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 (reysen&elia) + It's gonna be world war III.

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MessageSujet: (reysen&elia) + It's gonna be world war III.   Lun 19 Jan - 18:30



It’s gonna be World War III
Reysen Oswal & Elia N. Oswald .
Encore un matin comme les autres. Je me réveillais lentement alors que la lumière du jour était entrain d’apparaitre au travers de mes rideaux. J’habitais encore chez ma mère, en compagnie de mes frères et de mon beau-père. Je ne m’en plaignais pas, mis à part lorsqu’il s’agissait d’avoir un diner en « famille ». En effet, mon jumeau et n’étions en bon terme, et il l’étais encore moins avec ma mère et son petit ami. La journée, il était facile de l’éviter en partant pour mon stage au ministère, mais lorsqu’il s’agissait de tous s’avoir autour d’un table, c’était une toute autre affaire ! Quand bien même, je préférais encourager ma mère à oublier mon père que de m’accrocher aux souvenirs du passé. Mais Lorcas n’était pas du même avis. Je me préparais lentement, avant de descendre prendre mon petit déjeuner. « Bonjour. », dis-je en entrant dans la pièce. Il faisait encore un peu sombre dehors, et seule ma mère était déjà debout, elle m’adressa un sourire. Tout se passa dans le silence, et je me levais de ma chaise, mon sac sur l’épaule puis embrassant ma mère sur la joue avant de partir en direction du ministère. A ma sortie de Poudlard, j’avais réussi à obtenir un stage dans le département de la justice magique. J’étais plutôt fière de moi pour le coup, et j’espérais que ma carrière continuerait de s’élever jusqu’au top. Le hall du ministère était vaste, et je ne pouvais pas m’empêcher de trouver ce décor majestueux. Tout en marchant vers l’ascenseur, je saluais le peu de gens que je connaissais. Une fois arrivée à destination, je m’installais à mon petit bureau, me chargeant de la paperasse que je n’avais pas fini la veille. Ce n’était pas vraiment la partie la plus intéressante de mon stage, mais il fallait bien qu’il y ai des cotés négatifs, non ? « Elia, tu viens manger », me proposa un autre stagiaire de mon département. Je prenais alors mon sac contenant mon déjeuner sortant dans le couloir. Nous arrivâmes dans le hall, quand j’aperçus un silhouette que je connaissais. Une silhouette et un visage que j’aurais aimé ne pas reconnaître. Encore mieux, j’aurais aimé ne pas le voir ici. Une boule se forma dans ma gorge alors que je croisais le regard de mon père et que je me stoppais net. « Je suis désolé, j’ai oublié quelque chose à mon bureau, pars devant je te rejoins. », lançais-je à mon ami qui me regardait d’un air interrogateur. Ni une, ni deux, je tournais les talons, en marchant à vive allure jusqu’à l’ascenseur. Je m’empêchais de courir pour ne pas avoir l’air suspecte, mais ce n’était pas l’envie qui m’en manquait. Je n’étais pas prête à le voir, je n’étais pas prête à l’affronter. C’était encore trop tôt. Je voyais déjà le sourire de Lorcas, si jamais j’admettais avoir eu tort au sujet de notre père. Je me réfugiais alors dans la cabine, espérant avoir échappé à mon père, mais les portes de l’ascenseur se refermèrent après son entrée dans la cabine, me faisant face. Je reculais dans un coin, croisant le bras sur ma poitrine et ne  lui accordant aucun regard.

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MessageSujet: Re: (reysen&elia) + It's gonna be world war III.   Lun 19 Jan - 22:19

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Reysen n’avait absolument pas envie de se rendre au ministère de la magie. Il avait reçu, quelques jours plus tôt une convocation, sans doute des trucs à régler concernant sa libération, mais il s’en fichait. Il aurait presque eu envie de demander à Ruth – qui s’occupait de lui depuis sa sortie de prison – de bien vouloir y aller à sa place pour lui faire un résumé. Mais d’après Gemma, la convocation étant à son nom, il était le seul à pouvoir s’y rendre. Il détestait le ministère de la magie. Il avait travaillé là-dedans pendant des années et il avait fini dans une cellule à Azkaban, parce que personne n’avait voulu le croire. Il ne savait même pas pourquoi il devait encore perdre du temps avec ce fichu ministère. Il avait déjà perdu six ans derrière les barreaux d’une prison à Azkaban, est-ce que c n’était pas suffisant pour eux ? S’il n’y avait pas eu Gemma pour le forcer à s’y rendre, sans doute qu’il se serait contentait de brûler cette fichue convocation pour faire comme si elle n’avait jamais existé. Pourtant, sa colocataire l’avait forcé à y allé. Elle s’était efforcé de le pousser à s’habiller mieux que d’habitude et à faire quelque chose de ses cheveux – définitivement trop longs mais les couper c’était le cadet de ses soucis – afin d’être, selon ses propres propos présentable. Une fois prêt, il s’était rendu, non sans rouspéter, jusqu’au ministère de la magie. A peine entré dans le bâtiment, il avait envie de s’en échapper. Les lieux lui rappelaient les années pendant lesquelles il avait servi en tant qu’auror et comment tout ça avait fini par se terminer. Les couloirs lui rappelaient l’assassin de son fils qui s’y était pavané trop longtemps en profitant de son statut pour se protéger des accusations qu’il avait pu porter à son égard. S’il y avait beaucoup de choses qu’il pouvait regretter dans sa vie, avoir tué cet homme n’en faisait pas partie. Ce qui était regrettable, c’était que personne n’ait été fichu de remarquer qu’il n’avait fait que son boulot. Il avait passé six ans à Azkaban pour rien du tout, mais il avait su que ça se terminerait comme ça. Il n’y avait qu’Ysilla qui l’avait cru quand il avait pointé ce type du doigt, alors il était allé se faire justice lui-même. Il connaissait les conséquences de ses actes avant même d’avoir retrouvé l’homme en question. Malgré tout, in continuait de penser que le ministère de la magie aurait dû faire mieux les choses. S’ils avaient été moins stupide, il ne serait pas resté en prison pendant six longues années, il n’aurait pas perdu sa famille, sa femme ne se pavanerait pas au bras d’un autre. Il détestait vraiment le ministère de la magie et il ne voulait même pas savoir ce qu’on lui voulait. Pourtant, il s’était présenté au bureau où il était convoqué, il avait réglé des trucs administratifs, écouté d’une seule oreille ce qu’on avait pu lui dire. Il était resté poli et posé, mais il n’avait qu’une envie : sortir de là.

Une fois ce fichu rendez-vous terminé, il se précipita vers la sortie du bureau. Plus vite il serait de retour à Pré-au-lard, mieux ce serait. Il avait encore bien perdu sa matinée. Il était certain qu’il aurait facilement pu trouver quelque à faire pour se rendre utile à la librairie, au moins il aurait eu le sentiment de servir à quelque chose et de ne pas gaspiller son temps pour des broutilles. Mais le ministère était plus important que le reste bien évidemment. Le ministère de la magie semblait tout le temps être placé sur un piédestal alors qu’il ne méritait en rien cette position. Il y avait eu des mangemorts infiltré dans leurs rangs et ils avaient été trop stupides pour bien vouloir l’admettre. Forcément, le ministère de la magie était parfait, le ministère de la magie était le meilleur endroit du monde, certainement pas un nid à mages noirs. Foutaises. Reysen était persuadé qu’encore aujourd’hui, ils avaient des mangemorts dans leurs rangs et qu’ils passaient aisément entre les mailles du filet parce que, justement, ils faisaient partis du ministère de la magie. Un jour, peut-être qu’ils ouvriront les yeux sur les disfonctionnement du système, mais de toute évidence, ce jour n’était pas demain. Les mains dans les poches de sa veste, il s’apprêtait à quitter les lieux, un visage familier l’arrêta dans sa marche. Six années avaient passées, c’était un temps particulièrement long, mais certainement pas assez long pour lui faire oublier le visage de sa fille. Elle avait grandi, elle avait mûri, elle était devenue une femme, mais impossible de ne pas la reconnaitre. Elle était là au ministère de la magie. Il n’en savait rien, puisqu’il avait fait marche arrière en voyant Ysilla avec un autre homme quand il avait prévu de retourner les voir. Rapidement, il rebroussa chemin, la suivant alors qu’elle se précipita vers un ascenseur. Il se glissa à l’intérieur juste avant que les portes ne se referment et il se retrouva juste en face de la jeune femme. « Elia. » Il n’était pas fou, elle s’était précipitée vers cet ascenseur à la seconde où elle l’avait aperçu, comme dans une volonté de le fuir. Il y avait probablement mille et une raison à ce comportement, après tout c’était exactement ce qu’il avait fait, quelques semaines plus tôt quand il avait voulu revenir chez lui. « Est-ce que tu essaies de me fuir ? » La réponse à la question était évidente, oui elle essayait de le fuir et elle avait probablement hâte que cet ascenseur s’arrête pour qu’elle puisse en sortir et continuer sa fuite. Il avait travaillé au ministère de la magie pendant plusieurs années, alors il connaissait un tas de choses sur les lieux et notamment sur les ascenseurs. Rapidement, il appuya sur l’un des boutons du cadran qui eu pour effet d’arrêter l’ascenseur dans sa route. Faisant barrage de son corps entre le cadran de contrôle de l’ascenseur et sa fille, il avait bien l’intention de discuter un petit peu avec elle avant de la laisser sortir de là. Après six ans, ils avaient forcément des choses à se dire.

