en fait.  FRÉQUENCE DE CONNEXION : tous les jours, sinon pour le rp c'est beaucoup plus variable, cours, vie sociale, tout ça, le topo habituel quoi. VOTRE AVIS SUR PF : il est beaaaaaauuuuu, j'ai pas encore tout regardé parce que je rentre de soirée, je suis un peu pompette et je voulais poster mon début de fiche mais voilààà je regarde tout en détail demain et j'vous dis quoi.  COMMENT AVEZ VOUS CONNU LE FORUM : je suis une ancienne de PI.  PERSONNAGE : inventé. CÉLÉBRITÉ : emmy rossum VOYEZ VOUS DES CHOSES A AMÉLIORER ? : j'vous ai dit, je regarde plus en détail et je vous dis quoi. . UN DERNIER MOT ? : J'ai hâte de vous présenter Ava.  



Dernière édition par Ava D. Graham le Mar 3 Fév - 22:22, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: AVA + ULTRAVIOLENCE    Ven 16 Jan - 2:58

Chapter 1. Tant de jours, de nuits trop brèves, ces soupirs  que tu achèves sans y croire, dérisoire.  




001. DEVOTION. « MAMAN ! » hurlai-je en me réveillant en sursaut, le cœur tambourinant à tout rompre dans ma poitrine. Je sentais mon palpitant cogner si fort que ses battements se répercutaient jusque dans mon cerveau, rebondissant à l'infini à l'image d'un écho. Mes yeux mirent un certain temps pour s'habituer à la pénombre. Tout va bien, Ava, tout va bien, me répétais-je comme un mantra. J'étais en sécurité, dans mon lit, dans ma chambre. Je venais simplement de faire un cauchemar, à moins que ça ne soit un coup de tonnerre plus fort que les autres qui m'ait réveillée. Aussi loin que je me rappelle, j'avais toujours eu peur de l'orage. Je tendis l'oreille, espérant entendre le pas rassurant de ma mère dans le couloir. Rien ne venait, et dès lors, je sus qu'elle ne viendrait pas. Elle ne venait jamais de toute façon, pourquoi ça changerait ? Voilà des années qu'elle s'était désintéressée de moi, qu'il n'y avait plus personne pour éloigner mes cauchemars d'enfant. « Maman ? » répétai-je d'une voix terrifiée, mon regard continuant de scruter la pénombre à la recherche d'une quelconque silhouette rassurante. Je sentais la panique s'insinuer dans mes veines, me paralysant presque. C'était le genre de mauvais pressentiment dont je ne pouvais me défaire tant il était bien présent, bien ancré dans mon âme. Ma mère m'a toujours dit qu'il y avait en moi cette part de noirceur qui l'effrayait, qu'elle ne savait pas comment gérer. Encore aujourd'hui je ne saisissais pas ce qu'elle avait voulu dire par là. Je ne saurai sans doute jamais. Elle disait parfois des choses qui n'avaient ni queue ni tête, décousues, trop souvent incohérentes. Elle ne voulait pas m'inquiéter, mais moi je voyais bien qu'elle allait mal, que son état se détériorait toujours plus. Quant à moi, j'avais peur, parce que je n'avais qu'elle. Simplement parce que tout le monde m'avait abandonnée. Tant bien que mal, je parvins à m'extraire des couvertures et je sortis de ma chambre. La maison était plongée dans le noir, la seule source de lumière étant les éclairs qui déchiraient le ciel de temps à autres. « Maman ? » Toujours pas de réponse. Ma respiration se saccadait de plus en plus, la peur me bouffant de l'intérieur. Je vis alors de la lumière, qui émanait cette fois de la cuisine. Ma mère s'y trouvait, à quatre pattes sur le sol, en train de tâtonner tout autour d'elle. « J'ai fait un cauchemar. » dis-je en m'approchant, pieds nus sur le carrelage. « Ava, combien de fois t'ai-je déjà dit de ne pas déambuler pieds nus ? Tu vas attraper la crève. » Moi qui espérais tant qu'elle me prenne dans ses bras pour me rassurer, je voyais mes jolis rêves s'envoler un à un. Ma mère n'avait visiblement pas l'intention de me consoler malgré la peur qui me nouait le ventre. « Tu pourrais prendre la lampe de poche et éclairer par ici ? » demanda-t-elle, sans même un s'il te plaît, c'était juste un ordre, même pas une demande. « J'ai fait tomber mes cachets. » Sans discuter davantage, je m'emparai de l'objet et éclairai ma mère, qui continuait à chercher frénétiquement les pilules qu'elle avait fait tomber. « Et si tu en prenais d'autres ? » suggérai-je, machinalement. « On verra demain matin où ils sont. » Ma mère se redressa, sans daigner m'adresser un regard. « Tu as raison. » finit-elle par céder, avant de se relever péniblement. Tandis qu'elle se laissait tomber sur une chaise, je m'occupais de ses médicaments, avant de lui tendre un verre d'eau pour qu'elle avale le tout. « Mon cœur. » se plaignit ma mère en portant sa main à sa poitrine, sa respiration étant devenue plus sifflante. « Ah non, ne me regarde pas comme ça ! » m'écriai-je alors que ma mère faisait son sempiternel regard de chien battu. Pourquoi maman, pourquoi tu me fais ça, hein ? C'est moi l'enfant, tu es censée t'occuper de moi et pas l'inverse. Pourtant, au lieu de me plaindre comme je serais en droit de le faire, je pris le châle posé sur le dossier de la chaise et j'en couvris ses épaules. Pendant ce temps, je réprimais mon envie de pleurer, la peur qu'avait engendré le cauchemar que je venais de faire pour m'occuper d'une adulte qui ne savait pas le faire elle-même. Ce soir, comme de nombreux autres soirs, les rôles s'inversaient. Certes, je n'étais pas la mère, mais je sentais qu'il était de mon devoir de m'occuper d'elle, après tout, je lui devais la vie, n'était-ce pas une raison suffisante ?

x

002. LONELINESS. Il commençait à faire froid dehors. Cerise sur le gâteau, il s'était même mis à pleuvoir. La journée touchait à sa fin et pourtant, je continuais d'attendre devant l'école primaire, à me peler les miches. Je frottais mes mains l'une contre l'autre pour les réchauffer, allongeant le cou pour tenter d'apercevoir ma mère, ou n'importe qui susceptible de me sortir de cet enfer. Adossée au mur, le cartable posé à mes pieds, je regardais les enfants partir un à un avec leurs parents. C'était cruel de me dire que maman m'avait oubliée, qu'elle avait sans doute quelque chose de mieux à faire que de venir me chercher à l'école. Plus encore, pour bien enfoncer le couteau dans la plaie déjà béante, il y avait ces parents qui me lançaient des regards compatissants. Je savais bien ce qu'ils devaient se dire dans leur tête. Cela allait de pauvre petite à vraiment, il y a des parents carrément irresponsables. Je les voyais qui jugeaient, qui me jaugeaient du regard, mais laissez-moi vous dire qu'ils ne savaient pas exactement ce qui se passait, ils ne connaissaient rien de ma vie, tous autant qu'ils étaient. De mon côté, je ne m'en formalisais plus, j'avais appris à faire sans. Après tout, il y avait toujours eu plus important que moi. Lassée de frotter mes paumes l'une contre l'autre, je me mis à frictionner mes bras, puis mes épaules. J'aurais dû écouter maman quand elle me disait de mettre une veste, mais comme d'habitude, je n'en ai fait qu'à ma tête. C'était donc un juste retour de bâton. Je m'étais punie toute seule. Tout comme je méritais d'être punie de causer plus de torts à ma mère qu'il n'était nécessaire. Finalement, une des maîtresses m'aperçut avant de fermer pour de bon le portail de l'école. Elle s'approcha de moi – je reconnus l'enseignante qui assurait les cours pour la classe de niveau supérieur. « Tes parents ne sont toujours pas arrivés ? » mes parents. Pourquoi fallait-il que dans la tête des gens, on ait obligatoirement un papa, et une maman, et que tous vivent heureux dans le meilleur des mondes ? Pourquoi n'imaginaient-ils pas qu'il y ait des familles dysfonctionnelles où la mère se tuait à la tâche parce que le père n'était pas là, ou vice-versa d'ailleurs. « Ils ont dû oublier de venir me chercher. » répondis-je d'une voix rauque, tentant de retenir les larmes qui me brûlaient les yeux. « Ce n'est pas de sa faute vous savez. » poursuivis-je, avec aplomb – d'ici à  ce qu'elle commence à s'imaginer des choses, mieux valait prévenir que guérir. « Ma maman est très malade. Et mon père...et bien, je n'ai pas de père. » Je ne savais même pas qui était mon père, comment il s'appelait, à quoi il ressemblait, peut-être avais-je même ses traits, ce qui expliquerait le regard triste qu'avait ma mère lorsqu'elle me regardait. Mais je ne savais pas, je ne savais rien, en fait, elle ne voulait rien dire, jamais rien dire, comme si le sujet était tabou. Un jour, j'avais eu vaguement le désir de le connaître, mais cette envie m'était rapidement passée, irréalisable. « Qui doit-on appeler pour venir te chercher ? » s'enquit l'enseignante en m'adressant un regard empli de compassion. « La voisine. » répondis-je du tac-au-tac « c'est toujours elle qui vient quand maman ne peut pas. » La maîtresse acquiesça puis elle me fit signe de la suivre. « On va l'appeler, alors. » dit-elle d'un ton qui se voulait bienveillant. Intérieurement, je la remerciais d'être venue à mon secours, car sans son intervention, je serais restée dehors, toute seule, à mourir de froid, sans que qui que ce soit s'inquiète de mon absence. Et ça me tuait de me demander combien de temps ma mère allait-elle mettre avant de  se rendre compte que j'avais totalement disparu.

