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 this is what you asked for (annie)

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MessageSujet: this is what you asked for (annie)   Ven 16 Jan - 23:02



this is what you asked for
No one can ever follow, No one can ever know. Wind up the spinning top and watch it go, watch it go. Never gonna be easy, was it ? You didn't think it'd be so much fun, Smile comes despite the danger get some get some. There's something happening here, There's something here that I just can't explain. I know I'm where I belong Deep down inside I am no longer lost ! I won't let you go (This is what you really want) So don't let go of me (This is what you asked for). I wanted something more (This is what you really want) I wanted this right here (This is what you asked for). No one can ever follow, No one can ever know. Wind up the spinning top and watch it go, watch it go, Never gonna be easy, was it ? ~ i won't let you go.


Tout était prêt. La table était mise – Arcadio avait sorti la plus belle nappe pour l'occasion, un ultime geste pour se racheter – et les tiges des chandelles étaient allumées. Assis en travers de sa chaise, son regard allait de son verre, dont le liquide cramoisi semblait l'appeler, à la pendule. Bercé par le claquement constant des secondes, il ne fut pas surpris de constater que son cœur suivait la cadence de ce qu'il percevait. Tic. Sa femme était ponctuelle d'habitude. Ses prunelles sombres retrouvèrent sans surprise les assiettes précédemment garnies de rôti, de pommes de terre et d'haricots. Un élancement douloureux traversa son torse, teinté d'amertume et de colère. Malgré lui, un grognement trépassa ses lèvres et ses doigts s'enroulèrent autour du cristal. Le vin dansa un moment contre les parois et, lorsqu'il s'immobilisa enfin, Arcadio porta le récipient brillant à ses lèvres. Il n'aime pas le vin. Annie, si. Il préférait le whisky et cette boisson pétillante qu'il se procurait parfois – la bière. Tac. Mais que devait-il faire, par Merlin ? Se mettre à genoux, implorer son pardon éternel ? Foutaises. S'il avait pu, il aurait agi exactement de la même manière. Il aurait incité Lucrezia à rejoindre ses parents – sa fille méritait une vie exquise, chose que sa femme était incapable d'assimiler. La culpabilité était stérile. Lucrezia était loin maintenant et son existence était arrangée à l'image idyllique des Gartzes ; mais Annie ne l'acceptait pas. Soit elle en était incapable, soit elle le faisait par pur mépris. Tic. Il reposa brutalement son verre sur la surface boisée. Son poing se décontracta tandis qu'il saisissait le verre destiné à son épouse et en avala le contenu. Il se racla la gorge, manquant de s'étouffer, et ébranla de nouveau la table avec sa brusquerie qui lui était inhabituelle. Tac. Qu'ils aillent tous se faire foutre – mais était-ce réellement cela les règles du jeu ? A en voir toute cette nourriture, qu'il ne pouvait pas se permettre de gâcher, et la bouteille qu'il empoignait à pleine main, peut-être était-il effectivement sur la voie. Sa fille devait le haïr – et il ne donnait pas quelques mois à son mariage pour totalement éclater. Depuis qu'Annie savait qu'il était responsable du départ de Lucrezia, il sentait son couple vaciller et, malgré son optimisme apparent, il avait comme un mauvais pressentiment. Que pouvait-il faire ? Sinon organiser un misérable repas qu'il ne tarderait pas à engloutir lui seul, à l'instar de cette bouteille de vin qui trônait sur la table.

Plus le temps passait, plus le liquide carmin s'amenuisait. Le contenu de son assiette s'était envolé – et celui préparé pour Annie était froid. Il ne prenait même plus la peine de se servir dans un verre, préférant se désaltérer directement par le goulot de la bouteille. Pochtron. Il pouvait entendre le timbre devenu grinçant d'Annie – elle n'avait évidemment jamais tenu de tels propos, mais il aurait mieux valu. Elle lui aurait parlé. Elle aurait orchestré une once de communication – chose qu'il n'y avait plus entre eux à présent. Plus rien que des cendres. Il pouvait la décharger de toutes ses responsabilités si elle le souhaitait, et même des siennes, simplement dans le but de se retrouver. La douleur était atroce ; tranchante et constante. Il aurait voulu ne plus rien ressentir, prendre la vie comme elle venait et accepter de baisser les bras – mais son mariage était trop précieux et ce qu'il ressentait... il n'avait aucune envie d'ignorer ces nombreuses années passées en compagnie d'Annie. Lucrezia était, et serait à tout jamais, sa petite fille. Celle pour qui il s'était battu corps et âme, celle pour qui il avait accepté de revoir ses parents – elle le méritait, oui, elle le méritait ! Tout ce qu'elle avait obtenu en redevenant une véritable Gartzes surpassait sûrement ses rêves les plus mielleux. Sa petite fille, son enfant. Avait-elle changé ? Pensait-elle à ses parents parfois, même lorsqu'elle était embarquée dans des bals somptueux et délicieux ? Arcadio la savait heureuse, ou du moins se l'imaginait-il – et cela suffisait pour attendrir sa peine. Il n'en parlait jamais, surtout pas avec Annie. Ils ne parlaient plus. Passant une main fébrile dans ses cheveux noirs de jais, il s'enfila encore une rasade de vin et grimaça en sentant le liquide envahir sa bouche, et descendre le long de sa gorge. Il se forçait à boire plus qu'il ne le souhaitait. Il n'avait jamais eu le moindre problème pour arrêter. Mais sa bravoure était moindre à partir du moment où il était sobre – lorsqu'il était question d'Annie, en tout cas.

La porte d'entrée claqua. Aussitôt, Arcadio reposa la bouteille sur la table comme si cela suffisait pour cacher l'objet du délit. Un frisson lui parcourut l'échine, striant sa colonne vertébrale de tremblements incontrôlés. Posant son menton contre son poing serré, ses yeux embués se portèrent machinalement sur tout ce qu'il avait préparé pour cette soirée – qu'il aurait voulu magique, mais qui se préparait à atteindre le paroxysme du désastre. Il ne la laisserait pas s'en sortir – non, pas cette fois-ci. Fort de cette euphorie propre à l'alcool, même si le sommeil gagnait du terrain sur tout ce qu'il désirait cracher à la femme qu'il avait eu le malheur d'épouser, Arcadio avançait lentement sur un terrain qu'il savait dangereux. Ne t'abaisse jamais à courber l'échine face à ta femme – c'était ce que son père n'avait de cesse de lui répéter. Annie avait un poste important au Ministère, alors quelle honte ! quelle honte cela devait être pour les ancêtres Gartzes de voir leur fils, unique car encore en vie, faire des courbettes à une femme qui ne lui accordait plus aucun regard. Lorsqu'Annie apparut enfin dans son champ de vision, Arcadio se sentait fin prêt. Le menton toujours appuyé contre ses phalanges recourbées, il vrilla son épouse de ses prunelles incendiaires, retenant avec peine sa verve. Il aurait voulu l'anéantir et la force de cette rage inédite le prenait à la gorge, le surprenait même. Enfin, il pointa l'assiette encore pleine de son index vengeur. Le silence s'éternisait et il n'était pas encore décidé à le briser, pas encore. Les secondes s'égrenaient suffisamment lentement pour briser ce cortège diabolique qui avait pris forme dans son esprit. C'était toujours la même chanson – tic, tac, tic, tac, tic, tac – et une nouvelle comédienne avait pris place dans ce petit carré confiné où Arcadio avait essayé de cuisiner. Pour lui faire plaisir. Cela ne comptait pas, ce n'était pas dans le jeu.