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MessageSujet: Re: (reysen&elia) + It's gonna be world war III.   Mar 20 Jan - 4:30

It’s gonna be World War III
Reysen Oswal & Elia N. Oswald .

Lorsque mon père avait été jeté en prison, notre entourage avait commencé à nous  juger par rapport à ses actes. Nous étions la famille d’un meurtrier, comme si nous étions complices et que nous lui tenions la main pour jeter le sort qui avait ôté la vie d’une homme. Tout le monde faisait un amalgame, et ne nous distinguait plus comme une personne à part entière. Moi qui aimait être reconnu pour ce que je faisais, je l’avais très mal vécu. Tellement mal vécu que j’ai fini par blâmer mon père et me ranger du côté des gens qui le pointait du doigts. Je n’avais pas seulement mal pour moi, mais aussi pour ma mère qui avait donné naissance au dernier de la fratrie et qui devait aussi faire face au jugement, puis pour mon frère jumeau, mais il n’avait pas voulu suivre mon exemple, persuadé que notre père était innocent ou bien avait commis ce meurtre pour une raison. Alors, j’avais fini par m’éloigner de lui, et la seule chose qui nous unissait encore était le petit dernier de la famille. Et là, je n’en croyais pas mes yeux, mon paternel se trouvait là devant moi. Il avait changé, ses cheveux étaient longs et son regard pétillant n’était plus là. Lui, qui avait été mon héro pendant mon enfance se tenait devant moi. Lui, que j’avais toujours imaginé, fier à ma sortie de Poudlard, pour mon premier emploi, me guidant vers l’autel le jour de mon mariage … Mais rien de cette admiration n’était restée intacte. Et maintenant, je n’avais aucune envie de lui parler, ou même de le regarder. Je voulais juste que ce fichu ascenseur s’ouvre sur n’importe quel étage et m’enfermer quelque part. « Elia. », prononça t-il et je me mordis la joue. Cela faisait six longues années que je ne l’avais pas vu et une part de moi ne pensait qu’à se précipiter vers lui pour pouvoir le serrer dans mes bras, la petite fille de douze ans voulait se précipiter dans ses bras. Mais l’autre part ne voulait pas baisser les armes devant lui. C’était de sa faute si nous étions tous devenu des indésirables dans la société, pendant six ans. « Est-ce que tu essaies de me fuir ?  », continua t-il, et je ne pus retenir un rire sans joie. C’était une question tellement rhétorique ! Je le fuyais pour tellement de raisons. Je levais à nouveau mes yeux vers lui, le voyant actionner un bouton et un instant plus tard, l’ascenseur se stoppait dans sa course. Je commençais à fulminer.

« Tu crois faire quoi là ? », demandais-je, en sachant pertinemment la réponse. J’esquissais un pas vers lui pour pouvoir atteindre le bouton, mais je m’arrêtais car il faisait barrière de son corps entre le panneau de contrôle et moi. Je grinçais des dents. « Je te fuis parce que je ne veux pas te parler, je n’ai rien à te dire. Je n’ai plus rien à te dire depuis que tu as été envoyé en prison. », crachais-je, en le regardant dans les yeux, espérant peut être apercevoir une étincelle de douleur dans ses yeux. La même douleur qui s’était emparé de mon cœur lorsqu’on m’avait appris que je ne reverrais jamais mon père. « Si tu veux renouer avec un de tes gosses va voir Lorcas, il t’accueillera à bras ouvert. », continuais-je. J’imaginais déjà la tête de mon jumeau apercevant mon paternel sur le pas de la porte, et son sourire type « qu’est-ce-que-je-vous-avez-dit/j’avais-raison » sur le visage. Cela me donnait déjà envie de partir en courant. J’imaginais ensuite la tête de ma mère en le voyant. Non, je ne voulais pas imaginer cela, elle serait ravagée encore une fois. Elle qui avait à peine réussi à faire sa vie avec un autre. Certes, il ne remplacerait jamais l’homme qui se trouvait en face de moi en ce moment même, mais il était ce dont nous avions besoin. Je baissais les yeux avant de continuer sur ma lancée. « Va renouer avec n’importe qui d’autre, mais pas moi. Ni maman. Laisse-nous tranquille. », finis-je, en me mordant la langue pour ne pas ajouter On a pas besoin de toi. Je serrais les poings, avant de relever le regard sur son visage. « Débloques ce fichu ascenseur, laisses-moi retourner à mon boulot. », dis-je d’une voix que je voulais forte. Je regrettais tellement d’avoir accepté cette sortie « déjeuner », si j’étais restée comme d’habitude à mon bureau, je ne me serais pas retrouvée dans une telle situation. Je tentais de me calmer, mais le trop-plein d’émotions risquait d’exploser à tout moments. Je me montrais froide, et distante avec mon père, mais ce n’était même pas le quart de ce que je pouvais lui reprocher après six années sans lui. Si il voulait de la discussion, il aurait des cris à la place.
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MessageSujet: Re: (reysen&elia) + It's gonna be world war III.   Mar 20 Jan - 17:35

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Durant les années qu’il avait passé à Azkaban, Reysen avait eu le loisir d’imaginer de toutes les façons possibles ce que pouvait traverser sa famille, il lui avait manqué des informations – comme la grossesse de son épouse – pour pouvoir ne serait-ce que s’approcher de la réalité. Il n’avait pas imaginé que les choses pouvaient être si compliquées dehors. Elle l’était déjà beaucoup trop entre les murs d’Azkaban, alors au fond de lui, la petite lueur d’espoir que les détraqueurs ne lui avaient pas arrachée s’était efforcée de lui montrer un dehors meilleur. Il venait de sortir de prison et il s’était vite rendu compte qu’il était loin du compte. Sa femme le détestait assez pour avoir omis de lui dire qu’elle attendait un enfant, puis elle s’était trouvé quelqu’un d’autre pour pallier à son absence. Sa fille à première vu le détestait de tout son être. Il n’y avait que Lorcas qui semblait bien vouloir lui laisser une place dans sa vie. Il aurait voulu que les choses soient différentes, parce qu’il avait passé les six dernières années à se répéter qu’il avait fait exactement ce qu’il se devait de faire, mais personne autour de lui ne semblait entendre les choses de cette façon. Il avait vengé son fils, ses beaux-parents, sa belle sœur et sa nièce en faisant ce qu’il avait fait. Il avait arrêté un mangemort qui aurait facilement pu faire plus de victimes. Et s’il n’avait rien fait, qu’est-ce qui se serait passé ? C’était une question qu’il s’était souvent posée. Est-ce qu’il serait revenu pour s’assurer qu’il ne restait plus rien des Everdeen ? Il aurait pu revenir pour les jumeaux, pour Tristan, pour Ysilla et son enfant à naitre. Rien ne l’empêchait de continuer ce qu’il avait commencé puisque le ministère de la magie ne voulait rien entendre. Il aurait eu des raisons de revenir vers sa famille puisque Reysen avait commencé à le pointé du doigt et ce genre de personne n’hésitait pas quand il s’agissait de faire taire des personnes gênantes. Il n’y avait rien pour retenir ce monstre de venir s’en prendre à nouveau à sa famille. Il en avait décimé une grande partie, il avait fait ce qu’il devait faire pour protéger ce qu’il en restait. C’était une chose apparemment difficile à comprendre pour les autres, on lui reprochait sa violence, on lui reprochait de d’être laisser emporter par son envie de vengeance, mais apparemment, personne ne voulait bien admettre qu’il avait agit pour le bien de tous. Au moins maintenant au ministère de la magie, on considérait qu’il n’avait fait qu’exécuter les ordres qu’on lui avait donnés. C’était déjà ça sans doute, mais ça arrivait six ans trop tard. Les années qu’il avait perdues à Azkaban, il n’allait pas les récupérer, quant à sa famille, ça allait être difficile de toute évidence. Sa femme fréquentait quelqu’un d’autre, alors il n’avait pas franchement envie de retourner vers elle, à quoi bon de toute façon ? Et Elia semblait plus froide encore qu’un bloc de glace. Sans doute incapable de blâmer sa propre fille, il ne pouvait que détester d’avantage le ministère de la magie pour l’avoir mis dans cette situation pourrie. Si c’était pour retrouver sa famille brisée au possible, peut-être qu’il aurait mieux fallut qu’il reste à Azkaban jusqu’à son dernier souffle.