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003. TEARS. J'étais là, mais je ne réalisais toujours pas. Comment en étions-nous arrivés là, bon sang ? Cela semblait totalement irréaliste. Ma mère s'était absentée trop longtemps ce jour là. Les heures passaient et Gillian ne revenait pas. À un moment, j'ai même cru qu'elle avait pris la fuite, qu'elle m'avait abandonnée pour de bon. Je savais que j'étais un fardeau pour elle, elle ne se gênait jamais pour bien me le faire sentir. Alors, il eut été logique de penser qu'elle s'était débarrassée de moi une bonne fois pour toutes. Quoiqu'il en soit, quelqu'un avait appelé les services sociaux. L'accusation était lourde : négligence d'enfant en bas âge. L'assistante sociale m'avait expliqué que ça pouvait être un motif suffisant pour que ma mère se voit privée de ma garde et que j'atterrisse en famille d'accueil. Elle avait tenté de m'expliquer toute la procédure, mais du haut de mes sept ans, comment je pouvais comprendre tout ce que ça impliquait ? Les adultes avaient tendance à oublier que je n'étais qu'une enfant, bien que mon innocence fut absente depuis bien longtemps. Tassée sur ma chaise, terrifiée par cette horrible bonne femme, je n'osais pas dire grand-chose, de peur de faire du tort à ma mère et qu'on me l'enlève pour de bon. Car sans elle, j'étais bel et bien seule, je n'avais plus qu'elle. « Ava, tu peux te sentir libre de parler, tout ce que tu diras ne sortira pas de ce bureau. » Pourquoi je ne la croyais pas, hein ? Je me doutais bien que la situation était grave, je n'étais pas née de la dernière pluie, mais ce n'était pas une raison. « Elle est partie. » constatai-je platement, sentant une vague de détresse déferler en moi. Alors, pour la première fois depuis bien longtemps, je fondis en larmes, libérant toute cette peine que j'avais accumulée pendant des années. « Elle...Elle ne veut pas de moi. » parvins-je à hoqueter entre deux sanglots. « Elle ne veut pas de moi, alors elle est partie, tout le monde finit par partir de toute façon. » Je sentais le regard triste de l'assistante sociale peser sur moi mais je m'en fichais, en cet instant précis je n'avais pas besoin de compassion, j'avais fini par comprendre que la compassion, c'était surfait. « C'est de ma faute, n'est-ce pas ? » demandai-je, en la toisant d'un regard effronté, transpirant la défiance. « Pas besoin de mentir, je sais pourquoi elle est partie, moi. » L'assistante sociale me regardait, sans jamais se défaire de son flegme. Je chassai rageusement une larme qui était venue traîner sur ma joue. Je n'étais même pas triste. J'étais en colère. Et j'avais la haine. « Pourquoi est-elle partie, Ava ? » Mon cœur cognait dans ma poitrine. Devais-je lui parler de toutes ces choses que je faisais et dont elle avait peur ? Du fait que les étrangetés pleuvaient sur mon passage sans que je sois en mesure de l'expliquer ? Devais-je dire que j'avais l'impression d'avoir déjà vécu cette scène, au mot près ? J'avais tellement de mal à y croire moi-même. « Elle n'était pas heureuse. » dis-je simplement. À mon sens, ces quatre mots résumaient bien la situation. Elle n'était pas heureuse. Elle avait beau ne jamais rien dire, je voyais bien que ça n'allait pas, que son rôle de mère ne lui seyait guère, que je l'empêchais, quelque part, de vivre sa vie. Et il n'y avait rien de pire pour un enfant de se dire qu'il n'avait pas été désiré et qu'il était en partie responsable du malheur des personnes sur lesquelles il est pourtant censé compter.

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004. WRATH. Les mains tremblantes, je ne cessais de tournicoter le papier entre mes doigts. La lettre – car c'était de cela dont il s'agissait – ne ressemblait plus qu'à un morceau de parchemin froissé dont l'encre s'était délavée à certains endroits. Mes doigts, eux, étaient tâchés d'émeraude, soit, la même couleur que cette maudite encre. J'étais tellement énervée que je ressentais le besoin de déchiqueter cette lettre encore et encore. « C'est quoi, ça ? » aboyai-je à l'adresse de ma mère, non sans lui coller la missive sous le nez sans autre forme de cérémonie. « Qu'est-ce que c'est ? » demanda Gillian en s'emparant du parchemin. « Ce n'est pas ton bulletin de notes, j'espère ? » Je laissai échapper un rire glacial. « Mon bulletin de notes ? Un hibou vient d'apporter ce putain de papier en plein jour et toi, tout ce dont tu t'inquiètes c'est de mon bulletin de notes ? » Les mains de Gillian tremblèrent légèrement. « Ava, baisse d'un ton, s'il te plaît. » Je posai mes mains bien à plat sur la table. « Sinon quoi ? » crachai-je avec une certaine animosité, vrillant ma pauvre mère de mes prunelles furibondes. « Je te jure, je ne sais pas ce que c'est. » Je laissai échapper un long soupir. Les silences de Gillian étaient pire que des mensonges. Elle ne répondait jamais à mes questions, mais cette fois, je n'allais pas la laisser s'en tirer aussi facilement. « C'est en rapport avec mon père, n'est-ce pas ? » Elle tressaillit. « REPONDS ! » criai-je en me penchant vers elle. « Ava... » Je me retins de frapper sur la table. « J'en ai assez de tes mensonges ! » explosai-je alors, luttant de toutes mes forces pour ne pas pleurer. « J'ai le droit de savoir qui est mon père ! » Gillian sembla reprendre un peu d'aplomb. « Et moi j'ai le droit de ne pas te parler de certaines choses, tu es ma fille Ava, pas ma meilleure copine ! » Je levai les yeux au ciel, bien décidée à ne pas lâcher l'affaire. « Alors tu peux m'expliquer d'où ça vient ? Poudlard, c'est quoi cet endroit, hein ? Et pourquoi ils parlent de magie ? Ça n'existe pas, la magie ! Ce ne sont que des histoires ! » En me comportant de cette façon, je ne savais pas si j'essayais de prêcher le faux pour avoir le vrai ou autres. « Tu as toujours été différente. » murmura Gillian, d'une voix éteinte. « Je savais qu'ils viendraient te chercher. » « Mais qui ça à la fin ! » « Ton peuple. » Tout ceci était beaucoup trop nébuleux pour que je comprenne quelque chose. Tu es différente, ton peuple... Et puis quoi encore ? Elle allait bientôt m'annoncer que je venais d'une autre planète, peut-être, et que j'avais été adoptée par une famille de gentils fermiers ? C'est quoi ce délire, encore ? « Est-ce que ça a un rapport avec mon père ? » insistai-je avec une certaine brutalité, me fichant bien que j'étais en train de parler à ma mère ou à un quelconque individu ayant un tant soit peu d'autorité sur moi.  « Réponds moi bon sang ! » m'écriai-je, ma voix montant dangereusement dans les aigus. « Je...je n'en sais rien. » Elle m'énervait avec son expression de chien battu et ses paroles doucereuses. Cette femme était un poison, et elle m'empoisonnait l'existence. « Rends-moi ça ! » ordonnai-je en pointant mon index en direction de la lettre. « Ava... » « J'ai dit donne moi ça ! » Tant bien que mal, elle s'exécuta. Alors, je m'emparai du morceau de parchemin avant de sortir en trombe dans la cuisine, irradiant d'une rage sourde. « Où tu vas ? » s'enquit Gillian qui s'était levée. « Trouver des réponses ! » Alors, la porte claqua. En mon for intérieur, la réponse était toute trouvée. Tout ceci n'était qu'un ramassis de conneries, une très mauvaise blague. Ça n'était pas réel. Ça ne pouvait pas être réel. La seule satisfaction que je pouvais retirer de toute cette histoire c'était d'avoir confronté ma mère à ses propres mensonges, sans réellement avoir conscience que je venais d'ouvrir une espèce de boîte de Pandore qui n'allait épargner personne, et surtout pas moi.



Chapter 2. Tu t'entêtes à te foutre de tout mais pourvu qu'elles soient douces.