« C'est froid. » sa voix grave claqua comme un fouet dans ce silence environnant. Il reporta son attention sur sa femme, recourbant son index afin de le placer sous son menton. Ses yeux scrutaient avec attention les traits tirés de son épouse. Il aurait voulu la haïr en cet instant. « Je suis persuadé que tu avais mieux à faire que de rentrer dîner, surtout quand on voit le résultat, il fit un léger mouvement de tête en direction des assiettes et de la bouteille asséchée, mais c'est toujours agréable d'être prévenu. Merci de l'avoir fait, ô Annie, j'aurais pu m’inquiéter. » La main qui soupesait sa tête heurta brutalement la table. Les ustensiles vibrèrent sous le coup. « Pour qui est-ce que tu te prends ? » Autant divorcer si tu ne prends même plus la peine de m'intégrer à ta vie – c'était ce qu'il avait voulu dire. Mais il se refusait à dire de telles choses, sans doute parce qu'il redoutait la réponse qu'il obtiendrait. « Va te cacher derrière le souvenir de Lucrezia pour justifier ton mépris, va te dissimuler sous les jupes de notre fille, fais donc ! C'est devenu une habitude, Annie. » Il éructait. Il avait perdu son calme dès qu'elle était apparue face à lui – mais ce n'était que maintenant qu'il s'en rendait compte. Il se pinça brièvement l'arête de son nez et le son qu'il poussa, à mi-chemin entre un soupir et un grognement, fit frémir sa gorge. « Il..il va falloir avancer et tourner le dos au passé. » Si tu tiens à notre mariage. Si seulement.

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MessageSujet: Re: this is what you asked for (annie)   Sam 17 Jan - 2:06

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Take a look at my body, Look at my hands. There's so much here That I don't understand. Your face saving promises Whispered like prayers. I don't need them, I don't need them. I've been treated so wrong, I've been treated so long As if I'm becoming untouchable. Contempt loves the silence It thrives in the dark With fine winding tendrils That strangle the heart. They say that promises Sweeten the blow But I don't need them No, I don't need them. ~ my skin.

Un sourire poli sur le coin des lèvres, la sorcière s’empara du dossier qu’on venait de lui tendre. Encore un dossier. Elle n’aimait pas franchement les heures supplémentaires et même si elle faisait de son mieux, ces derniers temps pour fuir son époux, Annie préférait rentrer chez elle plutôt que de passer la soirée entière à traiter d’interminables dossiers. Le plus vite possible, lui avait on dit. Ainsi soit-il. Alors que le soleil était déjà bien bas dans le ciel, elle avait rejoint son bureau. S’asseyant dans son fauteuil sans se priver d’un soupire las, la sorcière s’était remise au travail. Elle avait toujours fait preuve d’une grande ambition et travailler au ministère de la magie, être à la tête d’un département, c’était une grande réussite. Elle avait toujours voulu être plus qu’une simple femme au foyer s’occupant de ses enfants et de son mari, elle avait réussi ; ça ne voulait certainement pas dire qu’elle n’avait pas le droit de se plaindre parfois et là en cet instant, le nez plongé dans le énième dossier de la soirée, elle avait une folle envie de se plaindre à qui voudrait bien l’entendre. Elle avait beau se dire que, de toute façon, plus rien ne l’attendait chez elle, ça ne changeait rien à la situation. Elle n’avait pas envie de passer sa soirée au bureau et pourtant, vu l’épais dossier qui lui faisait face, elle avait la très nette impression qu’elle allait bel et bien passer la soirée au ministère. Ce n’était pas la première fois que ça lui arrivait et ce n’était certainement pas la dernière fois non plus. Qu’est-ce qu’elle aurait fait de mieux chez elle de toute façon ? Eviter les regards d’Arcadio, se terrer dans un long silence pour finalement aller finir avec un livre au fond du lit qui n’était plus que le sien à présent ? Est-ce qu’il ne fallait pas mieux dans le fond, faire des heures supplémentaires plutôt que de rester spectatrice silencieuse de la fin de son mariage ? Elle était peut-être responsable de l’état de son mariage, parce qu’elle rejetait Arcadio, mais il était celui qui avait causé cette situation. Il l’avait trahie et elle ne pouvait pas passer aisément l’éponge là-dessus. Elle essayait parfois de se convaincre qu’elle devait lui laisser une chance, mais chaque fois, elle finissait par penser à Lucrezia et sa rancœur revenait au galop. Elle n’avait pas revu sa fille depuis des années et c’était de sa faute à lui. Elle ignorait ce qu’était devenue la vie de son enfant, ce que les Gartzes avaient bien pu faire de son bébé et cette ignorance la rendait folle. Elle ne pouvait pas regarder Arcadio sans penser à Lucrezia, leur enfant, qu’il avait volontiers servi à des monstres. Qu’est-ce qu’ils croyaient ? Qu’ils ne voulaient que le bonheur de leur petite fille ? Ils étaient ceux qui n’avaient eu de cesse de la mépriser parce qu’elle n’était qu’une née-moldue, une sang-de-bourbe comme ils disaient. Lucrezia était sa fille, sans doute qu’elle n’était qu’une bâtarde à leurs yeux. Une sorcière de sang-mêlé, dont ils pouvaient peut-être tirer quelque chose pour sauver l’honneur de leur famille. Ils se fichaient du bonheur de Lucrezia, ils ne s’intéressaient qu’à eux et à la valeur qu’avait leur nom. Gartzes, un nom qui sonnait si bien dans le monde de la magie. Un nom qu’elle avait presque honte de porter tant il était porteur d’horreur. Elle maudissait ces sorciers qui jugeaient les autres sur leurs statuts de sang et c’était ça que Gartzes semblait dire. Si ce n’était pas pour Arcadio, elle aurait continué de se faire appeler Barlow même après leur mariage. Un nom moldu valait parfois mieux qu’un nom de monstre. C’était ainsi qu’elle voyait ses beaux-parents, des monstres ni plus ni moins. Si Arcadio lui avait dit qu’ils l’avaient torturé ou qu’ils lui avaient lancé un sortilège d’imperium pour qu’il obéisse et qu’il leur laisse Lucrezia, elle aurait été bien moins surprise que d’apprendre qu’il l’avait fait de son plein gré, soit disant pour assurer à leur enfant le meilleur avenir possible. Comme s’ils n’étaient pas capables d’assurer à leur fille l’avenir qu’elle méritait. Elle était leur enfant c’était à eux et à personne d’autres de s’assurer qu’elle ait tout ce dont elle avait besoin. Ce n’était pas le rôle de ces grands-parents, ceux qui n’avaient que mépriser le mariage dont elle était issue depuis qu’il avait été prononcé.

