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 (r) Moana & Elliot >> Where have you been ? ❞

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MessageSujet: (r) Moana & Elliot >> Where have you been ? ❞   Dim 8 Mar - 15:27

♣♣♣
Moana & Elliot

Where have you been ? ❞
Dix-neuf heures, vingt heures, vingt-et-une heures. Durant trois heures Elliot n'avait pu détacher son regard de la vieille horloge du salon. Assis sur le fauteuil, ses mains agrippant les épais accoudoirs, le regard dans le vide à force d'attendre. Oui il attendait, il l'attendait elle, Moana. Jamais en retard, toujours ponctuelle, mais cette fois-ci, Elliot ne l'entendit pas passer le seuil de la porte d'entrée et ne l'entendit pas non plus laisser tomber de ses bras, son long manteau pour venir l'accrocher à la rampe de l'escalier. Pourtant, c'était un mélange de sons qu'il s'était habitué à entendre depuis qu'ils vivaient ensemble. Sa petite routine, quelque chose qui le rassurait. Il bascula sa tête en arrière pour fixer un point invisible au plafond toujours avec ce même regard vide. Pourquoi rester ainsi dans l'attente et ne pas faire autre chose comme toutes personnes normales ? Parce qu'Elliot n'était pas une personne normale. C'était un sorcier, un garçon à l'esprit dérangé à cause de toutes ces années reclus dans la solitude et dans la peur de parler. Mais pourtant, seul, il ne l'était plus. Maintenant il avait Moana, sa sauveuse, sa maîtresse, sa raison de vivre, son tout. Mais elle n'était pas là. Où était-elle bon sang ? Là était la question que le jeune homme se posait sans arrêt depuis trois heures, dans ce même fauteuil, de ce même salon. Evidemment, il s'était imaginé tout un tas de scénarios tous plus idiots les uns que les autres, toujours en se convaincant qu'il se fichait bien qu'elle soit avec un tel ou un tel. Mais c'était faux. La rage bouillonnait en lui comme l'eau qui crépite sur le feu. Il n'en pouvait plus d'attendre, il n'en pouvait plus d'imaginer qu'elle était avec un autre, et s'en voulait à lui-même de penser à ça. Chaque mouvement qu'effectuait la trotteuse résonnait dans sa tête comme si les secondes passaient à une lenteur incommensurable.

Il se décida à se lever lorsque l'aiguille atteignit neuf heures et quart. Bientôt, il se dirigea près de la marmite dans laquelle il avait soigneusement disposé des aliments afin d'entreprendre de faire le dîner. Il savait que Moana serait contente de rentrer avec une bonne odeur de lard fumé pour venir lui chatouiller les narines. Elliot n'était pas un très bon cuisinier, mais disons qu'il arrivait toujours à se débrouiller pour faire quelque chose de mangeable. Il décrivit de petits cercles dans les airs à l'aide de sa baguette afin de faire s'élever les assiettes et couteaux, à la manière d'un chef d'orchestre qui guide ses musiciens. En quelques secondes la table était mise et une rose était même déposée dans un vase à peine plus grand que la tige. Regardant son oeuvre, Elliot afficha un petit sourire satisfait qui ne tarda pas à s'estomper lorsqu'il se rappela que personne n'était là pour admirer sa jolie table fraîchement dressée. Il laissa échapper un long soupire du bout de ses lèvres. « Elle aurait pu m'envoyer un hibou », pensa-t-il. Elliot était un jeune homme très possessif et extrêmement jaloux. Bien qu'il n'ait jamais directement reproché quelque chose à Moana, sa jalousie n'en était pas moins présente. En fait, il était le genre à bouillonner de l'intérieur sans jamais dire quoi que ce soit. Le genre de jalousie dangereuse qui menace d'exploser à tout moment. Peut-être était-ce pour ce soir-là ? Intérieurement il ne le souhaitait pas. Il n'avait jamais aimé se disputer avec Moana, toujours par peur de la perdre. Et puis, ça lui rappelait son père aussi. Cet homme qui l'avait rendu comme il était à présent. Qui sait ce qu'il serait devenu s'il n'avait pas usé de ses poings sur lui ? Se serait-il rallié à la cause des mangemorts ou serait-il devenu un membre de l'Ordre du Phénix ?