005. BOREDOM. Comme à mon habitude, je traînais aux alentours du stade de Quidditch. Je shootais dans des cailloux les mains dans les poches, déambulant de mon pas lent. En mon âme et conscience, j'avais décidé de sécher les cours. Sécher les cours, ce n'était pas si grave, non ? Surtout que je ne le faisais pas très souvent. Il fallait dire que tout ceci m'emmerdait profondément. Je ne trouvais aucun intérêt dans ce que je faisais. Agiter une baguette magique pour lancer un sort me paraissait tout aussi absurde qu'à mon arrivée. En fait, j'avais vraiment du mal à me dire que tout ceci existait réellement. Le choc avait été énorme lorsque j'avais découvert qu'il existait un monde en parallèle à celui dans lequel je vivais. Encore un truc que je devais tenir de mon père, même si somme-toute j'ignorais tout de lui, ma mère demeurant obstinément silencieuse sur le sujet. D'ailleurs, nous étions fâchées depuis mon entrée dans cette école. Ça devait la contrarier que je lui ressemble autant. Elle non plus n'avait pas très bien pris que j'avais des pouvoirs. De toute façon je me fichais bien de son avis. De la sorte, j'avais pu mettre les voiles et c'était sans doute le seul truc positif que j'avais pu tirer de tout ça. Tout le reste, je m'en foutais bien comme il faut. Je me répétais que tout ce que j'apprenais dans cette foutue école – une école de magie, voyez-vous ça, on croirait nager en plein cauchemar – ne me servirait à rien, de toute manière, je ne ferais pas ma vie dans ce monde car je ne le voulais pas, en fait, j'avais pris le parti de renier cet aspect de moi, mais quand il me revenait tous les jours dans la figure, il était difficile d'en faire abstraction. Je finis par m'asseoir sur un muret, me moquant bien que c'était sale ou humide. De la poche arrière de mon jean, je sortis un paquet de cigarettes à moitié entamé et partiellement écrabouillé. J'en coinçais une entre mes lèvres et l'allumai d'un cric de briquet. En silence, à l'abri des regards, j'en tirai quelques lattes. Ce n'était pas non plus la panacée, mais cela m'apporta un certain réconfort. « Hé, je peux t'en taxer une ? » c'était une voix masculine qui venait de s'adresser à moi, en plus de s'inviter dans mon champ de vision. « Tu pourrais te pousser, tu m'obstrues la vue. » dis-je en portant ma main en visière, plissant les yeux pour mieux discerner mon interlocuteur. « Pardon, je ne voulais pas t'éblouir. » Je lui adressai un regard peu amène, qui signifiait clairement que sa cigarette, il pouvait se la mettre où je pense. Puis je finis par céder et je lui en tendis une, bon gré, mal gré. « Merci. » marmotta-t-il.  « Tu n'aurais pas du feu ? » Je levai les yeux au ciel. « Tu ne veux pas que je te la fume non plus ? » Il s'esclaffa. « Tu as de la répartie, c'est bien, j'aime ça » J'allais lui rétorquer que je me fichais bien qu'il aime ça ou pas, que je puisse avoir de la répartie mais je lui tendis à la place mon briquet. « Au fait, moi c'est Douglas, mais tu peux m'appeler Doug. » Je lui adressai un sourire ironique. « Et moi c'est Ava, mais tu peux tout aussi bien ne pas m'appeler du tout. » Il s'esclaffa une nouvelle fois. « Alors, que fais-tu par ici ? » Je haussai les épaules. « On va dire que j'ai pris mon après-midi. » Il prit un air outré. « Ooooh, elle sèche, qu'elle est mignonne. » Il allait tenter de me pincer la joue mais je tapai sur son avant-bras pour le repousser. « Ne me dis pas que ça ne t'est jamais arrivé, je ne te croirai pas. » Puis de fil en aiguille, j'en vins à sympathiser avec le nouvel arrivant, qui venait par sa seule présence occuper une bonne partie de l'après-midi, à l'origine voué à un ennui profond. Doug était pour ainsi dire celui qui avait trompé l'ennui, mais il allait aussi, bientôt, devenir la plus grosse erreur de toute ma vie.

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006. REJECTION. « Vous êtes qui, vous ? » demandai-je sur un ton abrasif, toisant la vieille dame qui était face à moi. L'été touchait à sa fin et je faisais mes achats sur le Chemin de Traverse en vue de ma cinquième année. Encore trois ans à tirer pensais-je pour me motiver. Encore trois ans à apprendre des conneries et à moi la liberté ! Pour l'heure, je m'étais posée à la terrasse du glacier Florian Fortarôme et j'étais en train de dévorer ses glaces incroyables. Dire que d'habitude, je n'étais vraiment pas friande de sucré. Un moment de repos après ce marathon shopping était sans aucun doute le bienvenu, mais apparemment, avoir la paix était en option puisque je me suis fait aborder par cette vieille folle. « Je m'appelle Colleen. » se présenta-t-elle en s'asseyant face à moi, ignorant superbement mon regard courroucé. La jeune fille qui l'accompagnait venait de l'aider à s'asseoir. « Merci beaucoup, Amanda. » la remercia-t-elle tandis que la jeune fille s'éloigner. « Je vais nous chercher des boissons. » annonça-t-elle par dessus son épaule. « Je te prends la même chose que d'habitude, mamie ? » La dénommée Colleen, qui devait en toute logique être la grand-mère de la dénommée Amanda acquiesça, regardant tant bien que mal dans la bonne direction. « Vous...vous êtes aveugle ? » demandai-je sans aucun tact, venant soudainement de comprendre. La vieille femme émit un sourire amusé. « Si par aveugle vous entendez que je ne distingue ni les couleurs, ni les formes, oui. Par contre, je vois tout un tas d'autres choses auxquelles la vue ne permet pas d'accéder. » Je levai les yeux au ciel. Encore une illuminée qui parlait de choses mystiques et jouait les Mme Irma pour impressionner le pigeon du coin. Autant dire qu'avec moi ça ne prenait pas. « écoutez. » dis-je, ne désirant pas m'éterniser. « Je crains ne pas être bonne cliente pour toutes ces choses là, en fait, je n'ai même pas d'argent à vous donner alors.. » « Je ne suis pas venue t'extorquer de l'argent. » coupa-t-elle d'une voix douce. « Tu es Ava, n'est-ce pas ? » Elle me prit tellement de court que j'en fis tomber ma cuillère qui fit un vacarme épouvantable en chutant sur la table. Bon sang, comment avait-elle su? « Tu lui ressembles beaucoup, à David. » dit-elle d'une voix émue. David...Mon père. Mon cœur se mit à cogner plus fort dans ma poitrine tandis que l'air commençait à se raréfier dans ma poitrine. « Lui aussi était brun, et il avait les mêmes yeux marron. » Cela suffit à complètement m'effrayer. « écoutez, Colleen. » dis-je d'une voix qui se voulait décider. « Je ne voudrais pas vous paraître impolie, mais vous faites erreur sur la personne et je ne connais pas de Da...David. Et je ne sais pas ce que vous essayez de faire, mais je vous l'ai dit, je ne suis pas bonne cliente pour ce genre de numéro. » Je me levai alors, sans même finir ma glace, commençant à rassembler toutes mes affaires. « Tu vois des choses, n'est-ce pas ? » demanda-t-elle alors, jouant sa carte suivante. Je m'arrêtai net, en plein mouvement. Je sentis mon sang se glacer dans mes veines. « Ce n'est pas une tare. » dit-elle, sans doute pour me rassurer. « Tu as simplement hérité du don de notre famille. Nous pouvons voir l'avenir. » Imperceptiblement, je me mis à trembler sous l'effet de l'émotion. Je dus m'accrocher à la table pour ne pas tomber. « Mais vous êtes qui au juste ? » réitérai-je, toujours sans me soucier des formules de politesse ou quoi que ce soit du même genre. « Je suis ta grand-mère. » Mon cœur loupa quelques battements. « Ah ouais ? » rétorquai-je, mauvaise. « Alors dites moi, vous étiez où pendant toutes ces années, quand ma mère partait de façon inopinée sans même se soucier de ce qu'il adviendrait de moi, vous étiez où quand elle oubliait de venir me chercher à l'école, vous étiez où toutes ces fois où j'ai dû m'occuper d'elle alors que j'avais tellement besoin d'être rassurée ? Vous étiez où, bon sang, vous étiez où ? » Je me fichais bien qu'en cet instant précis j'étais en train de me donner en spectacle, que tout le monde était en train de me dévisager, à se demander qui était cette folle furieuse qui était en train de beugler sur une vieille dame. En face de moi, Colleen restait placide et c'était probablement ce qui me flinguait le plus. « Je peux comprendre ta colère Ava, mais... » « Non, vous ne comprenez pas ! » coupai-je, sans prendre la peine d'écouter ce qu'elle avait à dire. « Je vais vous dire la réponse, moi, vous n'étiez pas là, vous n'étiez nulle part. Alors vous savez quoi ? Pendant des années, je me suis débrouillée sans vous, ce n'est pas maintenant que ma vie va commencer à tourner autour de vous. Je n'ai pas besoin de vous ! » Cette fois, je pris mes affaires pour de bon, avant de m'éloigner en trombe de cette table, percutant au passage la dénommée Amanda, dont je ne saurai probablement jamais si elle était une sœur ou une cousine, qui renversa ses deux verres de limonade. Tout en me laissant aller à mes émotions, je m'aperçus trop tard que je n'avais pas réglé l'addition. Tant pis. Colleen allait bien pouvoir s'en charger, non ? Après tout, les mamies étaient censées payer des glaces à leurs petites filles.