Il pouvait au moins essayer d’arrondir les angles, fournir des explications, tenter quelque chose, n’importe quoi pour ne serait-ce que repousser un petit peu sa fille dans ses retranchements. Ce n’était pas complètement perdu, peut-être qu’il avait encore une chance de retrouver sa fille, alors il devait essayer quelque chose. Même si ça devait passer par un ascenseur bloqué au beau milieu du ministère de la magie et des cris. Rien ne pouvait de toute façon être plus difficile à surmonter que la vie derrière les barreaux d’une prison – surtout de celle d’Azkaban. Les bras croisés sur la poitrine il haussa légèrement les épaules en guise de réponse à sa question. C’était évident ce qu’il faisait, il avait arrêté l’ascenseur, il doutait que la question d’Elia nécessite véritablement une réponse, alors il laissa de côté, écoutant les paroles de la jeune femme, sans broncher. Il ne faisait que garder les mâchoires serrées avec force face aux répliques tranchantes de la jeune femme. Evidemment, entendre sa fille lui faire comprendre qu’elle ne voulait plus le voir, c’était blessant, mais il pouvait encaisser, de la même façon qu’il avait qu’il avait encaissé Azkaban. « J’ai déjà parlé avec Lorcas. » Il jugea bon de le préciser, même s’il se doutait que sa fille n’en avait certainement rien à faire. Il avait déjà parlé à Lorcas parce que lui, il lui avait laissé une chance et il aurait tellement voulu que sa fille soit capable d’en faire autant. « Je suis désolé Elia. Je n’ai jamais voulu vous rendre la vie compliquée. Je suis ton père et tout ce que j’ai toujours voulu c’est que tu ais une vie formidable. » C’était vrai, il n’avait pas vraiment prévu que les choses allaient prendre une tournure pareille, il aurait voulu pouvoir éviter que sa famille subisse les conséquences de ses actes, mais c’était trop demandé. « Mais, quelqu’un a tué mon fils, il fallait que je fasse quelque chose. J’ai fais ce que je devais faire en tant que père et en tant qu’auror. » Ce n’était pas lui le problème dans cette histoire, c’était le ministère de la magie et la façon dont on l’avait accusé pour un crime qui n’en était pas vraiment un. Il avait tué ce type certes, mais on avait donné aux aurors le droit, voire même l’ordre d’arrêter les mangemorts à n’importe quel prix. « J’avais raison et le ministère n’a rien voulu entendre. Ils m’ont condamné à tort. Ils sont ceux qui ont foutus en l’air nos vies. » C’était comme ça qu’il voyait les choses et c’était ce qu’elles étaient, sinon, on n’aurait pas fini par le libérer. Il était innocent et il avait tout perdu à cause des erreurs du ministère, il ne pouvait pas croire qu’ils allaient aussi bousiller toutes ses chances de retrouver sa fille, il voulait qu’elle comprenne.

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MessageSujet: Re: (reysen&elia) + It's gonna be world war III.   Mer 21 Jan - 4:52

It’s gonna be World War III
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Presque tous les jours de ma scolarité, depuis ma troisième année, à Poudlard, j’avais senti le regard noir de mon jumeau entre mes omoplates. Je savais que ce que je faisais été presque contre nature. J’avais renié mon père, ma propre famille pour entrer dans le moule de mes camarades de Poudlard. Je ne le défendais pas bec et ongles comme mon jumeau, j’avais juste abandonné la découverte de la vérité pour ne plus souffrir de l’absence et du regard des autres. J’avais fini par accepter mon choix, vivre avec. Mon ancien ‘moi’ et ma nouvelle personnalité se confondant à merveille. Même si la présence de Lorcas me manquait, mais je ne l’avouerais jamais, tout comme je ne comptais pas avouer à mon père à quel point son absence loin de notre foyer avait été une torture. J’étais bien trop fière  à présent, et j’avais passer trop de temps à me convaincre que mon père était la source de tous nos problèmes alors qu’il avait eu raison de tuer ce sorcier. « J’ai déjà parlé avec Lorcas.  », précisa t-il, et je retins un sourire ironique. Bien entendu, il avait parlé à Lorcas, pourquoi est-ce que cela m’étonnais à ce point ? Peut être parce que je n’avais pas entendu mon jumeau faire un rapport détaillé de leur entrevue devant le petit ami de notre mère ? « Il a du te sauter dans les bras, depuis le temps qu’il attendait. Ca m’étonne même de ne pas en avoir entendu parler. », lâchais-je, le regard fixé sur un pan de mur de l’ascenseur. Une petite partie de mon cerveau s’offusqua tout de même sur un petit détail. Il a parlé à Lorcas, ils se sont trouvés, mais on t’a laissé à l’écart. Alors que cela fait un mois qu’il est libre. « Qui a trouvé qui ? », ne pus-je m’empêcher de demander, amère et curieuse de savoir si mon père avait chercher à revenir vers nous ou bien si il ne s'était pas donné la peine de le faire. Je secouais alors la tête pour chasser toutes mes pensées contradictoires. Je devais tenir bon pour pouvoir retourner à mon bureau, finir ma paperasse et m’enfermer dans ma chambre à la fin de ma journée. Retourner à la maison et ne parler à personne de mon entrevue avec mon paternel.

« Je suis désolé Elia. Je n’ai jamais voulu vous rendre la vie compliquée. Je suis ton père et tout ce que j’ai toujours voulu c’est que tu ais une vie formidable. » Nouveau sourire ironique. Je me mordis la lèvre, serrant les poings pour ne pas répondre tout de suite, je ne voulais pas exploser maintenant, je ne voulais pas me mettre à hurler ni me mettre à pleurer devant lui. Il en était hors de question. « Mais, quelqu’un a tué mon fils, il fallait que je fasse quelque chose. J’ai fais ce que je devais faire en tant que père et en tant qu’auror. J’avais raison et le ministère n’a rien voulu entendre. Ils m’ont condamné à tort. Ils sont ceux qui ont foutus en l’air nos vies. », continua t-il dans son discours. J’inspirais lentement pour tenter de me calmer, en vain. J’étais droite comme un piquet, les larmes picotant mes paupières, l’évocation de la mort de Dorian me ramenant des années en arrière. Certes, il avait raison le ministère avait fait une erreur. C’était de leur faute. Mais j’étais tellement aveuglée par la colère provoquée par son absence pendant six ans, que je n’arrivais pas à me focaliser sur un autre sujet. A faire la paix avec lui. Je n’arrivais pas à enlever de ma tête tous les reproches que j’avais gardé contre lui pendant des années. Ce que je m’étais répété presque chaque jour pour tenir le coup. « Mais j’ai eu tout le contraire d’une vie formidable, papa. ». Prononcer ce mot me fit vraiment bizarre, je ne l’avais pas utilisé depuis qu’il avait été envoyé en prison, pas même avec le petit ami de ma mère. « J’ai passé le reste de mon adolescence sans mon père, Maman a accouché d’un bébé sans toi et elle s’est battu sans toi, j’ai été une paria parmi mes pairs à Poudlard jusqu’à ce que je décide de tourner cette situation pourrie à mon avantage pour survivre là-bas. Ca n’a pas plu à Lorcas, parce qu’il n’a pas voulu abandonner, parce qu’il est rester tout seul mais tant pis. », tonnais-je. « Tant pis, j’ai survécu. J’ai ma vie maintenant. », repris-je d’une voix plus calme. Une larme échoua sur ma joue, et je la chassais d’un geste rapide. « Et te voilà … Tu pensais que j’allais te pardonner, t’accueillir à bras ouverts comme Lorcas ? Je suis désolé de te décevoir. », finis-je, les yeux fixés sur le visage de mon père. Je n’étais même pas capable de prononcer une phrase d’excuse pour me montrer si agressive avec lui. Mais la colère coulait à flots dans mes veines. Il fallait que j’évacue tous les reproches, avant de pouvoir admettre que j’avais tords.
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MessageSujet: Re: (reysen&elia) + It's gonna be world war III.   Mer 21 Jan - 14:39

