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 (lucrezia) ›› stay beside me don't go.

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MessageSujet: (lucrezia) ›› stay beside me don't go.   Ven 16 Jan - 21:05

It's your happiness I want most of all
LUCREZIA GARTZES & ANNIE GARTZES
Where in hell can you go far from the things that you know far from the sprawl of concrete that keeps crawling it's way about 1, 000 miles a day. Take one last look behind commit this to memory and mind Don't miss this wasteland, this terrible place When you leave keep your heart off of your sleeve. Motherland cradle me, close my eyes, lullaby me to sleep. Keep me safe, lie with me. Stay beside me don't go, Don't you go. ~ motherland.

Arcadio venait de partir, encore allongée au fond de son lit, la sorcière en arriva à cette conclusion quand la porte d’entrée du manoir claqua. Réveillée depuis un long moment, elle était attentive aux différents bruits qui rythmaient la demeure. Aujourd’hui, elle ne travaillait pas, elle n’était pas une grande habituée des matinées passées au lit, mais elle n’avait pas envie de quitter sa chambre tant que son mari serait encore là. Les choses étaient devenues compliquées entre eux deux et les disputes avaient tendance à se multiplier. Ainsi, moins elle passait de temps en sa compagnie, mieux elle se portait. Elle aimait Arcadio, sans quoi, elle l’aurait déjà mis dehors, ou bien, elle serait partie, mais l’entente n’était plus au rendez vous. Il l’avait trahie et elle ne pouvait pas passer outre les erreurs de son époux. Il ne voyait pas les choses sous le même angle qu’elle. Il avait l’impression d’avoir bien agit en laissant leur fille entre les mains de ses parents. Mais ils étaient des monstres. Arcadio ne s’en rendait pas compte, certainement parce qu’ils étaient ses parents et sans doute les aimait-il assez pour ne voir que ce qui l’arrangeait ; mais elle, elle n’avait toujours eu à l’égard de ses beaux-parents, que du mépris, elle savait quel genre de personnes ils étaient. Jamais elle n’avait souhaitait que sa fille ne termine avec des gens comme ça. Ils partageaient les idéaux que Lord Voldemort avait essayé d’imposer au monde quelques années plus tôt. Qu’est-ce qu’ils avaient bien pu faire à sa fille ? C’était une idée qui maintenant bien souvent Annie éveillée depuis que Lucrezia était avec ses grands-parents. Si seulement elle avait pu être certaine qu’Arcadio avait raison, qu’ils étaient capables de lui offrir la meilleure vie possible, peut-être serait-elle capable de laisser faire en se taisant. Mais elle savait que ce n’était pas le cas. Pour des gens comme eux, Lucrezia n’était qu’un instrument pour arriver à leurs fins. Ils allaient contrôler sa fin, faire d’elle ce qu’ils voulaient sans se soucier de ce qu’elle voulait. Son bonheur, ils n’en avaient que faire, ce qui comptait c’était eux et leur maudit sang Gartzes. Elle n’avait jamais eu besoin d’eux pour offrir à sa fille une excellente vie et des chances d’avoir un parfait avenir. Arcadio pouvait bien dire ce qu’il voulait, Lucrezia avait eu une enfance et une adolescence heureuse et c’était grâce à eux, pas à ses imbéciles de parents qui n’avaient sans doute fait que gâcher tout ce qu’elle avait pu construire jusqu’à présent. Elle finirait par les retrouver, même si ça devait lui prendre encore des années, ils ne pourraient sans doute pas se cacher éternellement, un jour viendrait où elle les retrouverait et qu’importe ce que ça pourrait lui coûter, elle sortirait sa fille de là. Si seulement elle avait pu avoir Arcadio de son côté, les choses auraient été bien plus simples, mais non, pour une raison qu’elle n’arrivait définitivement pas à comprendre, la, situation dans laquelle était leur fille ne semblait pas le déranger. C’était sa fille pourtant et s’il s’intéressait vraiment à son bonheur, il aurait dû savoir que ce qu’il avait fait était la pire chose qu’il puisse faire pour la rendre heureux. Il n’y avait rien à faire, elle avait beau passer des heures entières à réfléchir, elle n’arrivait pas à comprendre comment son mari avait pu en arriver là. Il avait toujours été compliqué et leur relation était presque basée sur une compétition interminable, mais elle avait toujours cru être capable de le comprendre. Il fallait croire qu’elle s’était trompée. Elle en arrivait à un tel point, qu’elle préférait attendre qu’il soit parti pour quitter le confort de son lit. C’était probablement mauvais signe pour leur relation, mais pour l’heure, moins elle le croisait mieux elle se sentait. Elle avait besoin de l’homme qu’elle avait épousé, celui à qui elle pouvait faire confiance, pas celui qui avait agit dans son dos pour livrer leur enfant à ses parents. Ses parents qui l’avaient toujours détestée à cause de son statut de sang. Rien que pour ça, il n’aurait jamais dû se ranger de leur côté, c’était parfaitement absurde. Il s’était rangée de son côté plutôt que du leur en choisissant de l’épouser, alors qu’est-ce qui avait pu changer après vingt-trois ans de mariage ? C’était une question à laquelle elle n’avait malheureusement pas de réponse.