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007. PUZZLE.  Finalement, Maman était morte. Le plus triste dans toute cette histoire était sans doute que je n'avais ressenti aucune tristesse à l'annonce de son décès, seulement un léger pincement au cœur. En fait, j'étais plutôt contente pour elle, au moins où elle était, si tant est qu'il y ait une vie après la mort, elle ne souffrait plus, elle était peut-être un peu plus heureuse. En attendant, dans la mesure où je n'étais pas encore majeure, je me suis installée chez Colleen, acceptant tant bien que mal l'idée qu'elle était sans doute ma grand-mère. D'ailleurs, pour la première fois, je parvins à me faire une vague idée de ce qu'il était. À en croire le ton qu'employait Colleen quand elle en parlait, elle avait encore beaucoup de tendresse pour lui, même s'il était mort. Il était apparemment très réputé dans le monde magique pour avoir lutté aux côtés de l'Ordre du Phénix, une organisation créée par le directeur de mon école en vue de lutter contre les mages noirs   - les méchants de ce monde. Il avait donné sa vie à cette cause et de ce que Colleen disait, il était mort en héros. Ce que j'ignorais toujours, par contre, c'était comment il a connu ma mère, si ils avaient été amoureux un jour, ce genre de choses que seule Gillian pouvait me raconter, mais à présent qu'elle n'était plus là, je ne saurai jamais. J'appris qu'Amanda était ma demi-soeur, une fille que David aurait eue en faisant sa vie avec une autre femme. Amanda habitait toujours chez sa mère, et elle rendait très souvent visite à sa grand-mère. Ce jour là, j'étais assise sur mon lit, chez Colleen, en train de feuilleter un album photos (animées) qu'elle m'avait prêté. J'étais sur les traces de mon passé, ce faisant, je tâchais de reconstituer mon histoire. Cependant, beaucoup d'éléments demeuraient inconnus. Colleen avait bien essayé de me sensibiliser au don que j'aurais soi-disant, celui de voir l'avenir, mais à chaque fois qu'elle m'en parlait je me braquais, refusant d'en savoir davantage. Pour autant, je devais bien reconnaître que ça me titillait. Je fermai délicatement l'album photos avant de me lever. Sur la pointe des pieds, je m'avançais dans le couloir, me dirigeant vers le bureau de l'aïeule. Au dernier moment, je me rétractai alors que j'avais presque la main sur la poignée de la porte. Trop tard. J'entendais déjà la voix de Colleen retentir derrière la porte. « Tu peux entrer, Ava. » Bon sang, mais comment elle faisait pour savoir que c'était moi ? Ah oui, j'avais momentanément oublié qu'elle voyait tout malgré sa cécité. Cette femme avait un véritable radar intégré. Je pris alors mon courage à deux mains et je poussai la porte. Je m'avançai vers le fauteuil où elle était installée, près de la fenêtre. Je savais qu'il y avait un elfe de maison dans le coin mais cette horreur n'était nulle part en vue. Tant mieux. Je ne cautionnais pas vraiment l'esclavage de ces créatures, mais elles avaient le don de me répugner. Moins je les voyais et mieux je me portais. « Je... » commençai-je, ne sachant pas comment aborder le sujet. Je n'avais pas besoin d'expliquer davantage mes propos, elle avait déjà deviné. Elle était décidément trop forte. « Tu veux en savoir plus sur notre héritage familial, n'est-ce pas ? » J'acquiesçai en silence, avant de me rendre compte que c'était sans doute inutile, qu'elle ne me voyait pas. « Assis-toi. » invita-t-elle en désignant le bord de la fenêtre. « Je vais te raconter. » Finalement, ma curiosité aura eu raison de mes réticences. Pour être tout à fait honnête, cela m'intriguait, malgré que tout ceci se heurtait à ma logique et à mon côté rationnel. Peut-être était-il temps que j'accepte que je ne pouvais pas tout maîtriser et plus encore, que je n'avais pas réponse à tout.

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008. SINS. « Alors, c'était comment ? » demanda Doug, un sourire en coin accroché aux lèvres. Il venait de mettre ses bras derrière sa tête et fixait le plafond, en attendant ma réponse. Quant à moi, je venais de me blottir contre son corps chaud, profitant encore un peu du réconfort que me procurait ce corps masculin. « Comme une première fois. » supposai-je en haussant un sourcil, après quelques instants de suspense devenu presque insoutenable. Il daigna tourner la tête vers moi. « C'était ta première fois ? » il semblait étonné. « il semblerait, ouais. » répondis-je d'un ton qui se voulait désinvolte. Puis, je me mis à le fixer avec un air de défi. « Pourquoi, tu penses qu'il y en a combien qui me sont passés dessus ? » Ses lèvres s'étirèrent en un sourire goguenard. « Tout, sauf le Poudlard Express. » Je me redressai alors, outrée. « Connard. » sifflai-je en le repoussant brutalement, tandis qu'il s'approchait de moi pour me prendre à nouveau dans ses bras. « Répète ? » Mon regard se planta dans le sien, plein de haine. « Connard. » réitérai-je, avec tout le fiel dont j'étais capable en cet instant. « T'es une tête de lard, Ava, tu le sais, ça ? » Je tentais alors de me débattre tandis qu'il me plaquait sur le matelas, bloquant mes poignets de chaque côté de ma tête. « Laisse-moi ! » m'écriai-je en me débattant comme un beau diable. « Vas-y, griffe-moi et mords-moi, j'aime ça. » provoqua-t-il sans se défaire de son sourire. « De toute façon, je ne te crois pas. » continua-t-il sur le même ton provocateur. « Tu es une petite menteuse, Ava. J'entends ton corps tout entier crier mon nom. » Et il n'avait pas tort, c'était sans doute ça le pire, il n'avait vraiment pas tort et j'étais tout bonnement sidérée. En ce moment précis, je traversais tout un prisme d'émotions différentes et intenses, peut-être trop intenses par rapport à ce que j'avais l'habitude d'éprouver. « Connard. » m'entendis-je murmurer avant qu'il s'empare de mes lèvres à nouveau, souriant contre ma peau frémissante. Décidément, ce type aura ma peau.



Dernière édition par Ava D. Graham le Mar 3 Fév - 21:08, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: AVA + ULTRAVIOLENCE    Ven 16 Jan - 2:58

Chapter 3. Il est des heures où l'on n'est plus de ce monde, l'ombre de son ombre.  



009. FEAR. Je n'avais pas spécialement peur de mourir. Peut-être était-ce parce que je n'accordais pas spécialement de valeur à la vie. Je me disais parfois que ma présence ne manquerait à personne, que je ne laisserai pas un grand vide, là, quelque part. Voilà des années que j'errais sans but, sans savoir où j'allais, sans avoir d'ambitions, c'est à se demander pourquoi le Choixpeau m'avait envoyée à Serpentard. Je me souvenais des mots qu'il avait prononcés le jour de ma répartition. J'étais destinée à de grandes choses. Qui plus est, mon don faisait de moi une sorcière peu banale, hors du commun. J'allais connaître des débuts difficiles, disait-il – sans blague, s'il ne me l'avait pas dit je ne l'aurais pas deviné – mais il allait y avoir un moment dans ma vie qui serait pour moi un véritable tournant, une étape décisive après laquelle ma vie ne sera plus jamais la même, et où je pourrai pour de bon embrasser ma destinée, rejoindre les grands de ce monde. Tu parles. S'il avait l'occasion de me répartir une nouvelle fois aujourd'hui, il serait probablement déçu de voir ce que j'étais devenue. J'étais une sorcière définitivement médiocre, avec un niveau scolaire au ras des pâquerettes, définitivement désintéressée par ce que j'étudiais. Je me laissais peu à peu sombrer dans une espèce de néant intellectuelle, me contentant de vivoter sans guère réfléchir plus loin que le bout de mon nez. Je ne vivais pas, je survivais. Voilà à présent que je me laissais lentement entraîner vers les abysses, luttant contre ce mal inconnu qui me rongeait. Tout d'abord, j'ai cru que c'était le même mal qui avait tué ma mère quelques années plus tôt, mais non, ce n'était pas ça, c'était pire encore. J'ai chopé ce mal étrange à force de lutter contre moi-même. C'était étrange dit comme ça, mais c'est arrivé de cette façon. Je n'inventais rien. C'était tout d'abord des migraines, puis, le nez qui saignait. Et puis il y avait la fièvre, qui est montée d'un coup, et cette douleur, où j'ai cru mourir mille fois. Pendant ces trop longs instants où je délirais j'ai bien cru que j'allais passer l'arme à gauche, et il y avait ce mal qui me transcendait de part en part, qui m'écartelait toute entière. Pendant sept jours, j'ai souffert le martyre, à rester couchée, et au bout du septième jour, comme Jésus, parait-il, j'ai ressuscité. Je peux vous dire qu'après avoir vu la mort en face, qu'après avoir vécu mes heures les plus sombres, on se sent plus vulnérable que jamais, on se rend compte que la vie ne tient vraiment plus qu'à un fil. Ce mal n'est pas arrivé par hasard : je luttais contre ma vraie nature, si bien que mon corps est devenu malade, fatigué de lutter contre ce que j'étais. Je refusais un don qui faisait pourtant partie de moi à part entière. Je refusais de le travailler, d'en tirer le meilleur parti possible, je me fermais et à l'intérieur, la pression augmentait, prête à exploser à tout instant. C'est exactement ce qui s'est passé à ce moment là, tout a explosé. Ce qui a changé depuis ? Pas grand-chose, à dire vrai, je suis toujours obtuse parce que je ne voulais pas voir l'avenir, je ne voulais pas voir la mort, la destruction et le chaos. Je ne voulais pas de ce don mais voilà, il m'était impossible de m'en débarrasser, j'allais devoir faire avec, que je le veuille ou non.