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Les choses n’avaient été simples pour personne, mais Reysen estimait qu’il n’était pas celui à cause de qui la famille Oswald était brisée. Tout avait commencé à cause de ce type qui avait décidé de venir assassiner son fils (ses beaux-parents, sa nièce et sa belle-sœur au passage). C’était lui qu’il fallait blâmer pour ce qui était arrivé, lui qu’il fallait haïr pour tout ce qui leur était arrivé. Reysen avait arrêté cet homme de la façon la plus efficace qu’il avait pu trouver. Ce serait mentir que de dire qu’il n’avait pas – seulement pendant quelques secondes – ressenti une certaine satisfaction après avoir assassiné cet homme. C’était une histoire de vengeance avant tout, c’était vrai. Mais ce type était un mangemort, il avait eu ce qu’il méritait, mais il avait fallu que Reysen passe six ans en prison à cause de cet homme. Il lui avait tout pris, à commencer par son fils, puis sa liberté et maintenant, le reste de sa famille qui lui tournait le dos. Il y avait quand même Lorcas, il l’avait revu quelques semaines plus tôt alors que ce dernier était parti en quête d’un boulot dans la librairie de Gemma. Malheureusement pour lui, la place était prise, par son père. S’il n’avait rien trouvé d’autre, il aurait sans doute demandé à Gemma de l’employer à la place et sans doute serait-il retourné dans les jupons de Ruth – après avoir considérablement ravalé sa fierté – pour qu’elle l’aide à trouver quelque chose d’autre. Ça n’avait pas été nécessaire, Lorcas travaillait maintenant à Zonko, une boutique qui n’était pas bien loin de la librairie d’Alice, ce qui leur permettait de se voir assez souvent. Ils pouvaient ainsi aisément renouer le lien qu’ils avaient perdu pendant ces six années. « Plus ou moins. Il a dit qu’il te parlerait, mais c’est plutôt très récent. » Il n’était sorti que depuis un peu plus d’un mois alors tout était particulièrement récent de toute façon. Il comprenait bien que Lorcas n’ait pas eu le temps de parler avec sa sœur, pas l’occasion, voire même pas le courage ou l’envie vu comment elle avait l’air très ravie de le revoir, il pouvait bien imaginer que l’évocation de son nom au cours d’une conversation devait certainement être devenu un sujet tabou. Au moins, les choses s’étaient très bien passées entre Lorcas et lui, c’était déjà une bonne chose. Ce n’était pas pareil avec Elia. Il ne fallait pas être né de la dernière pluie pour deviner en une fraction de seconde qu’elle lui en voulait. « Il m’a trouvé. » C’était lui qui était venu, parce Reysen n’avait pas eu le courage de franchir le seuil de la porte de leur maison, il était revenu, il était juste resté devant la porte. « Je suis revenu à la maison et j’ai vu ta mère avec un autre homme alors, je suis parti. » C’était peut-être lâche dans le fond, mais il fallait qu’elle comprenne que c’était compliqué, déstabilisant. Le monde qu’il avait connu avec Azkaban avait été différent. Il avait l’impression qu’il n’y avait plus rien de semblable au monde d’avant.

Il avait besoin de temps, au moins un peu plus de temps pour accepter le monde tel qu’il était aujourd’hui et enterrer le passé derrière lui. On pourrait dire qu’il avait déjà eu six ans, mais les six années qu’il avait passé à Azkaban n’avait rien de quelques années posées  pendant lesquelles il avait pu prendre le temps de réfléchir et de faire le point sur sa vie. Non, ça avait été six années de cauchemar sans fin, un cauchemar qu’il revivait à chaque fois qu’il fermait les yeux. Il ne voulait pas des années pour se remettre de ça, juste un peu de temps avant de pouvoir de nouveau croiser le regard de sa femme, faire comme s’il acceptait qu’elle se soit remis avec quelqu’un – faire semblant parce qu’il n’était pas sûr de pouvoir vraiment l’accepter avant un bon moment – avant de pouvoir franchir de nouveau la porte de la maison dans laquelle il avait tout bâti aux côtés d’Ysilla. Sans être un spécialiste des émotions, il pouvait pourtant déchiffrer avec aisance la colère qui titillait certainement les nerfs de s a fille au fur et à mesure de ses paroles. Sa colère était peut-être contagieuse, puisqu’au fil des dires de son enfant, Reysen pouvait la sentir monter en elle, pas contre Elia mais contre toutes ces choses qui faisaient qu’elle était là aujourd’hui en train de lui dire tout ça. Toutes ces circonstances qui leur été tombés dessus et qui avait gâché leurs vies. « Je suis vraiment désolée. J’aurais voulu que les choses puissent être différentes. Je ne pouvais pas laisser cet homme en liberté. » Et le seul moyen de l’arrêter avait été de lui ôté la vie. Il n’avait pas eu cinquante possibilité et au fond il avait certainement choisi le plus simple, la plus plaisante, la moins couteuse en temps en et énergie. Il avait fallu six ans à Tristan pour prouver qu’il s’agissait d’un mangemort, il lui en aurait fallu tout autant voire même plus. « Il aurait pu tuer quelqu’un d’autre ou revenir pour finir ce qu’il avait commencé. Quelqu’un devait l’arrêté avant qu’il ne détruise d’autres vies. » Il aurait fini par revenir vers les Oswald. C’était presque certain, parce qu’il avait laissé vivre deux témoins de son crime et chez les mangemorts faire taire les témoins n’était pas franchement sujet à culpabilité. Il serait revenu parce qu’en l’accusant ouvertement d’être un mangemort, Reysen l’avait provoqué tout autant que Tristan l’avait provoqué avec ses écrits et c’était bien pour faire comprendre à Tristan qu’il avait eu la langue trop pendue qu’il avait fait ce qu’il avait fait. Reysen n’avait aucun doute là-dessus : il aurait fini par revenir. « Je n’exige pas ton pardon Elia, juste une seconde chance. » Une chance de pouvoir recoller les morceaux si seulement c’était encore possible. Il ne voulait pas simplement baisser les bras et laisser couler. S’il avait perdu Ysilla au bras d’un autre, ça ne voulait pas dire qu’il ne pouvait pas encore avoir une chance de retrouver sa famille. Quoi qu’il arrive, il était le père de Lorcas, d’Elia et d’un fils dont il ne savait même pas le nom et il voulait les retrouver mais pour ça, il avait besoin qu’on lui laisse la chance d’essayer et c’était bien ça et seulement ça qu’il voulait de la part d’Elia.

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MessageSujet: Re: (reysen&elia) + It's gonna be world war III.   Mer 21 Jan - 21:54

It’s gonna be World War III
Reysen Oswal & Elia N. Oswald .

Je me montrais tellement paradoxale en présence de mon père que cela en était vraiment déroutant. Ma confiance en moi semblait s’être fait la malle et je n’arrivais pas à répondre en gardant mon calme. Non, à la place j’avais l’impression d’être une véritable boule de nerf, comme une baguette défectueuse. L’évocation de mon jumeau me hérissa sans que je ne sache trop pourquoi. Bien sûr que si, tu sais pourquoi, me chuchotais ma conscience dans un coin de ma tête. Parce que oui, malgré toute la rancœur et les reproches que j’avais à faire à l’homme en face de moi, je me sentais vexé que mon frère n’ait pas pipé un mot sur leur entrevue. « Plus ou moins. Il a dit qu’il te parlerait, mais c’est plutôt très récent. Il m’a trouvé. », m’expliqua t-il. Ce n’était pas étonnant que Lorcas l’ait trouvé, vu toute l’énergie qu’il avait dépensé pour prouver que notre père était innocent et n’avait fait que son travail d’Auror – et de père par la même occasion – mais, elle haussa juste les épaules, signe qu’elle l’avait entendu. « Lorcas et moi, on ne se parle pas vraiment. Sauf quand il veut prouver qu’il a raison à propos de toi. », lâchais-je avant de détourner le regard. L’avantage, en rentrant à la maison, ce soir, je pourrais enfin balancer à mon jumeau que j’avais eu l’occasion de vider mon sac en face de mon paternel. Que j’avais pu lui faire tous les reproches possible et imaginable, sur ce que je retenais contre lui depuis des années. Peut être serais-ce l’occasion de crever l’abcès entre moi et Lorcas ? Rien n’était moins sûr, puisqu’il fallait que je reconnaisse que j’avais fait une erreur, chose que je ne voyais pas encore de façon certaine. «  Je suis revenu à la maison et j’ai vu ta mère avec un autre homme alors, je suis parti. », continua t-il. Une partie – la partie égoïste – de mon cerveau s’offusqua qu’il n’ai même temps frapper à la porte, ne serais-ce que pour voir ses enfants. Mais la partie raisonnable eu un pincement au cœur, en imaginant mon père devant une fenêtre de la maison, assistant à une scène de la vie quotidienne de ma mère avec son petit ami. Mes parents avaient toujours été ce couple amoureux, s’échangeant des regards et des sourires aimants. Jamais de disputes, du moins pas devant les enfants. C’était le souvenir que j’avais en tête concernant leur couple. C’était pour cela que ma mère ne s’était jamais vraiment remise après son départ pour la prison, qu’elle n’avait jamais vraiment laissé quelqu’un s’introduire dans sa vie. Je l’avais bien compris que son seul amour avait été mon père, et égoïstement je l’avais poussé à se reconstruire niveau relation amoureuse. Alors, j’imaginais avec regrets, mon père pensant qu’il allait retrouver sa famille brisée mais pas tellement changée, alors qu’en vérité, tout avait changer. « Elle t’a attendu. », furent les seuls mots qui sortirent de ma bouche. Je gardais les yeux baissés. « Six ans. On a tous pensés – sauf Lorcas – que tu ne reviendrais jamais. », finis-je par expliquer.