La sorcière laissa échapper un soupire avant de repousser l’épaisse couette dans laquelle elle était emmitouflée, pour pouvoir sortir de son lit. D’un pas trainant, elle enfila une longue robe de chambre qu’elle enfila par-dessus sa chemise de nuit avant de descendre rapidement les marches afin de se rendre jusque dans la cuisine pour avaler un café, le petit déjeuné par excellence des moldus. Malgré tous les efforts qu’elle avait fait pour s’intégrer au monde de la magie et avoir autant d’allure qu’Arcadio – comme si, ainsi elle avait une infime chance de faire plaisir à ses beaux-parents – elle n’en restait pas moins une moldue d’origine alors, elle préférait de loin commencer la journée avec un bon café – voire plusieurs – plutôt que du jus de citrouille. Elle n’avait de toute façon jamais apprécié cette boisson, comme quoi les sorciers n’avaient rien à envier aux moldus. C’était d’ailleurs souvent le cas d’après elle. Malgré son mariage avec Arcadio, elle n’avait jamais renié sa famille et ses parents avaient su accepter son époux sans piper mot, ce n’était de toute évidence pas le cas de la famille Gartzes. Il semblait qu’il n’avait pas dit grand-chose au moment ou Arcadio l’avait épousée parce qu’elle était persuadée d’être stérile, alors ils n’avaient pas imaginé qu’elle mette au monde un enfant au sang mêlé répondant au nom de Gartzes. Persuadés que ce ne serait jamais le cas, ils n’avaient jamais vraiment fait attention et un jour, elle était tombée enceinte, un coup de chance de toute évidence, puisque ça ne s’était jamais reproduit après la naissance de Lucrezia. Une fois, elle avait cru pouvoir être mère de nouveau, mais elle avait fait une fausse couche. Lucrezia était sa seule enfant, sa seule réussite et il n’y avait pas un jour où elle ne pensait pas à elle. Chaque recoin de la maison dans laquelle elle vivait lui rappelait sa fille. Elle fixait souvent les pièces avec un regard vide, l’esprit plongé dans un vieux souvenir, puisque les souvenirs étaient les seules choses qui lui restait à présent. Ce n’était pas seulement la vie de Lucrezia qu’Arcadio avait gâchée par sa décision – bien que ce soit la donnée la plus importante du problème selon Annie – c’était aussi la sienne, ils étaient mariés pourtant, il avait presque failli à toutes ses promesses. Il ne manquerait plus qu’il la trompe et là, tous leurs serments de mariage seraient définitivement rompus. Leur mariage ne tenait vraiment plus qu’à un fil et selon elle, le seul moyen qu’il avait encore de le sauver, ce serait de l’aider à retrouver Lucrezia, mais ça semblait être trop lui demander. Elle en arrivait à se demander pourquoi elle s’entêtait à l’aimer encore malgré ce qu’il avait fait. Parce qu’il y avait eu de nombreuses années, depuis qu’ils s’étaient rencontrés à Poudlard, pendant lesquelles il avait toujours été là pour elle sans jamais faire de faux pas. Elle laissa échapper un nouveau soupire en quittant la cuisine, remontant jusque dans sa chambre pour enfiler une longue robe aux couleurs rouge et or, elle faisait encore honneur à sa maison, malgré les années passées. Un léger sursaut l’interrompit dans sa préparation alors qu’on frappait à l’épaisse porte de la maison. Terminant rapidement de coiffer ses longs cheveux blonds, elle se précipita au rez-de-chaussée pour ouvrir la porte. En face d’elle, elle reconnu la silhouette de sa fille. Elle ne l’avait pas vue depuis plusieurs années, mais difficile de ne pas la reconnaitre. Son sourire accueillant de bonne hôtesse s’envola en un rien de temps. Elle avait l’impression d’être en train de rêver ou d’être la victime d’une mauvaise blague. Son cœur battait la chamade alors qu’elle regardait la jeune femme de haut en bas, une expression de surprise dessinée sur le visage, comme si elle était en face d’un fantôme. «  Lucrezia, c’est bien toi ? » Ou n’était-ce qu’un mirage créé par son cerveau pour la faire souffrir d’avantage. Elle avait cessé de compter les fois où elle avait interpelé quelqu’un dans la rue en croyant avoir vu le visage de sa fille. L’absence de son enfant avant tendance à la rendre folle alors peut-être que la vision qu’elle avait en cet instant n’était qu’une preuve supplémentaire de sa folie.


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MessageSujet: Re: (lucrezia) ›› stay beside me don't go.   Sam 17 Jan - 0:29

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Still falling, breathless and on again. inside today, beside me today. around broken in two, 'till you eyes shed into dust. like two s t r a n g e r s, turning into dust 'till my hand shook with the way I fear. I could possibly be fading or have something more to gain, I could feel myself growing colder, I could feel myself under your fate w/annie gartzes & lucrezia gartzes.