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010. DEATH. Un jour, on nous avait présenté des sombrals en classe de soins aux créatures magiques. Ces animaux, je les trouvais tout bonnement fascinants, même s'ils étaient de mauvais augure car ils n'étaient visibles que par ceux qui avaient côtoyé la mort. J'avais appris lors de ce cours que je pouvais les voir. Pourtant, je n'avais pas réellement côtoyé la mort, d'autant plus que j'avais appris la disparition de ma mère par un intermédiaire, je n'avais pas vu son cadavre, de la même façon, je ne suis pas allée à son enterrement. La rencontre avec ces surprenantes créatures furent sans doute l'épisode le plus marquant de mes années à Poudlard, ça avait été quelque chose d'intime, quelque chose qui m'avait touchée directement. Pour une fois, j'étais contente de savoir faire quelque chose dont les autres étaient pourtant incapables, même si tout individu normalement constitué pouvait tout aussi bien s'en passer. Tendre de la viande fraîche à ces animaux n'avait pas suffi à me dégoûter d'eux, et tandis qu'ils dévoraient cette chair animale, je passais mes doigts dans leur longue crinière noire et leur tapotais le flanc. « Qui ? » demanda tout simplement une fille de ma classe, qui les voyait elle aussi. « Ma mère. » répondis-je simplement, sans aucune émotion, comme si j'étais en train de parler de la pluie et du beau temps, de quelque chose de banal somme toute. « Désolée. » ajouta-t-elle précipitamment, sans doute pour s'excuser d'avoir remué des souvenirs peu plaisants. « Non, il ne faut pas. » la rassurai-je, en lui adressant l'ombre d'un sourire. Puis, je me souviens des mots que j'avais dit une fois à l'assistante sociale. « Elle n'était pas heureuse, et aussi loin que je me souvienne, elle a toujours été malade. Ça devait arriver un jour ou l'autre. Je ne suis pas triste. » Je ne disais pas ça pour rassurer les autres, je n'étais vraiment pas triste. En fait, j'avais vécu cela comme une libération. Plus jamais je ne serai un fardeau pour qui que ce soit. Mon interlocutrice jugea bon de changer de sujet. « Tu ne trouves pas ça dégoûtant, la façon dont ils mangent ? » Elle devait très certainement parler de la viande encore sanguinolente. Encore une végétarienne. « Non, pas du tout. » Je caressais le flanc de l'animal du bout des doigts. « Je les trouve même magnifiques. » Et tant pis si je devais être cataloguée comme la fille bizarre, qui avait un certain attrait pour le morbide. Dans un sens, ce n'était pas forcément faux, mais ce n'était pas non plus totalement vrai.

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011. SUCCESS. Il fallait bien qu'un moment comme celui-là arrive, un moment que l'on vivait comme un électrochoc, où on prenait soudainement conscience de la réalité des choses. Cela faisait bien un moment que ma vie partait en vrille, que je n'avais plus le contrôle des événements, que je me laissais vivre sans même chercher à redresser la barre. Jamais mes résultats n'avaient été autant au ras des pâquerettes, perclus de médiocrité. Les BUSE approchaient à grand pas, nous étions au mois de février et j'avais tendance à accumuler les retards dans mon travail. Pour être tout à fait honnête, je ne pensais pas pouvoir m'en sortir un jour. C'était comme un tunnel sans fin, dont on ne voyait pas le bout. J'avançais à l'aveuglette, sans trop savoir quand j'allais finir par apercevoir la lumière, ni même si j'allais l'apercevoir un jour. J'ignore encore aujourd'hui quel a été l'élément déclencheur de cette soudaine prise de conscience, mais du jour au lendemain je me suis mise à travailler, à faire des heures supplémentaires à la bibliothèque. Peut-être cherchais-je simplement à éviter la présence de Douglas, avec qui il y avait de l'eau dans le gaz à ce moment là. En mon for intérieur je savais bien pourquoi un type comme ça m'intéressait autant. Il était tout le contraire du gendre idéal, une illustration parfaite de ma phase de rébellion. Il savait me faire passer le temps, mais je savais bien qu'il n'était pas l'homme de ma vie. Quand tu le verras, tu le sauras me serinait-on à longueur de temps. Si vous le dites. En attendant, m'éloigner de Doug m'avait fait un bien fou, je ne me laissais plus atteindre par sa mauvaise influence, je ne me laissais plus entraîner dans ses plans de petite frappe bien que j'avais l'esprit suffisamment indépendant pour ne pas agir par mimétisme. J'avais tout bonnement décidé que j'avais assez pété les plombs. Bien sûr je ne pouvais pas faire de miracles, on ne pouvait pas rattraper des années de cours comme ça, et mes lacunes resteraient ce qu'elles étaient, mais j'avais eu au moins le mérite d'essayer d'en sortir. « Ava, un hibou vient d'arriver pour toi. » m'informa Colleen, qui prenait son petit déjeuner à la table de la cuisine. « ça vient de l'école. » Mon cœur fit un bond dans ma poitrine. « Tu crois qu'ils sont là ? » Je pris la lettre pour la décacheter à toute vitesse. « Oui, c'est bien ça, c'est les résultats de mes BUSE ! » Le cœur battant à tout rompre, je dépliai la lettre. J'étais bien loin de la crise d'hystérie que j'avais faite en recevant le courrier d'admission à Poudlard. Je ne me ferai jamais sans doute à ces sales bêtes – les hiboux étaient des créatures viles, des suppôts de Satan, voyez-vous – mais au moins, je ne piquais plus de crises lorsque je recevais du courrier provenant du monde magique. Mes yeux parcoururent rapidement le parchemin. « Alors ? » s'enquit Colleen, levant son regard aveugle vers moi. « J'ai quasiment obtenu toutes mes BUSE ! » m'écriai-je alors, véritablement surprise par mes performances. « Bon, c'est surtout des A que j'ai, et j'ai eu un Désolant en divination et un T en histoire de la magie, mais c'est pas grave, j'ai eu ce qu'il fallait pour pouvoir suivre les cours nécessaires pour être guérisseuse ! » Ma grand-mère eut un sourire amusé. « Tu as eu un D en divination ? » J'éclatai de rire. « Ouais... » réussis-je à souffler une fois l'hilarité calmée. « L'examinateur n'a pas dû apprécier que je sous-entende que tout ce qu'il nous faisait faire c'était de la connerie quoi. » Colleen ne s'offusqua pas du terme que je venais d'employer, même s'il s'agissait d'un gros mot. « Ce ne sont que des tocards de toute façon, eux ne savent pas voir l'avenir comme nous le faisons, ils sont juste jaloux. » Colleen m'adressa un regard amusé. « Cela dit, tu ne sais pas davantage maîtriser ton don. » « Outch, coulée. » répliquai-je, à moitié hilare, en piquant un morceau de cookie. Je n'osais pas vraiment le dire mais tout ce folklore ne m'intéressait pas des masses. En fait, ça ne m'intéressait pas du tout. « Mais c'est bien comme projet, d'être guérisseuse. » approuva Colleen « C'est aussi un don dans la famille. » Je ne savais pas si effectivement il s'agissait d'un don ou pas, mais de toutes les façons, j'avais suffisamment de BUSE pour être autorisée à poursuivre dans certains cours – comme les potions, par exemple. Le vieux Slughorn avait pourtant bien insisté sur le fait qu'il n'autoriserait pas les élèves ayant eu en dessous de E à assister à ses cours. Il ne prenait que les meilleurs, même si c'était foutrement injuste. Néanmoins, je n'étais pas la plus à plaindre, j'avais étonnamment bien réussi mes examens. Ce qui, en soi, était loin d'être un défi gagné d'avance.