Mais la colère réapparu bien vite, alors que je déversais les reproches et la rancœur qui peuplait mes pensées depuis bien longtemps. Mon père ne broncha pas, attendant sans doute que je finisse ma tirade. Je m’étais toujours imaginé, une énorme dispute, si on m’avait donné la chance de le voir. Mais non, il était silencieux, et répondait sans perdre son calme. « Je suis vraiment désolée. J’aurais voulu que les choses puissent être différentes. Je ne pouvais pas laisser cet homme en liberté. ». Je fermais les yeux quelques secondes avant de les rouvrir, ma conscience me criait qu’il avait raison. Je le savais pertinemment, mais je ne voulais pas l’admettre devant lui. «  Il aurait pu tuer quelqu’un d’autre ou revenir pour finir ce qu’il avait commencé. Quelqu’un devait l’arrêté avant qu’il ne détruise d’autres vies. ». J’en avais des frissons rien qu’en y pensant. Lorsque nous étions revenu à la maison après le meurtre, j’en avais fait des cauchemars et chaque branche d’arbre projetant une ombre dans ma chambre ou tapant contre ma fenêtre me faisait peur. J’avais fini par détester le jeu cache-cache. Mais j’avais fini par grandir, et apprendre à me défendre. C’était comme si une autre personnalité était née en moi, chassant la petite fille naïve et innocente. Toute cette histoire avait ruiné la famille Oswald et Everdeen. « Je n’exige pas ton pardon Elia, juste une seconde chance. ». Je soupirais, reculant contre la paroi de l’ascenseur. Est-ce que j’avais vraiment la force de lui donner une seconde chance ? Est-ce qu’il resterait là, cette fois ? Est-ce qu’on me jugerait au travers lui une nouvelle fois ? Tant d’incertitudes étaient là, tant de questions me brulaient les lèvres et les deux parties de mon cerveau étaient encore entrain de se disputer. Comme l’ange et le démon sur chaque épaule. « Tu as fais ton boulot, d’auror et de père, mais tu nous as laissé seuls. J’ai juste peur que si je te donne une seconde chance ou si je te laisse entrer dans ma vie, tu vas disparaitre encore une fois. Et ça, je ne sais pas si je peux le supporter. », chuchotais-je, à peine sûre qu’il perçoive ce que j’étais entrain de dire. Il avait aussi ce sentiment d’abandon qui était présent en plus des reproches et de la rancœur.

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MessageSujet: Re: (reysen&elia) + It's gonna be world war III.   Ven 23 Jan - 18:24

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En six ans, les choses avaient bien changées et pourtant, Reysen ne se souvenait que de tout ce qu’il avait pu connaitre avant Azkaban. Cette période de sa vie – de leurs vies – c’était tout ce qu’il connaissait. Ils se souvenaient des jumeaux qui étaient incapables de se quitter d’une semelle. Ça avait presque été tout un drame quand arrivés à Poudlard ils n’avaient pas été répartis dans la même maison. Ils avaient toujours été très proches tous les deux. C’était logique après tout puisqu’ils avaient grandi ensemble, en même temps. Ils étaient jumeaux et Reysen avait longtemps cru que jamais rien ne pourrait les séparer. Il avait probablement eu tort. Maintenant qu’il était sorti de son long calvaire à Azkaban, il réalisait que les choses avaient changées et pas qu’un peu. La proximité qu’il y avait eu entre Elia et Lorcas semblait avoir disparue. Tout ça pour quoi ? Parce qu’à un moment de leurs vies, ils avaient été obligés de choisir un camp et qu’ils n’avaient pas choisi le même. Reysen avait été heureux d’apprendre que son fils avait toujours cru en lui, l’avait toujours défendu et il aurait sans doute apprécié qu’il en soit de même pour sa fille, mais il n’avait pas l’intention de lui reprocher le choix qu’elle avait pu faire. C’était décevant d’apprendre que son emprisonnement avait séparé les deux jumeaux, pour tout ce que les erreurs du ministère de la magie leur avait fait, les Oswald aurait sans doute mérité une compensation pour ce qu’ils avaient dû subir. Tout ce que pouvait raconter Elia, au fond, ça poussait Reysen à maudire encore plus ce maudit ministère. Si seulement ils avaient été capables de le croire, ils n’en seraient pas là aujourd’hui. Si seulement. Il aurait pu refaire le monde avec des si. Malheureusement, ce qui était fait était fait, impossible de vraiment revenir sur le mal que sa famille avait dû subir. « Je sais. » Il savait qu’Ysilla l’avait attendu pendant des années, elle était venue le voir, elle lui avait écrit des lettres, puis, au bout d’un moment, elle lui avait tourné le dos. Elle avait attendu c’était certain, peut-être juste pas assez longtemps. Il comprenait ses choix, mais il avait du mal à ne pas lui en vouloir, Azkaban l’avait poussé à sombrer dans une rancœur qu’il ne contrôlait qu’à peine. On lui avait ôté l’espoir et la joie au fond de son trou, alors il ne lui restait plus qu’une colère immense et une rancœur sans nom. Injustifiée peut-être, mais trop présente pour être niée. « J’ai cru aussi que je n’en sortirais jamais. » Mais il était là maintenant et il aurait voulu que ce soit la seule chose qui compte. Pendant un instant son regard dévia sur le sol alors que ses souvenirs d’Azkaban le submergeaient à nouveau. Il laissa échapper un long soupire et agita légèrement la tête comme si ça pouvait suffire à les faire disparaitre. Le regard de nouveau posé sur sa fille, ça semblait aller mieux, mais ça reviendrait, il le savait très bien ; ça revenait toujours.

Certes, six ans s’étaient écoulaient depuis la dernière fois qu’il avait vue Elia et la jeune femme avait beaucoup changée. Elle n’était plus l’enfant de douze ans qu’il avait laissé – contre son gré – derrière lui. Elle était devenue une jeune femme qui faisait ses premiers pas en dehors de Poudlard. Il voulait connaitre cette jeune femme tout autant qu’il avait connu l’enfant qu’elle était. Les six années qu’ils avaient perdues pendant qu’il était enfermé à Azkaban étaient définitivement perdues. Il n’y avait rien qu’ils puissent faire pour rattraper tout ce temps. Mais il n’y avait rien – si ce n’était la résistance d’Elia – qui les empêchait d’arrêter de perdre du temps et de recommencer à se connaitre l’un et l’autre. Elle était sa fille et il ne voulait pas la perdre définitivement. S’il avait l’impression de ne plus la connaitre beaucoup, ça ne l’empêchait pas de l’aimer tout autant qu’il l’avait aimée avant d’être envoyé en prison. Elle était son enfant, c’était un lien puissant qui les liait, un lien trop puissant pour ne pas être réparable. Il voulait croire qu’elle ne pourrait pas le détester de façon indéfinie. S’il fallait faire des efforts pour arranger les choses, il était prêt à en faire. Il n’y avait rien qu’il était incapable de faire pour ses enfants. Peut-être que ça pouvait paraitre complètement absurde aux yeux d’Elia, mais c’était vrai. Il avait après tout tué un homme de ses propres mains pour venger son fils et s’il fallait le refaire, il le referait. Ce n’était pas lui qui avait commis une erreur ce jour là, mais ceux qui avaient refusé de le croire. Quoi qu’on puisse lui dire – même les sages ‘la violence ne résout rien’ que pouvait lui servir Gemma quand le sujet était évoqué – ne pouvaient pas suffire à le faire changer d’avis sur la question. Lui, il n’avait pas que faire son devoir. Après une courte seconde d’hésitation, Reysen osa porter sa main sur l’épaule de sa fille, libre à elle de le repousser si elle en avait envie, mais il était là, en face d’elle et il n’avait pas l’intention de partir, il ne retournerait pas à Azkaban, il n’allait pas disparaitre par magie. « Je ne vais nulle part cette fois Elia, je te le promets. » A part s’il devait mourir – chose sur laquelle il n’avait pas beaucoup de contrôle – il n’avait vraiment pas l’intention de laisser de nouveau sa famille. Il était libre après six ans passés à Azkaban, six ans passés en enfer, alors il avait bien l’intention d’en profiter. « Je préférai mourir plutôt que de perdre à nouveau tout ce que j’ai. » Il haussa légèrement les épaules avant de reprendre « Et je n’ai pas envie de mourir dans l’immédiat. Ça arrivera sûrement un jour, mais pas pour le moment. » C’était certain qu’il finirait par mourir, difficile de nier une telle chose, mais ce n’était pas pour demain, malgré Azkaban, il tenait encore pas mal à sa vie. Il lui restait encore de nombreuses années et il voulait les passer avec sa famille, pas tout seul avec sa bouteille de whisky, mais pour ça, il avait besoin qu’on lui laisse sa chance.