« Encore une demi-heure et je mange sans elle. Tant pis. », se dit-il. Puis, il reprit place sur le fauteuil qui faisait dos à la porte d'entrée. En face de lui était posé sur la table basse son carnet de dessins. Il ne tarda pas à s'en saisir en espérant que le dessin le calmerait un peu. Il laissa aller sa main comme bon lui semblait, comme si elle n'était plus rattachée à son poignet et qu'il ne la contrôlait pas. Le pivot de la porte d'entrée le tira de sa concentration et s'il avait été un chien, on aurait très clairement pu distinguer ses oreilles se dresser. Elle était enfin rentrée, après ces heures que le garçon avait jugées d'interminable. Cependant, il ne tourna pas la tête et ne daigna pas lui lança pas un regard. Il se contenta de refermer son carnet et de le poser sur la table basse. Lorsqu'elle le salua, il ne put s'empêcher de lui donner pour seule réponse un petit « Hm. » qui en disait long sur son humeur. Par ce geste il venait de lancer les hostilités.
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MessageSujet: Re: (r) Moana & Elliot >> Where have you been ? ❞   Sam 28 Mar - 4:13


elliot&moana❧ Where have you been ?


« ... Les rumeurs courent en ce moment, Moana. Les réfractaires voudraient attaquer le ministère. En particuliers le département. Le plus urgent est de renforcer les défenses de la salle du temps. Si jamais ils parviennent à y accéder, les retourneurs de temps pourraient leur être plus utiles qu'on ne le croit ... » une réunion de crise, à l'état brut. Rien n'était moins angoissant que la menace ressentie par l'ensemble des Langues-de-plomb. Bien sûr qu'ils l'étaient. Utiles. Les retourneurs de temps offraient un pouvoir illimité à celui qui le détenait. Le pouvoir de comprendre le pourquoi du comment. Le pouvoir de changer les choses, de les appréhender, de les anticiper avant même qu'elles ne se produisent. Le pouvoir d'avoir une avance sur tout le monde. Il était certain qu'en ses temps de conflit, un simple retourneur de temps pouvait faire toute la différence. Partant de là, sachant le nombre de retourneurs de temps qu'il était possible de trouver dans les recoins de la salle du futur et de la salle du temps du département des mystères, nombreuses pouvaient se compter les convoitises de ceux qui souhaitaient devancer les gardiens qui en protégeaient l'accès. Leur réputation n'était plus à faire. Bien entendu, il était hors de question de laisser la moindre avance à ceux qui s'évertuaient à faire tomber les ambitions du ministère. Ils avaient beau clamer à qui voulait l'entendre que les ennemis ne disposaient que de ressources affligeantes, et qu'ils n'égaleraient en aucun cas les institutions et les autorités traditionnelles telles que les figures du ministère, ou encore celles dont on ne devait pas prononcer le nom, la crainte - aussi légère soit-elle - était là. Au creux de la baguette. Quoi qu'on en dise. Parce que tout peut basculer. Tout, y compris le pouvoir aux mains de ceux qui n'en n'ont pas le mérite. « Quelles sources avancez vous ? » la voix feutré d'une femme s'éleva dans le silence de la salle, déjà rendue sombre par l'ambiance mystérieuse qui se dégageait de ses occupants, assis autour d'une table en verre aussi longue qu'imposante. Ses jambes étaient croisées, sa ligne parfaitement dessinée par la cambrure de son dos, et ses traits fins et assombris par le maquillage rendaient son visage impassible, malgré la bienveillance naturelle qui se dégageait de son regard. Quel que soit le sentiment qu'elle inspirait - respect, méfiance, politesse ou allégeance - il n'était pas bien difficile de deviner qu'elle occupait une place des plus importantes au sein de cette organisation. Convenablement installée sur son fauteuil, elle leva ses yeux sombres vers celui qui venait de prendre la parole, tout en faisant tourner - avec précaution - sa baguette magique entre ses doigts fins. Tout comme son apparence, sa tête savait rester froide. C'était son rôle, après tout. Diriger, réfléchir, peser le pour et le contre. Savoir où aller, mais surtout comment et pourquoi. Voilà bien longtemps qu'elle l'endossait, ce rôle-là. A tort ou a raison. « Aucune qui ne soit réellement fiable, madame. » venait d'admettre Colin, l'homme qui se trouvait à sa droite. Fixant sa baguette l'espace de quelques secondes, Moana hocha doucement la tête, consacrant son entière concentration aux craintes qu'on était en train de lui exposer. « Nous ne pouvons nous permettre de nous laisser aller à la paranoïa. Pas maintenant. » ajouta-t-elle simplement, avec diplomatie. La période n'était pas propice à de nouvelles inquiétudes qui se révéleraient, par la suite, infondées. « La salle du temps est importante, mais rien n'est à négliger. S'ils parviennent à accéder à la salle des douze portes, je m'inquiète surtout pour la salle de l'amour. Quoi qu'il arrive, elle doit rester notre priorité.  » Dans un calme olympien qui dénotait étrangement de l'impérativité de ses paroles, la trentenaire déposa finalement sa baguette sur le verre écaillée recouvrant la table de réunion. Elle ne laisserait certainement pas le ministère céder à la panique, surtout face à des ennemis aux inaptitudes aussi marquées. Moana savait que la balle était dans leur camp, et elle comptait bien en profiter, sans pour autant se reposer sur ses lauriers : « Si les rumeurs sont vraies, nous saurons nous défendre de la bonne manière. En attendant, je vais confier à chacun d'entre vous la protection déployée d'une salle attitrée. Quel que soit le sort utilisé, faites en sortes que cette mission soit votre ultime priorité. » Et tandis que le débat se poursuivait, les heures défilaient, emportant - petit à petit - les comploteurs dans les méandres d'une nuit noire qui ne ferait certainement pas plaisir à tout le monde.