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012. VISION Je me tournais et je me retournais dans mon lit, le front trempé de sueur. En toute hypothèse j'avais le sommeil très agité, je faisais des rêves plutôt étranges. L'ensemble était décousu, erratique, il s'agissait plus d'images éparses que d'un ensemble cohérent. « il est mort. » m'entendis-je sangloter, tenant les mains ensanglantées d'un homme. Je ressentais très nettement la chaleur de sa peau alors que la vie venait tout juste de quitter son corps. « Il est mort » psalmodiai-je sans jamais m'arrêter, terrassée par la douleur. Et je baignais dans son sang, qui tâchait mon jean, mon chemisier, ma peau et collait mes cheveux. Je serrais ses mains de toutes mes forces, comme si je refusais de le laisser partir pour de bon, mais je me doutais bien que c'était dérisoire car il était parti, et il ne reviendrait jamais. J'étais secouée par une vague de sanglots hystériques et je hurlais ma douleur. Je tremblais et je haletais, j'étais bien incapable d'émettre un son. « Je ne savais pas. » répétais-je, portant ses mains à mon visage, mes lèvres embrassant sa peau en un geste désespéré. « Je ne savais pas, je ne savais pas, je ne savais pas... » J'embrassais toujours ses mains, serrées dans les miennes. « Je suis désolée. » répétais-je à l'infini, mais je savais bien que m'excuser était bien trop tard, que ça ne le fera pas revenir. « Je suis tellement désolée. » Bien plus que la douleur, c'était la culpabilité qui me rongeait. J'avais mal, si mal que j'en étais presque aveugle, la tête me tournait, sans doute était-ce à cause de l'odeur du sang qui flottait tout autour. « Darren... » Je murmurais ce prénom d'une voix éteinte tandis qu'on essayait de m'éloigner du cadavre. Je me débattais, refusant qu'on m'emmène loin de lui. Je voulais rester, car je savais que si je partais, je ne le verrai plus, plus jamais. Je me réveillai alors en sursaut, le visage baigné de larmes, légèrement tremblante. Je restai quelques instants figée dans le noir, transie d'effroi, le cœur cognant à folle allure. Je mis quelques instants avant de comprendre que ce n'était qu'un rêve, qu'il ne s'agirait jamais que d'un rêve et c'était tant mieux car je n'avais jamais connu une telle souffrance et je ne voulais pas la connaître. C'était pire que tout, c'était comme si mon propre cœur venait d'être arraché. Je priais alors pour ne jamais connaître ce Darren, pour ne jamais connaître pareille souffrance. Jamais. Je me souvins alors d'avoir demandé à Colleen si nous autres qui savons voir l'avenir pouvions modifier le cours des choses, tenter au moins de les améliorer. Elle s'était dès lors montrée catégorique : non, nous ne pouvions aucunement influer sur l'avenir. C'était en cela que notre don était une malédiction : nous ne pouvions que subir, alors même que nous en connaissions tous les tenants et aboutissants. C'était sans doute le plus cruel dans toute cette histoire : ce qui doit arriver arrivera, et à ce moment je n'y pourrai rien du tout. J'étais condamnée à laisser ce Darren mourir et qu'importe si je devais souffrir le martyre.



Chapter 4. Pardonne moi, si la douleur noie tout qu'elle me broie, de t'aimer comme un fou que tu n'es pas, pardonne moi.  



013. DARREN. Je marchais d'un pas rapide pour regagner mon domicile. Par les temps qui courent il était impensable que je passe la nuit dehors, le danger était omniprésent et les risques pour qu'il m'arrive quelque chose de fâcheux étaient très élevés, surtout pour une jeune fille frêle et apparemment sans défense. Une fois n'était pas coutume, j'étais seule dans cette ruelle sombre...enfin, pas tout à fait puisque depuis que j'avais mis le nez dehors, je me sentais suivie. Je me tournai alors vivement, ne serait-ce que pour tenter de démasquer l'intrus. Bonne pioche, puisque je vis une silhouette se réfugier dans une ruelle adjacente. Je fus alors tiraillée entre deux envies. La prudence me poussait à prendre mes jambes à mon cou et ne pas le laisser m'attraper, tandis que la curiosité, elle, me poussait à le pourchasser à mon tour et à lui donner une bonne leçon. J'optai alors rapidement pour la première solution. Je pressai le pas, avant de me mettre à courir. « Hé, attends ! » s'écria une voix masculine, tandis que j'accélérai encore pour lui échapper. Il se mit à me courir après, au sens littéral du terme. En quelques enjambées, il me rejoint bientôt, avant de me saisir par le bras, ce qui me contraignit à me retourner. « Je suis désolé. » s'excusa-t-il en esquissant un sourire contrit. « Je ne voulais pas te faire peur. » Je le toisais de bas en haut. Mon regard s'attarda quelques instants sur son visage. Il avait des traits burinés, une mâchoire carrée, des lèvres fines, un nez droit et fier, des yeux sombres. Il avait aussi des cheveux bruns, légèrement frisés. Il avait un bonnet enfoncé sur la tête et il s'était enroulé dans une immense écharpe tricotée main. « Alors, c'est plutôt raté. » finis-je par répliquer, mauvaise. « C'est pas des manières que de suivre quelqu'un comme ça dans la rue. T'es qui au juste ? Un Mangemort ? » Le regard de l'autre s'assombrit « Un Mangemort ? » répéta-t-il d'une voix rauque. « Tu m'insultes là. Est-ce que j'ai l'air d'un Mangemort, selon toi ? » Je lui adressai un immense sourire moqueur non sans le toiser avec tout le mépris qu'il m'inspirait. « En fait, tu as juste l'air d'un crétin qui vient de se faire prendre en flagrant délit. » Il afficha à son tour un rictus sardonique. « Ah oui ? En flagrant délit de quoi? » Je l'avais à peine rencontré qu'il me paraissait déjà désagréable au possible. En plus, circonstance aggravante, il m'avait délibérément suivie. Et je ne comptais pas le laisser s'en tirer comme ça, sans avoir eu un minimum d'explications. « En tout cas, tu n'as pas l'air d'être très doué en terme de filature. » ricanai-je, toujours moqueuse. « Je ne sais pas pour le compte de qui tu m'espionnes, mais tu peux d'ores et déjà dire à ton patron ou n'importe qui qui t'emploie que l'aventure s'arrête là. » Il esquissa un sourire amusé, ce qui m'irrita davantage. « Qui te dit que je bosse pour quelqu'un ? » Je plantai mon regard dans le sien, fulminant comme jamais. « Une intuition. » Il éclata franchement de rire. « Vraiment ? » Je posai alors mes poings sur mes hanches. « Parfaitement. » Je sortis alors ma baguette magique que j'avais coincée dans la ceinture de mon jean pour la pointer sur lui, résistant à l'envie de défigurer son beau visage à l'aide d'un sort bien vilain. « Tes poches. » commandai-je avant de m'avancer, de façon à ce qu'il se colle contre le mur. « Vide moi tes poches, tout de suite. » il ricana encore. Ses prunelles sombres pétillaient de malice. Il leva alors les mains en signe de paix. « Ohlà, doucement ! » Je m'approchai encore, pour lui enfoncer la baguette sous le menton. « Tes poches. » ordonnai-je une troisième fois. « Il n'y aura pas d'autre sommation. » Bon gré, mal gré, il obtempéra, vidant alors ses poches sous mes yeux. Il en sortit tout un tas de bric à brac. « Celles de ton pantalon aussi ! » Voyant qu'il ne réagissait pas, ou tout du moins, qu'il ne semblait pas disposé à coopérer, je glissai moi-même mes mains dans les poches arrière de son jean. J'en extirpai quelques pièces de monnaie et des morceaux de papier sans importance – des tickets de caisse, probablement. Je tressaillis. Avais-je affaire à un simple moldu ? Si tel était le cas, il n'avait pas l'air surpris que je pointe ma baguette sur lui, le tenant en joue de la même façon qu'il n'avait pas l'air surpris que je le taxe de Mangemort. Je fus presque dépitée lorsque je constatai qu'il ne détenait rien de compromettant, ni pour lui, ni pour moi. Autrement dit, il aurait très bien pu passer pour un individu lambda qui passait par-là sauf qu'il n'avait strictement rien d'un individu lambda. « Alors ? » railla-t-il, sûr de lui. « Tu as trouvé quelque chose qui t'intéressait ? » je me fis violence pour ne rien répliquer de fâcheux. « Va te faire voir. » conclus-je d'un ton menaçant, ma baguette toujours pointée sur lui. « Mais que je ne te reprenne plus à me suivre. » Ce fut lui qui capitula en premier. Il leva à nouveau les mains en signe de paix. « Tu vas me rendre mes affaires alors ? » Je le regardai fixement. « Je ne sais pas, je vais y réfléchir. » A dire vrai, je me demandais ce que j'allais bien pouvoir faire de ce bazar. Il trancha le dilemme à ma place. Il sortit sa propre baguette magique et il la pointa sur moi. « Accio ». se contenta-t-il de dire, un sourire sardonique accroché aux lèvres. Ses affaires lui furent restituées sans que je puisse faire quoi que ce soit. « à charge de revanche » glissa-t-il avant de s'éloigner d'un pas léger, les mains dans les poches. La guerre venait d'être déclarée.