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MessageSujet: Re: (reysen&elia) + It's gonna be world war III.   Sam 31 Jan - 6:13

It’s gonna be World War III
Reysen Oswal & Elia N. Oswald .

J’aurais sans doute dû me sentir coupable d’avoir choisi de tourner le dos à mon père. Après tout, il m’avait élevé dans un amour inconditionnel pendant douze ans. Il avait pris soin de moi, il avait séché mes pleurs quelque soit mes maux. Il m’avait appris tout ce que je savais sur les fondations du monde de la magie. Mais la douleur de son absence, et le regard des autres avaient été trop dur à supporter, malgré Lorcas. J’avais pris tout ce qui composait la relation que j’avais eu avec mon père, l’avait froissé comme un parchemin avant de le mettre à la poubelle. Comme après une mauvaise rupture, où nous n’avons qu’une envie : brûler toutes les affaires relatant ladite relation. J’avais du vivre avec mon choix, affrontant le regard et les répliques de mon frère qui était persuadé que notre père était victime du système. Je me rappelle encore le soulagement que j’avais ressenti lorsque j’avais regagné le respect de mes pairs à Poudlard. Le respect par la peur, me rappela ma conscience. Mais je n’étais qu’humaine, je faisais comme je pouvais pour survivre. Lorcas, lui, avait un mécanisme de survie plus élevé que le mien. Quand bien même, j’avais pris ma vie en main et elle me plaisait comme elle était à présent – ou presque –.  J’avais décidé de mon stage au ministère de la magie, avant que le verdict du procès de mon père ne soit prononcé, mais l’annonce de son innocence n’avait fait que confirmer ce que je voulais faire : empêcher que d’autre famille ne soit déchirée à cause d’erreurs comme celle-ci. Je me rappelle encore le fou rire que Lorcas avait contracté lorsque j’avais annoncé que j’entrais au ministère de la magie en tant que stagiaire au département de la justice magique. Il m’avait traité de paradoxe ambulant parce que je n’avais pas cru à l’erreur judiciaire qui avait arraché notre père à sa famille.  « Je sais. », lâcha t-il, et je relevais le regard vers lui. Non, il ne savait pas, c’était de ma faute si ma mère n’avait pas attendu assez longtemps. Cela ne faisait qu’un an qu’elle était avec son petit ami, ce n’était rien en comparaison au cinq ans d’attente. La culpabilité commença à s’insinuer dans mes veines, alors que je comprenais que malgré tout ce que je voulais reprocher à mon père, je n’étais pas la seule à souffrir. Je m’étais voilé la face bien trop longtemps. « J’ai cru aussi que je n’en sortirais jamais. », et je secouais la tête, mes yeux dans les siens avant qu’il ne baisse la tête. Son absence m’avait rapproché de ma mère, et je n’avais pas vraiment supporter qu’elle souffre. J’avais le pressentiment que mon père lui en voulait quelque part. Je n’étais pas certaine de cela, puisque je ne pouvais pas les imaginer en mauvais terme. Parce que ce n’était pas la dernière image qui me venait en tête quand je les imaginais dans la même pièce.   « Tu .. tu comprends pas. C’est moi qui l’ai poussé à tourner la page. C’est de ma faute. », chuchotais-je, en croisant les bras sur ma poitrine, coinçant mes poings sous mes aisselles pour m’empêcher de trembler. Je voulais rester forte. Pas de larmes, pas de tremblements, c’était interdit !

Pourtant, j’étais tellement forte pour garder mon sang-froid, mais il fallait croire que je n’étais pas immunisé contre les membres de ma famille. Puisque jusqu’à présent, Lorcas était le seul à me faire sortir de mes gonds. Là, mon paternel semblait éveillé des sentiments que je voulais ensevelir et ne pas faire sortir de peur de m’effondrer ou de me réveiller et de m’apercevoir que j’étais de retour au point de départ. Il posa sa main sur mon épaule et je restais figée quelques secondes, fixant sa main comme si elle ne faisait pas partie intégrante de mon père. J’inspirais doucement avant de détourner mon regard, balançant entre l’envie de me dégager comme s’il m’avait brûler ou rester là. « Je ne vais nulle part cette fois Elia, je te le promets. ». J’eus envie de me boucher les oreilles pour ne pas entendre de promesse de sa part, ne pas avoir des espoirs s’élevant aussi haut que la tour d’astronomie de Poudlard. Je levais la main pour me saisir de la sienne et la retirer de mon épaule, lentement. Je gardais ses doigts dans les miens pendant un instant avant de le relâcher. Je ne voulais pas être brusque ni quoi que ce soit. J’avais mes tords, mais la rancœur tenace et j’avais envie de me gifler pour la peine. « Je préférai mourir plutôt que de perdre à nouveau tout ce que j’ai. Et je n’ai pas envie de mourir dans l’immédiat. Ça arrivera sûrement un jour, mais pas pour le moment. », m’assura t-il, et je gardais mes prunelles dans les siennes. J’inspirais lentement avant de me racler un peu la gorge, résultat d’une accumulation de larmes que je retenais désespérément. « Et si ils viennent ? », je ne faisais pas référence au ministère de la magie, mais plutôt aux mangemorts. N’était-il pas en danger pour avoir supprimer l’un des leur ? Et moi dans tout ça ? J’avais fini par me ‘lier’ avec des fils et filles de mangemort … « Les mangemorts … », lâchais-je à nouveau, au cas où il n’avait pas compris de qui je pouvais parler. Est-ce que je devais lui mentionner que j’étais devenu quelqu’un de peu fréquentable à Poudlard ? Est-ce Lorcas lui en avait parler ? Est-ce qu’il lui avait dit que j’avais prétendu qu’il était un mangemort pour être respecter et crainte par mes camarades de Poudlard ? Mon esprit se surpris à avoir honte et de subir les foudres de mon paternel comme si j’avais encore quatre ans et que j’avais abattu mon balai sur la tête de mon jumeau par inadvertance. Sauf que la situation était pire. Bien pire. « Est-ce Lorcas à mentionner quelque chose par rapport à notre scolarité à Poudlard ? », demandais-je d’une voix un peu tremblante. Je m’en voulais d’avoir nouer des relations avec des personnes liées aux mangemorts, parce qu’ils faisaient partis de ceux qui avaient ôtés la vie à d’innocentes personnes. Comme mon petit frère et mes grands parents.