Prenant soin d’évacuer ces pensées de sa tête, la sorcière tenta de se concentrer à nouveau sur son dossier. Elle passait trop de temps à réfléchir à cette situation, elle essayait de comprendre comment ils avaient pu en arriver là, mais jamais elle ne trouvait la moindre réponse à cette question. Arcadio avait eu ses raisons, elles étaient stupides et jamais elle ne parviendrait à les comprendre. Sans doute persuadé d’avoir bien agit, jamais il ne réussirait à comprendre la rancœur qui s’était emparée de son épouse. Ils étaient dans une impasse et chercher une solution à cette histoire n’allait pas l’aider à traiter ce dossier. Elle avait plus de chance de boucler ce dossier dans la soirée que de trouver des réponses à ses questions, c’était certain. Décidée à ne pas y passer la nuit entière, elle fit le vide dans son esprit pour se concentrer sur ce qu’elle lisait. Plus tard dans la soirée, elle fit une pause le temps de manger quelques chose puis elle retourna à ses affaires, bouclant ce maudit dossier avant même que minuit de sonne. Elle pouvait enfin rentrer chez elle. Elle avait quitté le ministère avec quelques autres dossiers dans les bras, les dossiers moins urgents qu’elle avait laissé de côté et qu’elle pourrait regarder au calme pendant le weekend. Refermant la porte de la maison derrière elle, elle laissa tomber ses dossiers sur la table de la salle à manger avant de retirer sa cape pour la déposer sur le porte manteau.  Elle fronça légèrement les sourcils, reniflant l’odeur de nourriture bien préparée qui émanait de la cuisine. La lumière était encore allumée dans la cuisine, curieuse, peut-être un peu trop – sans doute aurait elle mieux fait de s’éclipser discrètement jusqu’au fond de son lit – elle se dirigea dans la pièce pour y trouvé son époux à table, une bouteille de vin bien entamée à ses côtés et une assiette encore pleine devant la chaise qui lui faisait place. De toute évidence, il l’avait attendue toute la soirée. Comment aurait-elle pu deviner ? Ce n’était pas comme s’ils avaient prévu quelque chose ou que cette date avait une signification particulière pour eux et puis elle n’avait pas choisi de passer la soirée au ministère de la magie. La voix d’Arcadio rompit le silence qui s’était imposé entre eux deux et déjà elle sentait l’énervement naitre dans ses veines. « J’ai été retenue au ministère de la magie. Ce n’est pas la première fois que ça arrive. Qu’est-ce qui aurait pu m’arriver ? » A part se faire attaquer par un dossier, elle ne craignait pas grand-chose. Elle laissa échapper un léger soupire avant d’attraper la bouteille de vin pour remplir le verre vide laissé sur la table. La soirée n’avait pas été des plus agréable, elle avait bien besoin d’un remontant, d’autant plus si elle devait affronter son époux à présent. A peine eut-elle avalé une lampé de son verre qu’elle releva les yeux vers son époux. Pour qui est-ce qu’elle le prenait ? Elle n’en savait rien, elle avait simplement été retenue au ministère de la magie point final. Elle s’attendait presque à l’entendre l’accuser d’utiliser le ministère de la magie comme excuse pendant qu’elle le trompait. Mais non, pire encore – aux yeux d’Annie en tout cas – il évoqua Lucrezia. Elle reposa son verre sur la table, comme dans une volonté de se contrôler, ne pas l’envoyer contre le mur, ne pas l’envoyer en plein dans le visage d’Arcadio. Sur la table il était très bien. « Comment tu peux dire des choses pareilles ? » Est-ce qu’il se rendait seulement compte de ce qu’il disait ou bien était-ce l’alcool qui coulait dans ses veines qui parlait pour lui ? Elle aurait voulu que ce ne soit que l’alcool, mais certains étaient d’accord pour dire qu’il ne faisait que briser les barrières qu’on pouvait s’imposer lorsqu’on était sombre. « Je ne peux pas tourner le dos à notre fille. Je ne tournerai jamais le dos à ma fille. » Il l’avait peut-être fait avec aisance lui, puisqu’il avait volontairement laissé ces parents l’utiliser pour servir Merlin seul savait quels desseins ils pouvaient avoir. « Tu as donné ma fille a tes parents, je ne sais pas où elle est ou si elle va bien, je ne l’ai pas vu depuis des années, simplement parce qu’un jour tu t’es levé avec l’idée stupide de laisser tes parents faire d’elle ce qu’ils voulaient, soit disant parce qu’ils étaient capable de lui offrir un avenir merveilleux. Est-ce qu’un jour tu vas comprendre que tu leur as donné ta fille pour qu’ils puissent en faire ce qu’ils en veulent sans lui demander si elle est d’accord ? » Il avait bien trop foi en ses parents, elle, elle les détestait depuis toujours, tout autant qu’ils la détestaient. « Si tu en as marre de mon mépris, ramène moi ma fille ou essai au moins de comprendre le mal que tu as fais, ce sera un bon début ! » Elle aurait voulu l’attraper par les épaules et le secouer comme un pommier de sorte à remettre son cerveau en place, parce qu’il y avait forcément quelque chose qui ne tournait pas rond dans son crâne et elle aurait voulu que ça cesse.


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MessageSujet: Re: this is what you asked for (annie)   Dim 18 Jan - 15:48



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Inconsciemment, Arcadio jetait de l'huile sur le feu, observant avec dédain le brasier s'amplifier et calciner tout ce qui pouvait être sauvé. Peut-être était-ce l'alcool qui parlait, ou peut-être que les raisons qui justifiaient sa verve allaient bien au-delà d'une simple picole. C'était le résultat d'une trop grosse rancœur qui, n'ayant pas été avortée plus tôt, a pris des proportions désagréablement démesurées. Il se sentait abattu mais n'en montrait rien – la souffrance transperçait seulement les mots qui passaient ses lèvres et outrepassaient sûrement sa pensée. Constamment, Annie l'avait mis face au mur, le forçant à affronter tout ce qu'il avait fait jusqu'à présent. Et de tout ce qu'il avait pu orchestrer, seules ses prétendues erreurs semblaient obtenir justice à ses yeux. Qu'en était-il de sa présence lors des fausses-couches, des premières douleurs de leur fille, des moments où, d'humeur chagrine, Annie enfouissait son visage dans le creux de son cou ? Ces instants n'avaient plus aucune substance. Ils étaient là, s'affrontant, luttant silencieusement pour ce qu'ils avaient élevé en tant que principe – au nom de Lucrezia. Il y avait beaucoup de choses qu'Annie ne savait ou ne comprenait pas, et Arcadio prenait garde à ne jamais l'en blâmer. Il essayait d'accepter sa souffrance, toute relative, dont il se sentait également investi – sa fille unique lui manquait plus qu'il ne l'admettait ouvertement. Trop longtemps il avait accepté de s'écraser face à la peine de son épouse ; parce qu'il l'aimait, parce qu'elle lui avait plus apporté dans sa vie que repris. Il parvenait à voir le meilleur dans ce qui avait été fait, contrairement à Annie qui se focalisait uniquement sur une prétendue maladresse de sa part. Lucrezia était heureuse, d'après ce qu'il parvenait à arracher de la bouche de ses parents qui étaient toujours très secrets à ce propos, et rien n'aurait pu le rendre plus heureux. Il concevait qu'il aurait sûrement dû en parler à Annie avant de présenter à Lucrezia ses grands-parents – il concevait que son comportement n'avait pas été irréprochable, mais il n'avait pas vendu leur fille aux Gartzes. Il ne l'avait jamais considérée comme un banal balai de seconde zone, tout juste bon à le refourguer aux plus désespérés. De plus, il avait rapidement compris l'impasse dans laquelle se trouvaient ses parents avec la mort de son frère aîné – et rien n'était plus important que la famille. Chose qu'Annie ne parvenait pas à concevait.