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014. PARTNERS . e rassemblai mes cheveux en une queue-de-cheval haute, ne serait-ce que pour ne pas les avoir dans les yeux lorsque je serai en mission. C'était juste histoire d'être à l'aise. J'étais postée à l'extérieur du QG, attendant le partenaire qui venait de m'être assigné. Étant plutôt individualiste, je n'aimais pas tellement les missions en tandem mais je me pliais à l'exercice sans sourciller – je n'avais pas le choix. Mes yeux manquèrent sortir de leurs orbites lorsque je reconnus mon coéquipier. « Toi. » sifflai-je d'un ton mauvais, en reconnaissant l'homme qui m'espionnait encore pas plus tard que la semaine dernière. « Oui, moi. » répondit-il sur le même ton. « Alors, j'ai toujours l'air d'un Mangemort ? » m'asticota-t-il, un sourire moqueur plaqué sur ses lèvres. Pour toute réponse, j'émis un grognement sonore pour exprimer mon désaccord. Il pouffa de rire. « Il semblerait que tu aies à me supporter plus longtemps que prévu. » reprit-il, pour bien enfoncer le clou. « Je suis ton partenaire de missions attitré, ce qui veut dire qu'on va devoir bosser ensemble...tu sais, pour le bien de l'Ordre. » Je le foudroyai du regard, pour bien lui faire comprendre tout le bien que je pensais de l'Ordre en ce moment précis. Il me toisa quelques instants, avant de m'asséner le coup fatal. « Comprends par-là que pour mener à bien nos missions, je crains que nous soyons contraints de laisser de côté nos différends...personnels. » Je ricanai à mon tour. « Je retiens. » dis-je en désignant ma tempe de l'index. « Ne pas mélanger boulot et perso, c'est noté. » Son regard s'assombrit. Je jubilais presque d'avoir marqué un point. « Alors ? » embrayai-je presque aussitôt. « qu'est-on censés faire qui nécessite qu'on soit en équipe ? » Il amorça un pas en avant pour m'inviter à le suivre. Je restai plantée là, les poings serrés, décidée à ne pas bouger. « Au fait, tu ne m'as pas dit qui tu es. » lançai-je à son dos. « Graham. » se présenta-t-il en haussant les épaules d'un air blasé. « Darren Graham. » Mon cœur fit trois bonds dans ma poitrine. En fait, il était en train de se tordre douloureusement. C'était lui, le fameux Darren de ma vision, je le savais, je le sentais. C'était lui que j'avais vu mourir. Mon sang se glaça dans mes veines. Était-ce dans une mission comme celle-ci qu'il allait perdre la vie ou bien était-ce dans d'autres circonstances ? Et pourquoi je me rappelais de ce puissant sentiment de culpabilité qui m'avait alors étreinte. Serait-ce à cause de moi qu'il allait mourir, d'un truc que j'aurais fait (ou pas, d'ailleurs, il pouvait très bien mourir à cause d'une omission de ma part) ? Je pouvais encore prendre mes jambes à mon cou, lui dire qu'il devait faire erreur, que je n'étais pas cette Ava avec qui il était censé travailler mais je me rappelai alors de ce que ma grand-mère avait dit : je devais faire face parce que je ne pouvais pas changer le cours des événements. Lui dire que j'étais enchantée de le connaître serait hypocrite, aussi je gardai le silence avant de m'avancer à mon tour. J'enroulai alors mon bras autour du sien avant de lancer le plus joyeusement possible compte tenu des circonstances. « Et bien, allons-y, Graham. » Il m'adressa un sourire blasé. Je sus alors que j'avais gagné cette manche.

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015. FRIENDS? La journée touchait à sa fin et j'étais moralement épuisée. Je n'avais qu'une envie, c'était de rentrer chez moi et de prendre un bon bain chaud. Je m'imaginais déjà entourée d'une mousse légère et parfumée, savourant la volupté de la caresse de l'eau tiède sur ma peau. Je me voyais en train de lire un roman policier – j'aimais tellement ce genre de littérature même si je devinais presque toujours qui était le coupable. Darren marchait à mes côtés, les mains dans les poches, comme à son habitude. Il sifflotait d'un air grave, le regard perdu quelque part au loin. Je tournai alors la tête vers lui, toisant son profil. Je le trouvais presque beau en cet instant, avec son air rêveur. Je fermai les yeux quelques instants, histoire de graver ce moment de plénitude dans ma mémoire. Alors qu'on s'apprêtait à transplaner jusque chez moi, Darren fit machine arrière. Il se tourna alors vers moi et il me toisa, cette fois sans aucune animosité. « La journée est loin d'être finie. » décréta-t-il alors qu'il me faisait désormais face, son regard sombre me scrutant sans aucune pudeur. Je me sentais dévorée par l'intensité de son regard. Je détournai alors les yeux pour regarder mes pieds. « On pourrait aller boire un verre, histoire de faire connaissance ? » proposa-t-il en me relevant légèrement le menton, du bout des doigts. « Je suis crevée, je vais rentrer. » répondis-je avec une certaine lassitude. « Allez, j'insiste. » réitéra-t-il, tandis que je baissais le regard à nouveau. « Et ce sera non. » conclus-je sans diplomatie. « Je... » balbutiai-je tandis que le feu me montait aux joues. « Je n'ai pas la tête à ça, en ce moment. » Darren m'adressa un sourire charmeur. « Alors on peut y aller en tant qu'amis ? » Je soupirai. Je relevai les yeux, trouvant enfin le courage pour le regarder. « Ecoute Darren. T'es pas aussi crétin que tu en as l'air, au final, mais reste que je n'ai toujours pas envie de sortir, même avec un ami. Je suis épuisée, la journée a été éprouvante pour l'un comme pour l'autre. » Il acquiesça en silence. Il effleura le bout de mon nez de son index, avant de laisser tomber son bras le long de son corps. « Un jour j'arriverai à te faire sortir. » Je souris alors bien malgré moi. « Peut-être. » éludai-je en haussant les épaules d'un air blasé. Il m'adressa un franc sourire, avant de me tendre son bras pour enfin transplaner. « Alors allons-y. » décréta-t-il. Je m'emparai une nouvelle fois de son bras. Alors, on transplana.

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016. UNION. « Je t'aime. » murmurai-je d'une voix emplie d'émotion, mon regard plongé dans le sien. Nous étions en train de danser tout doucement, ma belle robe blanche tournoyant autour de moi. Je sentis la main de Darren serrer un peu plus fermement ma taille. Une drôle de lueur brilla dans son regard, puis, il vint poser son front contre le mien. « ça fait bizarre. » chuchota-t-il contre mes lèvres « parce que c'est vraiment la première fois que tu me le dis. » Je tressaillis. « Je sais. » Le temps sembla se suspendre quelques instants. « Mais il me fallait un moment vraiment spécial. Si ce n'était pas aujourd'hui, quand aurais-je pu te le dire ? » Il embrassa ma joue. « Tous les jours. » Je me surpris à glousser comme une dinde. « Rêve. » Aujourd'hui était un jour spécial, à bien des égards puisque nous venions de nous marier. Je pouvais le dire sans avoir honte, aujourd'hui était sans doute le plus beau jour de ma vie. Je ne m'étais jamais sentie aussi heureuse qu'en cet instant. Nous étions entourés de nos amis et de notre famille, on s'était dit oui pour le meilleur comme pour le pire. J'avais montré de nombreuses réticences à la perspective de m'engager, surtout en considération de ce que j'avais vu, mais de la même façon que je ne pouvais pas échapper au pire, je ne pouvais pas non plus échapper au meilleur. Je devais me contenter de suivre mon destin sans chercher à le contrôler, simplement parce que je ne pouvais pas le contrôler. Alors peut-être qu'un jour j'allais perdre Darren, peut-être que j'allais être encore traumatisée par les images horribles de cette vision tout droit sortie de l'enfer, peut-être qu'un jour on allait m'arracher le cœur en me prenant Darren, mais en cet instant, j'étais heureuse comme jamais et je comptais bien en profiter jusqu'au bout, malgré l'épée de Damoclès qui planait au dessus de nos têtes.



Dernière édition par Ava D. Graham le Mar 3 Fév - 21:30, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: AVA + ULTRAVIOLENCE    Ven 16 Jan - 11:00

BB AUDREY :fire: ton titre me fait penser à Orange Mécanique (même si la dernière fois que j'ai dit ça, j'ai été renvoyée à Lana Del Rey) et omfg, j'ai hâte de découvrir ce perso même si je pense en avoir eu un avant-goût quand tu en parlais avec les filles. :jotem: Bienvenue sur PF, j'espère que tout te plaira - et bon courage pour ta fiche, si tu as une question n'hésite pas à contacter un membre du staff I love you (à savoir que si tu viens frapper à notre porte à oualpé, on te répondra plus vite) (gné)

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MessageSujet: Re: AVA + ULTRAVIOLENCE    Ven 16 Jan - 11:37

COUCOU TOI :ghé:
Bienvenue sur le forum :red: Bonne chance pour ta fiche, si tu as des questions, n'hésite surtout pas :héhé: (mais met des vêtements, un peu de décence voyons, quel pervers ce gros chou :ghé: )

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MessageSujet: Re: AVA + ULTRAVIOLENCE    Ven 16 Jan - 12:26

BIENVENUUUUE :fire: j'aime déjà toutes les infos indiquées dans ton profil, tout ça donne hâte d'en lire plus ! et puis Emmy est un trop bon choix, elle craquante cette nana. bon couraaage pour ta fiche :yeah:
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MessageSujet: Re: AVA + ULTRAVIOLENCE    Ven 16 Jan - 12:36

audreyyy :héé: bienvenuuuuuue sur pf :red: :bril: :bril:
bonne chance pour ta fiche I love you :a: si tu as des questions, n'hésite pas :héhé: :bg:

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I am become Death, the destroyer of worlds ≈ ucéééééé.

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MessageSujet: Re: AVA + ULTRAVIOLENCE    Ven 16 Jan - 18:55

Yeaaah Audrey !! :rainbow: :calinchou: Bienvenue parmi nous ! :red:
Toujours avec Emmy alors :hinhin: J'ai hâte de voir ce que tu vas faire d'elle cette fois ! :bril:

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Well you see her when you fall asleep
But never to touch and never to keep
'Cause you loved her too much
And you dived too deep.