Vingt et une heures trente-huit. C'était l'heure précise à laquelle Moana Lindley quitta les murs du ministère pour fouler les ruelles sombres et peu engageantes du Chemin de Traverse. La longue veste qui recouvrait la robe qu'elle portait la protégeait entièrement du froid, lui laissant tout le loisir de réfléchir aux propos qu'elle avait tenu lors de cette réunion. La salle de l'amour. Une priorité. Cette salle restait toujours verrouillée, protégée de tout sortilège pour une raisons des plus évidentes : elle contenait le pouvoir par essence. Un pouvoir plus puissant que la mort, plus subtile que l'intelligence humaine, et plus ravageur que toute force de la nature. Le seul pouvoir qui était capable d'égaler l'amour. Parce que l'amour était fort, total, malsain. Il imposait ses lois, sa folie et ses envies. L'amour, le désir, l'attachement, et tous les sentiments qui pouvaient s'y référer de près comme de loin étaient tout ce qu'il y avait de plus dangereux. C'était ce que Moana Lindley avait appris, ces dernières années, notamment par la présence d'Elliot Godalming à ses côtés. Ce garçon qui avait quinze ans de moins qu'elle. Un sorcier qui vivait à ses côtés, et qu'elle s'évertuait à qualifier de simple ami alors qu'elle avait déposé, autrefois, ses lèvres sur les siennes juste après qu'il ait assassiné son père. Ce garçon-là. C'était en repensant à l'ardeur et l'entêtement dont Elliot faisait preuve lorsqu'il s'agissait de lui prouver qu'il pouvait y avoir quelque chose entre eux, que Moana confirma son idée : oui, la salle la plus dangereuse ne pouvait être que celle de l'amour. Il était bon de cacher ce pouvoir, et d'en éviter l'usage à quiconque s'en approcherait, qui ne serait pas assez fort pour le contrôler. Il s'agissait là d'une magie bien trop puissante. Même pour elle, visiblement. Surtout lorsqu'il s'agissait de calmer les ardeurs d'un jeune homme qui avait bien plus de volonté qu'elle. Pendant son trajet, Moana, pour palier à cette faiblesse, dissipa l'image de l'homme qui vivait auprès d'elle, et se concentra sur la menace dont il avait été question, lors de la réunion. Si jamais un des membres de l'ordre du Phénix venait à s'en prendre au département, nul doute qu'elle n'hésiterait en aucun cas à utiliser l'endoloris ou l'Avada Kedavra. Et ce, sans le moindre regret, sans sourciller, qui plus est. Visiblement, les sorts nommés "impardonnables" ne l'étaient pas vraiment aux yeux de certains. En revanche, "impardonnable", ce qui risquait de l'être, c'était son retard, bien qu'elle n'en eut pas pleinement conscience, à ce moment précis. Car tout ce qu'elle avait en tête restait le soulagement de pouvoir rentrer, malgré l'amour inconditionnel qu'elle portait à son travail, et l’immense respect ma qu'elle réservait à la responsabilité qui lui avait été confié au ministère. Le plaisir de retrouver son foyer, et le plaisir de retrouver Elliot, bien qu'elle ne l'admettait qu'à demi-mots.