La communication avait parfois été à sens unique entre eux ; et Annie, embrigadée par ce discours assassin qu'Arcadio avait pris soin de lui servir d'entrée de jeu, n'avait eu d'autre choix que d'avaler son vin de travers et de riposter à son tour. L'échange de coups de feu ne prendrait fin que lorsque le divorce aurait sonné ; ou lors du retour de Lucrezia, ce qui n'arrivait sûrement jamais. Il n'y avait qu'une seule fin susceptible d'achever ces tensions qu'ils se traînaient depuis trop longtemps, mais Arcadio refusait encore de l'envisager même si elle se faisait de plus en plus présente. Il se connaissait et, s'il perdait rarement son calme, son flegme avait des limites qu'il aurait mieux valu ne jamais dépasser. Lentement, il se sentait investi d'une tâche mystique, un objectif qui consistait à crever l'abcès de manière à avancer. Sa femme vivait dans le passé et s'y enlisait presque avec plaisir. Elle avait beau s'insurger face à son mari, elle se précipitait quand même vers le reste de vin qui comblait le fond de la bouteille – arquant un sourcil, comme s'il considérait l'hypothèse qu'il n'était pas le seul à avoir quelques problèmes à régler, Arcadio se retint de faire le moindre commentaire à ce propos. Il aurait été bien malvenu de sa part d'émettre une réflexion alors qu'il venait de s'enfiler presque toute la bouteille à lui seul. De plus, il savait qu'Annie supportait très mal (euphémisme) l'absence de Lucrezia – il acceptait ses tendances à se plonger parfois dans l'alcool sans broncher, puisqu'elle semblait en avoir besoin. Ne pouvait-elle pas en faire de même et lui donner raison une bonne fois pour toutes ? Cette idée fugace, créée par ce liquide carmin qui s'était infiltré dans ses veines, faillit lui arracher un ricanement sardonique. Il laissa finalement l'un de ses bras choir sur la table, ses doigts pianotant lentement sur la surface lisse et napée de rouge. Son regard accrocha la cire de l'une des chandelles, dont la tige s'était éteinte.

La voix de sa femme se fit de nouveau entendre. La commissure de ses lèvres frémit alors que ses phalanges tapotaient la table avec plus de véhémence. Puis vint Lucrezia et le souvenir que cette entité leur inculquait. Il n'était pas le seul à déballer ce qu'il pensait, à ceci près qu'Annie était suffisamment sobre pour peser avec brio chacun de ses mots. Victime du courroux de son épouse, Arcadio garda un silence mais cela n'avait que trop duré. Il se sentait pris au piège dans une union qui ne menait plus à rien, hormis à se déchirer, mis à terre par sa femme qui ne voyait plus en lui qu'un monstre d'égoïsme. Ne dis rien que tu pourrais regretter. Il s'accrochait férocement à cette idée tandis qu'Annie l'achevait avec quelques paroles abjectes, le forçant à regarder en face ce qu'il avait fait à leur famille. Et de quelle manière avait-il agi ? Pour le bien de tous, dans sa vision idyllique des choses – ce qui le conduisait à penser que tout n'était vraiment qu'une question de point de vue. Son torse semblait être comprimé dans un étau, mais l'expression de son visage ne frémit qu'à peine. Elle pouvait cracher son venin à sa guise, il n'aurait de toute façon jamais assez de ses deux bras pour la retenir dans sa folle ascension. Il la laissait faire, la poussant peut-être dans ses derniers retranchements en évoquant Lucrezia – ce nom qu'il n'aurait jamais dû prononcer. Portant sa main à son visage, glissant sa paume sous son menton et tapotant sa bouche, Arcadio reprit les armes dès qu'Annie les laissa tomber. Ils finiraient essoufflés et meurtris, frappés par des mots dont ils n'avaient pas imaginé l'impact dévastateur.

Enfin il se permit de briser le silence avant de voir celui-ci s'installer, interrompant quasiment la tirade assassine de sa femme pour exprimer sa propre opinion. « Je n'ai pas donné Lucrezia à mes parents. Notre fille n'est pas un objet – je lui ai seulement octroyé la possibilité d'avoir une vie meilleure. Elle a saisi l'occasion au moment propice et maintenant » il haussa les épaules « je suppose que son existence est bien meilleure que la nôtre, même si je n'ai jamais eu à m'en plaindre jusqu'à présent. » Arcadio baissa les yeux vers son assiette raclée, comme fasciné, prêt à tout pour pour obtenir un minimum d'inspiration. Toujours focalisé sur la porcelaine, il se permit enfin de creuser le sujet plus en profondeur « Je sais que tu n'apprécies pas mes parents, et ils te le rendent bien. Seulement, ils ne sont pas les monstres que tu aimerais qu'ils soient – ils aiment profondément Lucrezia et n'ont jamais fait quelque chose qui allait à l'encontre de sa volonté. » Pure hypothèse d'un fils aveuglé par l'amour qu'il continuait à porter à ses géniteurs ; une part de lui savait pertinemment que ses parents n'avaient cure de leur entourage proche et que leurs connaissances servaient pour la plupart leurs intérêts qu'il savait nombreux et inégalés. Son admiration féroce surpassait toutefois ses doutes. « Notre fille est assez grande pour se débrouiller, te la ramener n'aurait aucun sens : elle n'a plus cinq ans, elle n'a plus besoin de sa mère à ses côtés » trancha-t-il avant de rajouter, d'une voix qui se voulait conciliante « je veux bien admettre n'avoir pas été irréprochable dans cette histoire mais la décision finale appartenait à Lucrezia, et elle a fait son choix. » et elle n'était plus à leurs côtés depuis quelques années déjà ; si elle avait voulu revenir, elle l'aurait déjà fait.