Only know you love her when you let her go
And you let her go.
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MessageSujet: Re: AVA + ULTRAVIOLENCE    Sam 17 Jan - 11:32

ophéechou + désolée de te décevoir, mais ce n'est pas orange mécanique mais bien Lana del Rey xD (oui, je suis dans ma période Lana del Rey, il ne faut pas m'en vouloir) Je note pour ce qui est de frapper à votre porte à pwal, je note :hinhin:

anaïs + t'as vu, elle perd pas le nord :mdr: en tout cas merci, bordel, je suis tellement heureuse de vous retrouver, trop de love après ces deux semaines pourries il n'y a que ça de vrai :red:

rose + Mais oui, Emmy elle est trop belle :puppy: c'est ma mienne :fall: Et bien, j'espère que le résultat final ne te décevra pas, je suis en train de faire une fiche aux petits oignons (coucou les fiches à rallonge), bref, merci I love you

marie + Merciiiiii :red: ça fait du bien de revenir à la maison :puppy:

emma + Merci I love you Et oui, on ne change pas une équipe qui gagne :mdr: En plus elle devrait ressembler à Tracey sur pas mal de points, tout en étant différente :fall: Mais je ne spoilerai pas :ghé:
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MessageSujet: Re: AVA + ULTRAVIOLENCE    Dim 18 Jan - 14:30

toooooooi :jotem: du coup comme pi est parti avant qu'on ait pu jouer le lien lisea/tracey, il nous faudra absolument un lien cette fois, qu'on puisse exploiter et tout parce que j'ai vraiment envie d'avoir un lien cool I love you bon courage pour la fin de ta ficheeeeeeeeeeee :pink:
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MessageSujet: Re: AVA + ULTRAVIOLENCE    Dim 18 Jan - 21:34

Moouuuh Emmy I love you bienvenuuue sur pf et bonne chance avec ta fiche :bril:
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MessageSujet: Re: AVA + ULTRAVIOLENCE    Mar 20 Jan - 12:24

j'approuve le choix d'avatar :bril: :bril: :fall:
bienvenue parmi nous & bonne chance pour ta fiche :jotem:
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MessageSujet: Re: AVA + ULTRAVIOLENCE    Ven 23 Jan - 2:31

AUDREY !
Tu m'as manquée ! :puppy:
Bon courage pour ta fichette qui sera parfaite, j'en suis persuadée ! :huhu: Il nous faudra des liens, évidemment. :red: :red: :héhé: :héhé:
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MessageSujet: Re: AVA + ULTRAVIOLENCE    Ven 23 Jan - 11:00

autumn + ooooh, Liseou :bril: :love: Evidemment qu'il nous faudra un lien, tout ça, c'est même pas négociable. en plus vu qu'elles sont dans la même filière il y a de quoi faire! Merciiii I love you

remus + merci I love you

lauren + oooohh, merci :potté:

octavia + missed you too! ça fait plaisir de te revoir dans le coin :red: je fangirlise trop. Effectivement il nous faudra un lien I love you

Bon, ce n'est pas tout mais je vais très certainement avoir besoin d'un délai. J'ai rien eu le temps de faire cette semaine because partiels + TOEIC + vie sociale qui a repris si bien que j'étais rarement chez moi cette semaine mais ce week-end je commence à m'y mettre. Merci d'avance I love you
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MessageSujet: Re: AVA + ULTRAVIOLENCE    Ven 23 Jan - 19:08

Bienvenue sur le fofo ! Bonne chance pour ta fiche :red:
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MessageSujet: Re: AVA + ULTRAVIOLENCE    Ven 23 Jan - 19:20

Tu as un délai de cinq jours alors :a:

_________________


breathe in the light and say goodbye ≈ since I was young, I knew I'd find you, but our love was a song sung by a dying swan. and in the night you hear me calling, you hear me c a l l i n g. and in your dreams you see me falling. breathe in the light, I'll stay here in the shadow waiting for a sign, as the time grows.

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MessageSujet: Re: AVA + ULTRAVIOLENCE    Mer 28 Jan - 16:58

le délai pour faire ta fiche se termine ce soir :a: sans nouvelle de toi d'ici dimanche, ton compte sera supprimé et ta fiche archivée :bg: :a:

_________________


why does it hurt so much ? - because it was real ≈ send your dreams, where nobody hides. give your tears to the tide. there's no end, there is no g o o d b y e. disappear with the night. i'm the king of my own land. facing tempests of dust, I'll fight until the end. creatures of my dreams raise up and dance with me.

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MessageSujet: Re: AVA + ULTRAVIOLENCE    Mer 28 Jan - 18:44

Coucou!

Il me faudrait un autre délai pour terminer :puppy: Il a fallu que je me concerte avec mon mari (What a Face ) pour pas mal de choses et le temps qu'on se chope sur Skype je n'ai pas pu avancer comme j'aurais dû (puis, vous savez que je suis une mollassonne by the way :huhu: ) et comme elle n'est arrivée que hier, voilà quoi. J'ai quand même commencé e mon côté, mais comme je prépare un truc assez conséquent, il me fait plus de temps.

Merci d'avance I love you
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MessageSujet: Re: AVA + ULTRAVIOLENCE    Mar 3 Fév - 23:31

merlin's beard, te voilà validé(e) !




bienvenue sur pf ; les breaker of chains t'accueillent
Well, on dirait bien que certains ne sont pas forcément contents de t'avoir ! Aurais-tu des plus beaux cheveux que Rogue et Hagrid réunis ? Peu importe, même s'ils font la tronche, te voilà validé(e) : comme d'hab, fiche très intéressante :héé: (longue aussi :mdr:). Ne t'en fais pas, Slughorn t'aime déjà et te filera une petite fiole de Felix Felicis pour le coup ! Mais avant ça, n'oublie pas de faire l'essentiel du nécessaire de survie pfien afin de ne pas te faire avaler par le filet du diable du professeur Chourave, t'sé.

Première question que tu dois te poser : est-ce que ce merveilleux staff a bien recensé mon avatar ?, pour cela, n'oublie pas d'aller vérifier le bottin des avatars. Car attention, cela risque de devenir compliqué si jamais une autre personne s'inscrit en tentant l'avatar que tu as déjà pris - et toutes tyranniques que nous sommes, nous avons jugé que ce serait de ta faute, et pis c'est tout. Une fois ceci fait, la base de la base mise en place, il te faudra ensuite aller remplir ton profil : pas seulement les parties "obligatoires" de celui-ci, ni uniquement ce qui t'inspire, mais ton profil en entier car il rassemble les principales informations sur ton personnage, celles qui serviraient à n'importe qui voulant s'intéresser à ton personnage/te proposer un lien, voire un rp. Le profil n'est pas là pour faire joli, mais donner des informations sur ton personnage, ton activité aux autres, ne le sous-estimes donc pas ! Le dragon aux dents acérées de PF aimerait signaler que "voir avatar" ou "bazzart" ne sont pas des crédits d'avatar, merci de remplir cette partie de votre profil avec précautions.

En étant validé(e) sur le forum, tu gagnes le droit d'aller dans les parties IN RP très importantes et qui te mèneront donc au délicieux chemin du rpg. La première étape que tout le monde aime pour se faire des amis, c'est ouvrir une fiche de liens : si tu es nul en codage (ou que tu as la flemme), PF te garantit même un modèle facultatif pour t'aider. La fiche de liens c'est bien, mais ce n'est pas tout, pense à aller faire un tour dans les registres du forum : recenser le statut de sang et la maison (actuelle ou ancienne) de ton personnage, lui trouver une maison, un emploi et même resencer son patronus et ses capacités spéciales - car oui, tout ceci est important afin que personne ne chevauche personne et afin de nous permettre de nous assurer un certain équilibre sur le forum. Si tu as choisi de jouer un personnage d'une famille de sang-pur, il faut obligatoirement le recenser dans ce sujet. Prends bien soin de t'assurer aussi du fonctionnement de dons de points mis en place afin de rendre PF plus interactif - et si jamais tu cherches un rp les rp's aléatoires sont faits pour toi !

Évidemment, sur PF tu peux créer des scénarios en respectant les règles et le modèle donnés dans ce sujet - n'oublie pas de recenser ton scénario une fois celui-ci terminé. Dernière petite chose, n'hésite pas non plus à aller vérifier régulièrement la partie invités du forum ; il se peut que tu trouves dans les "chercheurs de liens" quelqu'un à même de te suivre dans une de tes idées - la banque de liens peut aussi t'aider, et est là pour ça. Enfin, n'oublions pas que toutes ces petites "obligations" ne doivent pas t'empêcher de rp et t'amuser, le flood et les jeux te sont grands ouverts, rejoins-nous ! Et si tu veux que PF vive le plus longtemps possible, n'hésite pas à montrer ton soutien pour le forum en votant sur les topsites ou en donnant ton avis dans les fiches pub. Qui plus est, si tu as été fan de l'accueil qui t'a été réservé à ton arrivée sur le forum, pense aux suivants, et viens dire bienvenue aux nouveaux aussi souvent que tu peux, c'est toujours plaisant ! (sinon, pas de tarte à la mélasse + citrouille pour toi)

ON T'AIME PETIT MEMBRE.
et tout le monde te fait une petite danse


_________________


I am become Death, the destroyer of worlds ≈ ucéééééé.

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