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MessageSujet: Re: (reysen&elia) + It's gonna be world war III.   Dim 8 Fév - 15:51

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Reysen n’avait aucune difficulté à blâmer son épouse pour de nombreuses raisons, il les savait pour la plupart injustifiées, mais il ne pouvait s’empêcher de lui en vouloir. Ysilla lui avait tourné le dos, elle lui avait caché des informations qu’il aurait aimé savoir – au moins en sortant d’Azkaban, peut-être qu’enfermé dans sa cellule, ne pas savoir qu’elle attendait un enfant n’était pas une si mauvaise chose que ça. Elle avait refait sa vie avec un autre, pendant que lui, il payait le prix fort, enfermé dans la, pire prison du monde. Il lui en voulait, même si c’était déraisonné. Personne n’avait su qu’il finirait par sortir un jour de sa cellule et c’était sans doute logique qu’elle ne passe pas toute sa vie à l’attendre, elle ne méritait pas ça. Il l’avait suffisamment aimée pour pouvoir l’admettre quand il était encore derrière les barreaux de sa cellule. Mais, maintenant qu’il était sorti, c’était différent. Il se sentait trahi. Il aurait aimé qu’elle attende, encore un petit peu et qu’elle soit encore là à sa sortie, il aurait eu besoin qu’elle soit là quand il avait quitté cette fichue prison, mais elle n’était même pas revenue vers lui. Il ne pouvait s’empêcher de lui en vouloir à elle, parce que c’était bien plus facile de blâmer celle qui avait été – et qui techniquement était toujours – son épouse plutôt que leurs enfants. Elia lui avait peut-être tourné le dos elle aussi, elle semblait même avoir plus envie de se baigner dans de la morve de troll plutôt que d’avoir une conversation avec lui, mais, il était incapable de lui en vouloir. Elle était sa fille et qu’importait ce qu’elle pouvait penser de lui aujourd’hui, ce qu’elle pouvait ressentir à son égard, il l’aimait tout autant qu’il avait aimé la petite fille de douze ans qu’il avait été obligé de quitté, six ans plus tôt. Elle avait survécu comme elle le pouvait avec la pression qui avait dû se créer sur elle. Il n’était pas complètement stupide, s’il ne savait pas franchement à quoi avait pu ressembler sa vie, celle de ses frères et de sa mère pendant les six années qu’il avait passé enfermé, il savait au moins que ses enfants avaient dû être vus comme les enfants d’un meurtrier et son épouse comme la femme d’un tueur. La vie n’avait peut-être pas été des plus faciles pendant toutes ces années, alors sans doute qu’il pouvait comprendre les réactions de sa fille. Dans le fond, il pouvait également comprendre les choix qu’avait pu faire Ysilla, mais c’était déjà beaucoup plus difficile de l’admettre. Il aurait toujours plus de facilité à accepter les choses venant de ses enfants, sans doute qu’à eux, il pouvait tout leur pardonner. Il pouvait en tout cas pardonner à Elia d’avoir pousser sa mère à passer à autre chose. Elle voulait que sa mère soit heureuse, qu’elle cesse d’être seule, c’était compréhensible. « Ça prouve que tu as su prendre soin de ta mère pendant toutes ces années, ce n’est pas une mauvaise chose. » Il se refusait catégoriquement de lui en vouloir, quoi qu’elle puisse dire ou faire, il savait qu’il trouverait toujours le moyen de lui pardonner.

Il aimait ses enfants, et même si ça lui avait valu de passer six longues années à Azkaban, il avait déjà prouvé par le passé qu’il n’y avait rien qu’il était incapable de faire pour eux. Il avait venger la mort de Dorian, il avait arrêté un mangemort que personne n’aurait jamais voulu stopper à sa place, il avait fait ce qui lui avait semblé être juste, même si c’était au nom de la vengeance et que tuer cet homme n’avait, de toute évidence, pas ramené son fils à la vie. Il aimait ses enfants et maintenant qu’il avait quitté Azkaban, il voulait vraiment avoir une chance de retrouver sa place auprès d’eux. Il avait attendu des années pour pouvoir les revoir, il avait tant espéré pouvoir les serrer à nouveau dans ses bras, alors il n’allait pas abandonner, même face à une Elia qui semblait plus que réticente à lui laisser une place dans sa vie. Il n’allait pas la laisser tomber une seconde fois, il avait déjà perdu trop de temps derrière les barreaux de sa cellule pour faire quoi que ce soit qui puisse lui risquer un nouvel enfermement. Le regard du sorcier se fixa sur les doigts de sa fille, ceux qui avaient retiré la main qu’il avait posée sur son épaule. Elle lâcha rapidement ses doigts, un geste simple qui prouvait une nouvelle fois, qu’elle préférait rester loin de lui. Un geste qui créa une douleur dans son cœur, mais il ne laissa rien transparaitre, se contentant de refermer nerveusement le poing. Il haussa légèrement les épaules suite à la question de la jeune femme. « Ne t’inquiètes pas pour les mangemorts. » Si elle s’inquiétait pour elle-même, elle devait savoir que lui, au même titre que sa mère, ne laisserait jamais personne lui faire du mal. Ils avaient déjà perdu un fils, ils n’allaient pas laisser qui que de soit leur arracher un autre de leurs enfants. Si elle s’inquiétait pour lui, elle ne devait pas. Il savait se défendre. Il n’était peut-être plus un auror, mais si des mangemorts venaient pour s’occuper de lui, il n’allait pas rester bien sagement à les laisser faire. On les cherchait encore morts ou vifs de toute façon. D’un geste lent un agita la tête de gauche à droite pour répondre à la question de sa fille. Non, Lorcas n’avait pas eu l’occasion d’évoquer ce qui avait bien pu se passer à Poudlard. « Non, qu’est-ce qu’il s’est passé à Poudlard ? » Il avait dû s’en passer des choses, il en était certain, mais si Lorcas n’avait pas jugé bon d’en parler quand ils s’étaient vus, c’était peut-être parce que ce n’était pas si important que ça, c’était en tout cas ce qu’il en avait conclu. Visiblement, Elia jugeait ça plus important que Lorcas, piquant à vif la curiosité de son père, maintenant, il voulait savoir comment avaient pu se passer les choses à Poudlard après son arrestation.

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MessageSujet: Re: (reysen&elia) + It's gonna be world war III.   Lun 16 Fév - 4:18

It’s gonna be World War III
Reysen Oswal & Elia N. Oswald .

« Ça prouve que tu as su prendre soin de ta mère pendant toutes ces années, ce n’est pas une mauvaise chose. », lâcha mon paternel alors que je lui avouais honteusement que j’étais la cause de sa séparation avec ma mère. Non, il ne semblait pas m’en tenir rigueur, ce que j’avais du mal à concevoir. Bien entendu, j’avais voulu prendre soin de ma mère, cela avait même été une de mes priorités à chaque fois que nous rentrions de Poudlard. Je m’étais rapproché d’elle, nous nous serions les coudes, voulant le bonheur de l’une et de l’autre. Cela avait fini par être le contraire entre Lorcas et notre mère. Surtout lorsqu’elle avait annoncé sa nouvelle relation, il y a un an. Comme elle avait trahi notre père à son tour, Lorcas n’avait pas su supporter le petit ami de notre mère. Pourtant elle n’avait pas la prétention que ce dernier remplace notre père. Je baissais les yeux, en secouant la tête, ne sachant pas vraiment quoi répondre à cela. « Tu sais qu’il ne te remplacera jamais, n’est-ce pas ? ». Je ne savais pas pourquoi je m’obstinais à lui faire comprendre qu’il avait encore une chance auprès de ma mère, sa femme. Peut être parce que j’avais toujours cette image de couple inséparable dans la tête, comme si ils allaient finir par se réveiller et redevenir ce couple merveilleux parce qu’ils étaient destinés à être ensemble. Cette situation avait vraiment ni queue, ni tête. Lorsque le petit ami de notre mère était arrivé à la maison, j’avais vu cela comme une situation positive, comme quelque chose qui allait faire disparaitre le sentiment douloureux de l’absence de notre paternel. A présent, je me sentais vraiment stupide et mes sentiments étaient entrain de faire une valse dans mon estomac. Au fur et à mesure de la conversation, j’avais le sentiment que je pouvais bien faire tout ce que je voulais pour le repousser, ou le blesser, il semblait me pardonner. Et là, encore je ne le comprenais pas vraiment. Et alors que j’avais enlever sa main de mon épaule, rien ne paru sur son visage, mais je ne ratais pas ses doigts qui se serrèrent pour former un poing. Je déglutis difficilement, changeant finalement de sujet. Pas spécialement plus agréable pour les deux protagonistes. « Ne t’inquiètes pas pour les mangemorts. », m’assura t-il, et je secouais de nouveau la tête. Comment voulait-il que je reste là sans être inquiète ? Pour lui, pour moi. Malgré la rancœur que je pouvais bien garder au fond de moi, il restait mon père, je ne supporterais pas qu’il lui arrive quelque chose. Pas de nouveau. Le savoir en prison avait été douloureux, surtout en sachant ce qu’il pouvait se passer à Azkaban, mais au moins, je le savais en vie – pas forcément en bonne santé – et c’était peut être ce qui me permettait d’alimenter ma rancœur. Bien entendu, c’était un ancien auror, il savait se défendre … Mais je ne pouvais pas m’empêcher d’être inquiète à cause de mes actes à Poudlard. « C’est plus facile à dire qu’à faire … », lâchais-je en soupirant doucement.