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MessageSujet: Re: this is what you asked for (annie)   Dim 18 Jan - 22:17

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ARCADIO GARTZES & ANNIE GARTZES
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Souvent, Annie se demandait ce qui avait bien pu leur arriver pour qu’ils en arrivent là où ils étaient. Arcadio et elle s’étaient souvent disputés, chamaillés seraient sans doute un terme plus adaptés. Mais jamais avant cette histoire, elle avait eu autant l’impression d’être incapable de comprendre le point de vu de l’homme qu’elle avait épousé. L’inverse était certainement vrai également. Si elle était incapable de la comprendre, alors sans doute qu’il était également incapable de la comprendre. Ils étaient sans une impasse et elle avait l’impression que plus rien ne pourrait jamais arranger les choses. Peut-être que leur couple était terminé et qu’il s’agissait de la seule conclusion à tirer, celle qu’on pourrait déposer sans avoir besoin de se déchirer. Ça aurait peut-être été plus simple de baiser les bras et de s’arrêter là. Ils avaient fait un long chemin ensemble mais de toute évidence, leurs routes commençaient à partir dans des directions opposées. Ils avaient passées de belles années ensemble, depuis Poudlard quand ils n’avaient été que des amis, depuis le premier baiser qu’ils avaient échangés. Il y avait dans ces années tellement de choses positives, des bons souvenirs qu’aucun ciel noir ne serait ternir, mais ce temps était peut-être révolu. Annie ne voulait pas en arriver là et pourtant, dans ses plus grands moments de doute, elle se disait que mettre un terme à cette relation pouvait être la meilleure chose à faire. Mettre un terme à leur histoire avant qu’elle ne devienne plus qu’un tas de ruines, détruite par les problèmes qui s’étaient glissés entre eux deux. Pourtant, elle revenait jusque dans cette maison soir après soir et jamais elle n’avait eu la force seulement de sortir une valise pour commencer à la remplir. Malgré toute la rancœur qu’elle pouvait ressentir, elle ne pouvait pas se résoudre à simplement partir. Elle ne savait même pas où est-ce qu’elle pourrait aller. Depuis qu’elle avait quitté Poudlard et le domicile de ses parents, il n’y avait toujours eu qu’Arcadio. Il était son repère, un pilier dont elle ne saurait se passer. Elle était certaine que sans lui elle serait perdue. Alors elle restait à ses côtés, distante et froide, mais elle s’entêtait à rester. Ce n’était peut-être pas la meilleure chose à faire, mais elle ne savait pas quoi faire d’autre. Elle s’accrochait à une paroi trop glissante et tôt où tard, elle ne tiendrait plus. Ou il ne tiendrait plus. L’un des deux allait forcément craquer au bout d’un moment et leur mariage deviendrait le siège d’un incendie. Chaque jour qui passait dans les conditions actuelles qu’ils s’étaient imposés – qu’elle avait imposées en réponse au comportement de son époux – semblait rendre les choses un peu plus compliquées. Combien de temps est-ce que ça allait durer ? C’était une question qui revenait souvent à l’esprit de la sorcière. Si elle n’avait jamais eu le courage de s’emparer d’une valise pour quitter les lieux, peut-être que son mari lui, le ferait. Peut-être qu’un jour, elle rentrerait du travail et elle constaterait que ses affaires avaient disparues. Sans doute que si ça devait arriver, elle ne serait pas franchement surprise. S’ils ne communiquaient pas, c’était la seule option qui restait à leur couple : la séparation. Elle n’avait pas envie de communiquer. Elle évitait son époux comme la peste et quand on lui avait confié un dossier tardivement, elle n’avait même pas pensé une seconde à le prévenir qu’elle allait rentrer tard, l’idée ne lui avait même pas traversé l’esprit. Peut-être parce que la raison de son retard était évidente, que ce n’était pas la première fois que ça se présentait ou parce qu’à force de ne plus communiqué, le prévenir ne faisait plus partie de ses priorités. Elle n’en savait rien. Le fait était qu’elle était en retard et qu’apparemment elle avait gâché une soirée qu’il avait préparée, probablement dans le but d’arrondir les angles avec elle. Elle avait gâché cette chance qu’il lui offrait, mais sans doute que, même si elle était rentrée à l’heure, les choses auraient été identiques, parce qu’ils en étaient arrivés là et qu’ils ne pouvaient pas simplement faire marche arrière.

L’explosion devait arriver et les étincelles avaient commencées à la seconde où elle était entrée dans la cuisine. Il était impossible à présent d’arrêter le feu. Ils avaient des choses à se dire, c’était le moment ou jamais et si ça devait se finir dans des bris de vaisselle, ainsi soit-il. Elle n’avait pas l’intention de rester silencieuse face aux paroles de son mari et lui n’en pouvait s’en doute plus de se taire face aux reproches qu’elle n’avait de cesse de lui servir. Cette soirée qu’il avait de toute évidence prévue romantique ne le serait certainement pas. C’était mal parti en tout cas pour que ça puisse finir dans un câlin et des mots doux. Une partie d’elle pourtant aurait presque voulu retrouver ça, parce que les bras d’Arcadio avaient toujours eu un côté réconfortant dans lequel elle s’était jeté à de nombreuses reprises dans sa vie, toutes ces fois où elle allait mal et le fait était qu’en cet instant elle allait mal. Si seulement elle aurait pu simplement dire qu’elle était fatiguée et s’enfuir, les choses auraient été plus simples, mais peut-être qu’il ne l’aurait pas laissée faire. Ils fuyaient tous les deux depuis trop longtemps, alors il était temps d’affronter les choses en face et advienne que pourra de leur mariage après cette soirée. « Comment est-ce qu’elle pourrait être meilleure que la nôtre ? On a toujours eu tout ce dont on avait besoin. Tes parents n’ont jamais rien apporté à nos vies. On a jamais eu besoin d’eux pour être heureux, elle n’a pas besoin d’eux non plus. Ils n’ont rien de plus que nous, si ce n’est un mépris déraisonné pour un monde qu’ils ne cherchent même pas à comprendre. » Comme beaucoup d’autres sorciers qui vivaient sous l’idéologie du seigneur des ténèbres, les Gartzes détestaient les né-moldus sans même avoir cherché à s’intéresser à l’univers dont ils étaient issus. Ils n’avaient aucune bonne raison de les détester, contrairement à elle qui ne pouvait que les détester pour le mépris qu’ils lui avaient toujours accordés. « Tu te voiles la face Arcadio. Pourquoi est-ce qu’ils se seraient miraculeusement intéressés à elle après dix-sept ans ? Leur intérêt pour Lucrezia coïncide étrangement avec la mort de ton frère. Elle n’avait pas besoin d’eux, ils ont besoin d’elle pour essayer de faire quelque chose de leur lignée, parce qu’ils savent que c’est fichu avec toi ! » C’était systématiquement l’objectif des gens comme eux. Ils s’entêtaient avec leurs mariages arrangés comme on faisait encore au début du siècle dans le monde des moldus – voir au siècle précédent – pour faire perdurer la pureté de leur sang et il semblait qu’il n’y avait qu’Arcadio pour ne pas réaliser ça. « Si elle n’a pas besoin de sa mère, elle n’a pas non plus besoin de ses grands-parents. Surtout ceux qui sont apparus dans sa vie dix-sept ans trop tard. » Il n’y avait aucune bonne raison  qui puisse justifier le départ de sa fille avec ses grands-parents, elle ne les connaissait même pas, ça n’avait aucun sens et il n’y avait qu’elle que ça semblait déranger. « Si elle avait choisi elle serait venue me le dire. Je ne l’ai pas vue depuis la dernière fois qu’elle est montée dans le Poudlard Express. Si elle avait eu le choix elle serait revenue à la maison, au moins une dernière fois. » Elle connaissait sa fille et elle savait qu’elle serait revenue, au moins pour dire au revoir. Son départ n’avait aucun sens. Il ne coïncidait même pas avec les lettres qu’elle avait pu envoyer durant la fin de sa scolarité à Poudlard. « Les mères savent quand il y a quelque chose qui ne va pas avec leurs enfants. »  Et elle le savait, qu’importait ce que pouvait en dire Arcadio, elle était persuadée que sa fille n’allait pas aussi bien qu’il voulait le croire. « Ils l’ont pris et ils ont disparus de la surface de la terre. Pourquoi ? » Ça n’avait aucun sens, ça faisait cinq ans qu’elle cherchait où est-ce qu’ils pouvaient être passés et cinq ans qu’elle se heurtait à des impasses. Arcadio semblait avoir réponse à tout quand ça concernait ses merveilleux parents, alors qu’il réponde à cette question. « Est-ce que tu sais où ils sont ? » Sa voix avait retrouvé un timbre particulièrement calme, trop calme sûrement et le regard qu’elle posait sur son mari ne présageait rien de bon. Elle cherchait sa fille depuis cinq ans, alors s’il savait où la trouvait et qu’il avait gardait ça pour lui, cette soirée allait véritablement tourner au désastre.  