Retrouvant enfin le perron de leur maison, Moana poussa la porte d'entrée, et laissa la chaleur du domicile la gagnait petit à petit. Enfin, elle réalisa à ce moment précis que le froid l'avait glacée durant son trajet. Elle quitta néanmoins son manteau qu'elle accrocha, comme à son habitude, à la rampe de l'escalier, tandis que son odorat se délecta d'une douce odeur, laissant présager qu'Elliot avait commencé à cuisiner. Mais son instinct lui signala très rapidement que la chaleur n'était pas le seul élément qui rendait l'air si chargé. Quelque chose manquait, et pas des moindres. Sa présence. En temps normal, il était toujours là pour l'accueillir, la retrouver alors qu'elle passait la porte de la maison. Ce ne fut pas le cas ce soir-là. Il était là, pourtant, puisqu'en avançant dans le corridor, ses yeux se posèrent sur la silhouette du jeune homme, assis, statique, mais dos à elle. L'avait-il entendu rentrer ? Le doute ne fut plus permis lorsqu'elle le vit refermer avec minutie son carnet de dessins, avant de le déposer sur la table. Malgré cette inertie, la jeune femme s'approcha du sorcier en s'adressant à lui : « Bonsoir. » et dans ce geste d'affection qu'elle savait limiter - car les limites, elle s'évertuait toujours à les fixer, à chaque jour et chaque moment - elle posa sa main sur son épaule et la pressa doucement. Un acte qui lui fit réaliser à quel point le corps d'Elliot était tendu, à ce moment précis. Légèrement déstabilisée par cette attitude, elle le fut d'autant plus par ses paroles. Du moins, le peu qu'il voulait bien en exprimer : « Hm. » Un accueil relativement glacial, un accueil qui ne lui ressemblait pas. Il ne daigna toujours pas lever les yeux vers elle. C'était définitif : l'air était chargé d'une tension inexplicable. Moana n'osa pas demander comment s'était passée sa journée, elle préféra cacher ses doutes derrière un silence des plus calmes, malgré l'incompréhension qui s'installait petit à petit dans son esprit. Pour se donner une contenance et dissiper sa stupeur comme elle le put, la brune se dirigea vers la cuisine, curieuse de savoir ce qui pouvait sentir si bon. C'est alors qu'elle fut confrontée à la table subtilement dressée. Ses yeux se posèrent même sur une rose fleurissant sur la table dans un vase. Attendrie par ses préparatifs, la sorcière se tourna vers son colocataire pour s'exprimer à ce sujet, mais fut rapidement confrontée - une nouvelle fois - à un homme froid et absent, à un Elliot toujours aussi peu expressif. Ses traits fins, habituellement si doucereux, reflétaient une dureté qu'elle ne parvenait pas à expliquer. Peut-être n'était ce pas le meilleur moment pour le complimenter et le remercier de ses attentions. Elle réalisait à cet instant que son retard n'avait peut-être pas été des plus appréciés. Moana observa de ses yeux noisettes l'homme qui partageait son foyer, et s'approcha de quelques pas. Elle préféra en avoir le coeur net : « ... Elliot, Tout va bien ? » Peut-être n'aurait-elle pas dû poser la question.
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