Sachant qu’il avait eu une conversation avec Lorcas, je lui demandais si ce dernier avait parlé de nos années à Poudlard. « Non, qu’est-ce qu’il s’est passé à Poudlard ? »,  me demanda t-il, et je baissais de nouveau mes yeux sur mes mains nouées. J’inspirais lentement, fallait-il que j’avoue tout maintenant ? Ou que j’essaie d’épargner mon paternel ? Cela m’étonnais vraiment que Lorcas n’ait pas fait étalage de ce que nous avions vécu, ou bien il avait été bien trop occupé à se lier à nouveau avec notre père, trop heureux de l’avoir retrouver. Parfois, j’enviais mon jumeau pour la foi et la ténacité dont il faisait preuve.   Mais il était hors de question de lui dire cela. J’inspirais doucement avant de relever mon regard vers celui de mon géniteur. « Je n’ai pas eu un comportement exemplaire … », commençais-je avant de m’interrompre, je ne savais pas du tout comment tourner ce que j’allais lui avouer. Cela avait-il réellement une importance ? « On a été traité comme des parias, et Lorcas l’a supporté mieux que moi si l’on peut dire. Au début de notre troisième année, je n’en pouvais plus alors que je me suis servie de ton emprisonnement pour qu’on me respecte… ». Bon sang pourquoi me sentais-je aussi coupable tout d’un coup ? « J’ai prétendu que tu étais un mangemort, et je me suis mise à trainer avec les pires serpentard, fils et filles de mangemort et à traiter mes camarades avec cruauté. Tout le monde a fini par me craindre et à me respecter, c’est pour ça que Lorcas et moi, on est pas vraiment en bon terme. Il est rester le paria parce qu’il croyait en toi, parce qu’il était plus fort que moi pour supporter la pression. », avouais-je d’un trait. C’était la pagaille dans mon discours, mais je ne savais pas comment tourner les choses. « Je n’ai pas eu … je n’ai pas les meilleures fréquentations qui soient, même si j’essaie de m’en éloigner. ». Je soupirais, quelle idiote je faisais, j’avais trainer avec les fils et filles de mangemort, ceux qui avaient demander la tête de ma famille sur des piques. Ceux qui m’avaient arrachés mon petit frère. Bien entendu, je n’avais pas foi en mon père à ce moment. « J’ai choisi l’option de facilité et maintenant je m’inquiète de ce qui pourrait se passer pour toi, ou pour moi. ».
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MessageSujet: Re: (reysen&elia) + It's gonna be world war III.   Dim 22 Mar - 16:45

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ELIA OSWALD & REYSEN OSWALD
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Reysen n’avait guère envie de blâmer sa fille pour tout ce qui avait pu se passer pendant qu’il était à Azkaban. S’en prendre à Ysilla était possible, plus simple certainement, mais il était incapable d’en vouloir à ses enfants. Ils étaient sa raison de vivre. Ceux pour qui il était prêt à tout, même au pire comme il l’avait déjà démontré en tuant celui qui avait osé assassiner son fils. Il avait déjà perdu Dorian, il avait déjà manqué une grande partie de la vie des jumeaux et son dernier fils ignorait probablement jusqu’à son existence. Il ne pouvait pas perdre encore plus. Il ne pouvait pas condamner sa fille pour les choix qu’elle avait pu faire. Toute situation amène à une réaction ayant plus ou moins de conséquences, il était bien placé pour le savoir. Il avait tué un homme et quand bien même ce type était un meurtrier et un mangemort, il en avait payé le prix pendant six ans. Elia avait fait des choix pour s’en sortir alors que son monde s’était effrité. Elle avait perdu son frère puis son père, des évènements qui l’avaient forcément poussée à faire des choix plus ou moins difficiles, plus ou moins justes. Pousser sa mère à se remettre en couple, à reconstruire sa vie, ça ne semblait pas si mauvais comme choix. Au contraire, elle avait voulu aider sa mère. Ce que Reysen pouvait penser de cette relation qu’Ysilla entretenait avec ce type, ce n’était pas la question. Evidemment, retrouver sa femme au bras d’un autre ne lui faisait pas plaisir, mais ce n’était pas une chose à laquelle il voulait mêler Elia. « Pour qui ? Lorcas et toi ? Elle ? Rickon ? » C’était probablement la première fois qu’il prononçait le nom de son fils depuis qu’il avait appris son importance. Il avait besoin de savoir avec qui il avait encore ses chances de reprendre sa place. Avec Lorcas s’était certain, avec Elia, il ne savait plus trop. Quant à Ysilla elle était de toute évidence passer à autre chose et d’une façon ou d’une autre ce type le remplaçait dans la vie de son épouse. Rickon. Il ne pouvait rien dire sur ce sujet là puisqu’il ne connaissait pas l’enfant, mais il n’avait pas l’intention de laisser un inconnu jouer son rôle de père auprès de son fils. Il était libre à présent et il trouverait la force d’aller voir Ysilla pour obtenir le droit de rencontrer son fils et d’avoir à ses côtés la place qui lui était due. Il haussa légèrement les épaules quand elle évoqua le sujet des mangemorts, ils n’étaient pas ceux qui l’inquiétaient pour le moment. « Si ça peut te rassurer, les mangemorts ont mieux à faire que de traquer un pauvre libraire. J’ai entendu dire que leur merveilleux maître avait été détruit par un bébé. » La belle ironie selon lui. Le plus grand mage-noir de tous les temps éliminer par un bébé. Certes, il avait également entendu dire que l’enfant en question avait été tué récemment. Les mangemorts étaient apparemment bien désespérés pour en arriver là.

Les mangemorts étaient vraiment le cadet de ces soucis en ce moment. Il préférait de loin s’intéresser à ses enfants et à ce qu’ils devenaient ou ce qui avait pu leur arriver. Il se doutait bien qu’après son arrestation, les choses avaient ou être compliquées à Poudlard. Puisque tout le monde pensait qu’il avait abattu un type de sang froid et sans raison, un innocent qui plus est, forcément, ils étaient devenus des fils d’assassins ce qui n’avait rien de forcément très réjouissant. Le regard fixé sur sa fille, il attendait sa réponse avec une certaine anxiété. Il écouta son récit avec attention, comprenant bien que le choix qu’elle avait fait à Poudlard était bien loin de tout ce qu’Ysilla et lui avait voulu pour leurs enfants. Ils étaient des gens tolérants, ce fichant bien des statuts de sangs, ils étaient dans l’ordre du phénix, il était auror. Ils avaient une volonté de justice en eux et évidemment, ils voulaient que leurs enfants possède ça aussi, pas qu’ils se plient aux comportements des mangemorts et autres sorciers pour qui le statut de sang a bien plus de saleur que tout le reste. « J’ai été à serpentard aussi. Je sais quel genre de personnes on croise dans la salle commune de cette maison. » Serpentard était la maison qui accueillait le plus de sorciers aux idées catégoriques, bien sûr, il y en avait partout des comme ça et la vie à serpentard pour un sang-mêlé ce n’était pas l’enfer, il y avait beaucoup de sang-mêlé dans leurs rangs. Il s’en était toujours bien sorti en restant fidèle à ses idées et à ses valeurs, mais il n’avait jamais non plus eu de gros problèmes comparables à ceux qu’il avait fait subir à ses enfants. « Mais mon père n’a jamais été envoyé à Azkaban pour meurtre. Je ne sais pas comment j’aurais réagi. On fait tous des erreurs. » Même le ministère de la magie en faisait, il en était la preuve, ce qui comptait, c’était d’essayer de s’en sortir malgré ses faux pas, le ministère n’aurait jamais de mal à ça, évidemment. « Rien ne va m’arriver à cause de ce que tu as pu faire à Poudlard. Si jamais les mangemorts veulent me tuer, ce sera uniquement pour ce que j’ai fait. Rien ne t’arrivera non plus. Ta mère et moi on a nos différents, mais je n’ai pas besoin de lui adresser de nouveau la parole pour savoir qu’on est d’accords sur un point : on ne laissera personne vous faire du mal. » Pas une nouvelle fois. Il garda cette pensée pour lui, ne voulant pas remuer le couteau dans la plaie, ni pour elle, ni pour lui. Il avait été incapable de protéger Dorian, il ne commettrait pas deux fois la même erreur. « Pour quel département tu travailles ? » Il savait que malgré ces choix, elle n’était pas une mauvaise personne, si elle voulait bosser au ministère de la magie, il devait y avoir une raison. Il blâmait le ministère pour bien des choses, mais il se souvenait de ce pourquoi il y était entré : pour arrêter les mages-noirs. Pour sauver des vies. Il y avait encore des gens qui croyaient aux bienfaits du ministère de la magie et il pensait qu’Elia malgré ses erreurs avait encore la volonté de faire quelque chose de bien dans le monde de la magie et ça pouvait largement expliquer sa présence au ministère.

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