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MessageSujet: Re: this is what you asked for (annie)   Ven 23 Jan - 16:31



this is what you asked for
No one can ever follow, No one can ever know. Wind up the spinning top and watch it go, watch it go. Never gonna be easy, was it ? You didn't think it'd be so much fun, Smile comes despite the danger get some get some. There's something happening here, There's something here that I just can't explain. I know I'm where I belong Deep down inside I am no longer lost ! I won't let you go (This is what you really want) So don't let go of me (This is what you asked for). I wanted something more (This is what you really want) I wanted this right here (This is what you asked for). No one can ever follow, No one can ever know. Wind up the spinning top and watch it go, watch it go, Never gonna be easy, was it ? ~ i won't let you go.


Leur couple n'avait jamais été de tout repos ; depuis des années, et cela remontait à leur première rencontre à Poudlard, ils avaient pris un malin plaisir à se chamailler perpétuellement. Mais à présent, Arcadio n'éprouvait plus aucune once de satisfaction. L'incendie qui les consumait allait bien au-delà des simples petites querelles puériles qui les avaient autrefois opposés. Lucrezia entrait régulièrement en jeu, silencieusement ou bien avec plus d'aplomb entre les lèvres d'Annie, et cela ne faisait qu'amplifier l'ampleur de ces flammes dévorantes. Mais baisser les bras si rapidement, en demandant une séparation sans autre forme de procès, aurait certainement rendu toutes ces années passées ensemble stériles. Tout aurait été plus simple si Arcadio avait, dès le départ, avoué à Annie ses fautes – qu'il ne parvenait pas à voir ainsi, mais soit – et révélé où ses parents résidaient. Ils n'avaient certainement pas disparu de la surface de la terre, Annie ne pensait pas à mal en disant cela, mais si Arcadio savait où ils résidaient, s'il avait toujours eu le droit de les voir, le sorcier n'avait jamais pu revoir sa fille. Elle lui manquait autant que son absence pouvait peser sur les frêles épaules de son épouse. Seulement, il était trop pudique pour clairement montrer ce qu'il ressentait réellement ; évidemment, il aimait Lucrezia. Évidemment, il aurait voulu la voir évoluer autrement. Mais il songeait à son bonheur et il avait la très nette impression d'avoir fait le bon choix, d'avoir conduit sa fille auprès de ses parents afin de créer cette infime étincelle de bonheur susceptible de la faire tenir des année durant auprès d'un époux aimant. Ce n'était évidemment que du domaine du fantasme, parce qu'il n'avait pas la moindre idée de son véritable ressenti. Il se fiait à son instinct paternel dont il n'avait plus parler depuis quelques années, depuis le départ de Lucrezia, dont la fine silhouette avait été encadrée par l'ombre de ses grands-parents. Il les savait parfois doux ; mais cette douceur était teintée de cruauté. Il lui avait fallu de nombreuses semaines pour se persuader d'avoir fait le bon choix. Il se souvenait des menaces à peine voilées, de la mort de son frère aîné – Annie n'avait pas tort, Arcadio n'avait été que le second choix, celui vers qui ses géniteurs ont pris le parti de se tourner en désespoir de cause. Ils n'avaient pas caché leurs attentions à l'égard de leur petite-fille et, certes, le sorcier n'avait pas voulu déceler tout ce qui se gonflait, tout ce qui enflait, à sa vue comme une tumeur particulièrement résistante. Il n'avait pas vendu sa fille, il le concédait, mais il l'avait poussée entre les serres de rapaces plutôt vicieux.

Il y avait une très nette différence entre l'admettre implicitement et l'avouer à Annie. Elle n'attendait que cela, elle trépignait d'impatience à l'idée d'entendre tout ce qu'elle avait toujours voulu voir sortir de sa bouche. C'était un combat qu'il ne pouvait pas gagner – à la loyale, du moins. Il avait d'autres armes en mains, d'autres façons de détourner le problème ou d'engager une guerre dont il ne sortirait évidemment pas sans séquelle. Cette perception était inédite et passablement écœurante, lorsqu'il faisait une rétrospection claire de tout ce qu'ils avaient dû endurer. Mais les adolescents qu'ils avaient été n'étaient pas morts parce que tout était prétexte à se quereller ; que ce soit le match qui avait opposé Serdaigle à Poufsouffle plus de vingt-sept ans plus tôt, ou plus récemment la perte de leur fille aînée. Ils ne parlaient toutefois pas de la fausse-couche d'Annie, de son incapacité à avoir d'autres enfants – et de la présence constante d'Arcadio à ses côtés. Il n'avait pas été irréprochable malheureusement, mais il avait été un bon mari et un père aimant. Tout ce qu'Annie ne voulait plus lui accorder, à croire qu'il n'avait jamais été là pour elle ou pour leur fille. Ce pessimisme éternel, cette fâcheuse tendance à toujours vouloir le rabaisser – il interprétait ainsi les silences lorsqu'ils se faisaient trop pesants. Désormais, alors que l'alcool le désinhibait mais n'altérait pas encore sa vision des choses, il savait que les torts étaient partagés et qu'il n'était pas le seul fautif. N'était-ce pas le droit d'une femme que de soutenir son époux, malgré les choix durs et les temps de malheur ? C'était une chose de l'accabler parce qu'il n'avait pas fait les choses comme elle l'entendait, mais c'en était une autre que de se dire qu'elle avait également abandonné sa propre fille. En revanche, Arcadio ne se sentait pas le cœur à détruire pas à pas l'ombre de sa femme et ce, même si des arguments commençaient à poindre dans son esprit quelque peu altéré par les divagations qui faisaient de lui un mauvais buveur, mais pas un mauvais père – jamais un mauvais père. Chose qu'Annie ne parvenait définitivement pas à assimiler, et sans doute était-ce la situation la plus malheureuse de cette affaire. L'incompréhension entre les deux partis.

Toutefois, Annie continuait de plus belle à l'accabler et à lui faire passer un message, qui n'était même pas subliminal tant elle appuyait sur la plaie à l'en faire pâlir : tout n'était qu'une question de compréhension mais elle l'accusait de tous les maux de la terre, avec un malin plaisir qui lui donnait envie de vomir. Son estomac se tordit alors que ses doigts continuaient à tapoter la surface boisée de manière moins fréquente, mais plus vigoureuse. Elle le poussait dans ses derniers retranchements, en lui demandant finalement s'il savait où ils se trouvaient. Oh, il savait où ses parents habitaient – il allait même quelques fois leur rendre visite – mais ils avaient toujours refusé de lui parler de Lucrezia, de peur de le voir en parler à sa femme qu'ils ne portaient pas dans leur cœur. Il savait qu'il pouvait facilement faire pression sur les elfes de maison de ses parents, car ils l'appréciaient, pour obtenir davantage d'informations et retrouver ainsi sa fille. Il n'en avait jamais eu l'opportunité, peut-être de peur de se faire rejeter finalement, mais voir Annie dans cet état le rend fou à son tour. Il voulait retrouver sa fille, et lui faire avouer qu'elle remerciait ses grands-parents de lui avoir donné une existence aussi délicieuse ; du miel, de la crème – tout ce qu'elle pouvait avoir, elle l'avoir. Grâce à eux, grâce à lui. C'en était si étrangement parfait que c'en devenait quasiment douloureux. Tête à moitié penchée sur le côté, Arcadio toisait sa femme, espérant la voir se taire et battre en retraite. Mais Annie était celle qu'il avait épousée, et il y avait bien une raison à cela : elle n'abandonnait jamais.

« Ils avaient la possibilité de lui offrir un bon parti, j'vois pas ce qu'il y a de mal à ça. » haussant les épaules, comme pour signifier que la discussion – de ce côté – était close, Arcadio se redressa et arrêta ses mouvements tendus de phalanges pour mieux serrer le poing. « Les mères savent quand il y a quelque chose qui ne va pas avec leurs enfants ; voyez-vous ça... une sorte de septième sens dont les hommes, pères et maris, doivent être dénués j'imagine ? Je ne savais pas que tu avais le monopole de ce genre de sensations. J'dois signer où pour acquérir le même don ? » lâcha-t-il, clairement hargneux et piqué au vif. « J'ai confiance en eux et ce sont mes parents, par Merlin, tes ressentiments – et les leurs – importent peu lorsqu'il est question de Lucrezia. Elle a choisi, elle a accepté et je ne vois pas ce que tu pourrais faire pour aller à l'encontre de cette décision. » il esquissa un sourire, totalement dénué de la moindre parcelle de joie ; il n'avait rien de plus à lui dire car, malgré tout, il n'avait pas la moindre envie d'alimenter le brasier qui les secouait déjà. Il croisa finalement les bras sur son torse, conscient que sa sincérité n'allait rien arranger. « J'ai conscience que mes parents ont sûrement vu en Lucrezia une façon intéressante de purifier le sang des Gartzes puisque je suis le dernier descendant de sang-pur de notre branche. » il se mordit la lèvre inférieure, considérant ce qu'il pouvait dire – ou non –. « Je sais où sont mes parents effectivement, mais je ne sais pas où est Lucrezia. » il arqua un sourcil désapprobateur, comme si Annie était coupable d'une chose dont elle n'avait pas encore la moindre idée « ils n'ont jamais voulu me le dire, craignant sans doute que je te révèle sa localisation. » avoua-t-il à demi-mot. Il n'avait plus peur de trop en dire, après tout il pouvait garder pour lui les petits secrets des elfes de maison. Il n'était jamais bien sûr de leurs informations et ce n'était encore qu'une question de temps avant de recevoir les points manquants à son histoire. Annie serait furieuse après lui, après toute la famille Gartzes ; mais que pouvait-il y faire ? Cela faisait longtemps qu'il ne s'adressait plus directement à elle avant de prendre certaines décisions.

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MessageSujet: Re: this is what you asked for (annie)   Sam 24 Jan - 14:35

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Annie et son mari avaient eu une vie plutôt heureuse avant de se retrouver déchirés à propos d’une affaire qui ne se résoudrait sans doute jamais. Aucun d’eux n’avait jamais été du genre à laisser tomber lorsqu’ils étaient sujets à une dispute, mais aujourd’hui, ce n’était plus une chamaillade s’en importance, des mots qu’ils se balançaient avec un sourire taquin aux coins des lèvres. Aujourd’hui plus que jamais, le sujet de leur dispute était sérieux. C’était Lucrezia, c’était leur fille et aux yeux d’Annie il était celui qui l’avait éloignée de leur foyer sans même lui toucher un mot. Elle était sa mère, elle aurait dû avoir son mot à dire dans cette discussion et elle n’était pas aussi sotte que son mari voulait bien le croire, elle n’était pas non plus d’une affligeante naïveté comme c’était le cas de son époux. Les parents d’Arcadio n’étaient pas des gens d’une bonté sans nom qui voulaient le meilleur pour leurs enfants et pour leur petite fille. La notion de bonheur était surement surfaite à leurs yeux, ce qui comptait plus que tout, c’était la prospérité de leur lignée. Une lignée qui avait déjà été bien entachée par les choix d’Arcadio, parce qu’il avait décidé d’épouser une née-moldue plutôt qu’une sorcière de sang-pur grâce à qui leur héritage serait resté parfaitement pur. Ils avaient compté sur le frère d’Arcadio pour transmettre la pureté de leur sang mais il était mort sans savoir eu d’enfants. Ce qui leur restait, c’était Lucrezia. Ce n’était peut-être pas une sang-pur, mais c’était ce qu’ils avaient de mieux pour sauver leur honneur. Arcadio ne semblait pas être capable d’admettre une chose pareille et pourtant, il savait que ses parents n’avaient jamais vraiment accepté leur mariage parce qu’elle était une née-moldue. Il savait pertinemment ce qu’ils pensaient des gens comme elle, ou des mélange de sang alors pourquoi est-ce qu’il n’arrivait pas à comprendre qu’ils avaient besoin de Lucrezia pour arriver à leurs fins mais qu’ils se fichaient pertinemment de savoir si elle était heureuse ou non ? Elle aurait voulu le secouer jusqu’à ce qu’ils voient les choses comme elle les voyait, mais sans doute que ce serait inutile. Elle pourrait passer sa vie entière à le secouer comme un pommier que ça ne changerait rien à son point de vue. Elle le connaissait trop bien et elle savait combien il pouvait être entêté par moment. C’était un défaut qu’ils avaient toujours partagé et il fallait croire qu’au fil des années, ça n’allait pas en s’améliorant. Elle n’arriverait pas à le convaincre qu’il faisait fausse route et il n’arriverait pas à la convaincre qu’elle avait tort de voir les choses de la façon dont elle les voyait. Alors où est-ce qu’ils allaient concrètement ? Droit dans le mur sans doute. Chaque fois qu’ils se retrouvaient à s’affronter, c’était du temps perdu, une bonne excuse pour hausser le ton, se lancer dans une démonstration complète et argumentée de leur point de vu, sans doute l’occasion de briser quelques objets – une bonne excuse pour changer la vaisselle – mais au-delà de ça, c’était un cul de sac dont ils n’étaient pas prêts de sortir. Est-ce qu’elle voulait seulement en sortir ? En vouloir à son mari pour la disparition de leur fille, c’était tout ce qu’elle avait. Si elle lui pardonnait, c’était comme si elle oubliait sa fille, comme si elle acceptait son absence et son silence, mais elle en était incapable. Passer à autre chose et oublier son enfant, il lui semblait que c’était au dessus de ses forces. Lucrezia était ce qu’elle avait de plus cher dans sa vie et même son mariage ne semblait pas valoir la peine de la laisser de côté. Depuis qu’elle était venue au monde, ça avait toujours été Lucrezia avant tout, une habitude sont elle ne pouvait pas se défaire, même après cinq ans sans la moindre nouvelle de sa fille. Cinq longues années qui la rendaient folle. C’était dans l’asile psychiatrique du coin qu’elle irait finir sa vie si les choses continuaient comme ça, et enfermée dans un asile de fou, son mariage n’aurait, de toute façon, plus beaucoup d’importance.

La sorcière leva les yeux au ciel suite aux paroles de son époux. Qu’est-ce que ça voulait dire ça un bon parti ? Dans quel monde est-ce que les femmes avaient encore besoin qu’on leur trouve un bon parti ? Est-ce qu’ils avaient aussi dû payer une dote pour la marier ? C’était n’importe quoi. Annie était d’avis qu’une femme n’avait pas besoin qu’on l’aide à trouver un bon parti. Lucrezia aurait pu se marier avec un homme qu’elle aimait et pas un homme qui pouvait lui assurer un avenir plein de richesse. Elle aurait aussi pu ne pas se marier, se concentrer sur un bon emploi, où était le problème ? C’était fini l’époque où les femmes avaient nécessairement besoin d’un époux pour survivre. Un bon parti n’avait plus d’importance aujourd’hui comparé à un mariage d’amour. « C’est archaïque. Les femmes n’ont plus besoin qu’on leur trouve un bon parti. Elle aurait très bien pu trouver un travail, rester célibataire toute sa vie et être parfaitement heureuse ou épouser n’importe qu’elle aurait aimé ! » C’était ce qui comptait dans un mariage après tout, elle, aurait voulu que sa fille puisse se marier par amour et pas simplement avec un bon parti. « Pourquoi tu m’as épousée si tu crois encore que ce qui fait un beau mariage c’est une histoire de bon partis ? » Elle connaissait déjà la réponse à cette question, du moins elle espérait la connaitre. Il l’avait épousée parce qu’il l’aimait, certainement pas pour la richesse de ses parents – ils ne l’étaient pas particulièrement – ou pour la pureté – apparemment inexistante – de son sang. Ils s’étaient mariés parce qu’ils s’aimaient et elle aurait voulu que ce soit pareil pour Lucrezia, elle aurait voulu qu’elle épouse un homme dont elle était amoureuse et pas un bon parti. Pourquoi est-ce qu’Arcadio ne voulait pas la même chose pour sa fille. Est-ce qu’il estimait ne pas avoir été assez heureux à ses côtés ? Cette pensée lui pinça douloureusement le cœur, elle avait pourtant l’impression qu’ils avaient toujours eu tout ce qu’ils voulaient alors où était le problème ? Elle chassa cette pensée pour faire fuir les larmes qui menaçaient de venir s’écouler sur ses joues. Elle ferma les paupières un court instant, ce n’était pas le moment de faiblir. Après un court soupire et suite aux propos de son époux, elle rouvrit les yeux pour lui adresser un regard presque noir. « Je ne sais pas, peut-être qu’avec un utérus et la capacité de porter un enfant pendant neuf mois, tu pourrais t’en rendre compte aussi. Peut-être qu’une paire de couilles et de la testostérone bloquent ce genre de sentiment. J’en sais rien et j’aimerais savoir pour avoir une chance de te faire réaliser qu’il y a quelque chose qui ne va pas dans cette histoire. » Annie ne savait pas comment faire pour qu’il comprenne, elle ne savait pas ce qui pouvait bien bloquer chez lui pour qu’il ne réalise pas que ce n’était pas normal que leur fille soit aux mains de ses parents sans qu’ils aient le droit de la voir. C’était pourtant de la logique alors pourquoi ? Il fallait croire qu’elle n’obtiendrait jamais de réponse à cette question. « Je ne leur fait pas confiance et je ne leur ferais jamais confiance d’autant plus quand il s’agit de ma fille. S’ils en avaient eu l’occasion ils auraient certainement glissé de l’arsenic dans mon verre depuis longtemps. Ils ne m’ont jamais donné une seule bonne raison de leur faire confiance. » Elle n’avait jamais été en contact avec les parents Gartzes bien longtemps – ce n’était pas comme s’ils avaient pris le temps de se déplacer pour leur mariage ou pour voir Lucrezia – mais les rares fois qu’elle avait croisé leur regard, elle avait eu l’impression que s’ils avaient la capacité de la tuer en un battement de cils, ils l’auraient fait sans l’ombre d’une hésitation. Le fait été qu’elle avait toujours eu peur des parents Gartzes, alors forcément savoir sa fille entre leurs mains n’avaient rien de rassurant. « Alors tu devrais savoir qu’elle n’est certainement pas particulièrement heureuse. Ce n’est pas parce qu’il s’agit d’une femme qu’elle peut se complaire dans un mariage arrangé. Et si jamais ils l’ont mariée à un sale type ? Quelqu’un qui la frappe ? Quelqu’un qui penserait qu’il est nécessairement supérieur à elle parce que c’est un homme et qu’en plus il a le sang-pur contrairement à elle ? Et s’il était parfaitement adorable mais qu’elle ne l’aimait pas ? Un beau mariage doit être basé sur l’amour, pas sur un arrangement pour purifier le sang. » En plus purifier le sang, ce n’était qu’une belle connerie. Elle avait du mal à comprendre que sang-pur pouvait bien vouloir dire dans le fond. S’ils continuaient comme ça, ils allaient finir par tomber dans la consanguinité avec leurs principes débiles et bientôt les sang-purs restants seraient stériles ou complètement attardés alors il était beau l’avenir des sang-purs ! Lentement, la sorcière tira la chaise pour s’assoir en face de son époux. « Est-ce que c’est normal chez les Gartzes que des parents n’aient pas le droit ne serait-ce que de voir leur fille ? » Il l’avait bien avoué à voix hautes, ses parents ne voulaient pas lui dire où était Lucrezia, parce qu’ils ne voulaient pas qu’il le dise à son épouse. Ils ne voulaient pas qu’ils puissent voir leur enfant, ni lui ni elle. « Si tout allait bien dans le meilleur des mondes, où serait le problème si on venait la voir de temps en temps ? Je ne prétends pas vouloir garder ma fille pour toujours sous ce toit. Je sais pertinemment qu’arrivée à l’âge adulte les enfants prennent de la distance par rapport à leur parents. Mais tes parents, ne veulent pas qu’on puisse la voir. Pourquoi ? » Elle avait parlé d’une voix plus posée, elle n’allait de toute façon pas passer sa soirée à s’égosiller pour rien du tout. Elle attrapa le verre de vin qu’elle avait rempli précédemment pour en avaler une large gorgée. « Où est-ce qu’ils sont ? » Elle avait bien envie de leur toucher quelque mots, n’en déplaise à son mari, si elle avait l’occasion de les trouver, elle irait leur faire comprendre son point de vu, c’était légitime après tout. Elle avait des choses à leur dire et si Arcadio ne voulait pas lui répondre parce qu’il s’inquiétait pour elle ou quelque chose dans ce gout là, ça prouverait au moins qu’elle avait raison : ils étaient dangereux et il en avait conscience.

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