Enfin, Melchior s’était endormi. Enveloppé dans une couverture, les yeux fermés, la respiration posée, il était difficile de croire qu’il y a encore une poignée de minutes à peine, le bébé s’était époumoné de toutes ses forces, faisant fuir les elfes de maison qui passaient devant la porte entrouverte de sa chambre. Lucrezia pouvait parfois, croire sentir la folie s’instiller en elle, gagner de l’importance à mesure que la solitude enrobait chaque jour de son existence. Son enfant, restait cependant, l’être indispensable à sa vie ; le bébé qu’elle aurait blotti contre elle toute la journée durant, s’accrochant inlassablement à la volonté farouche que cette simple présence, tout contre son cœur, lui permettrait de combler le vide glacial qui s’emparait de son âme. Elle se plaisait parfois à deviner quelque chose de Caesar en son fils, avant de se forcer à éloigner ces songes de son esprit - presque de peur que qui que ce soit, chez les Gartzes ou les Borthwick puisse saisir quelque lueur du mensonge qui pesait sur l’existence de Melchior. Pour sûr, ses grands-parents ne seraient pas pour autant, ravis d’apprendre que Melchior n’était que le fruit de l’adultère de Lucrezia, quand bien même était-ce avec le deuxième fils des Malefoy. S’ils avaient décidé de la marier avec Kester Borthwick, c’était sans conteste pour une bonne raison ; idée impérieuse que leur petite fille avait mis bien des volontés à bafouer sans ciller. A voir les quelques cheveux qui pointaient sur le crâne de son fils, Melchior aurait les cheveux noirs, si caractéristiques des Gartzes ; ceux-là même que Lucrezia avait hérités de son paternel, et qui avait tant de fois pu faire en sorte qu’elle ne ressemble que vaguement à sa mère, et bien plus à Arcadio. Peut-être l’enfant aurait-il les yeux bleus, d’un azur éclatant, de Caesar ? Peut-être. Et peut-être bien qu’en regardant dans les tréfonds du regard de son enfant, Lucrezia, plus âgée serait capable de se replonger avec délice dans ce qui avait été les quelques années les plus doucereuses de son existence. Malgré tout. A présent, plus que jamais, lui pesait sur les épaules le poids des menaces de ses grands-parents : irrémédiablement, Caesar avait fini par tout savoir des circonstances qui avaient amené le mariage de Lucrezia et Kester - mais il semblait que la jeune femme avait fait un travail impitoyable quant à réduire en cendres les sentiments qu’il avait eus pour elle, à une certaine époque. Plus aucune lettre par hibou, ni aucun message clandestin n’était venu la trouver dans sa tour d’or, de la part du fils Malefoy, et bien malgré elle, la brune sentait les remords secouer ses entrailles. Elle aurait tout donné, pour pouvoir profiter d’un nouvel instant dans les bras de son amant. L’heure était pourtant à d’autres questionnements, comme le lui rappelèrent quelques états de voix au rez-de-chaussée ; sa grand-mère venait à nouveau de lâcher un hurlement excédé à l’adresse d’un des elfes de maison du manoir - chaque instant que la grand-mère Gartzes passait dans la digne maison des Borthwick, était un autre prétexte pour cracher un mépris indéniable pour la façon dont Lucrezia octroyait les charges de travail à sa main d’œuvre. Au grand désarroi de sa grand-mère, Lucrezia n’avait jamais montré beaucoup de volonté à être une bonne femme d’intérieur, ni même à avoir un œil particulièrement maniaque et soigneux quant à tout ce qui faisait sa maison - sans doute des restes de gêne de sa sang-de-bourbe de mère, un sourire suffisant glissant aux lèvres de la vieille Gartzes, à chaque fois qu'une telle phrase passait ses lèvres ridées.

Le silence était l’ultime barrière que Lucrezia posait entre elle et sa grand-mère, bien souvent plus imprenable que ce que la grand-mère aurait voulu, tentant parfois de vivre des moments complices en compagnie d’une jeune sorcière qu’elle ne connaissait qu’à peine. Le choc violent des générations, sans conteste - la défiance de la fille Gartzes résidait en les quelques lueurs de résistance qui continuaient de briller au fond de ses yeux, et l’audace obséquieuse avec laquelle elle tendait bien souvent à répondre à sa grand-mère. Trop de choses, dans cette femme, rappelaient à Lucrezia tout ce qu’elle avait détesté dans certaines de ses camarades à Poudlard. Trop de choses lui rappelaient son père - tout autant que son propre reflet. Il était, en effet, bien triste pour la jeune fille de constater qu’au premier coup d’oeil, elle ressemblait bien plus à sa grand-mère qu’à sa mère. Les yeux noirs, les cheveux de jais, le teint olivâtre ; quelques tracés d’un visage sudiste, espagnol, exotique. « Misérables petites créatures ! Toujours à fourrer leur nez partout, avec leurs petits couinements insupportables. » La vieille continua de grommeler après avoir fait quelques pas dans la pièce ; au fond de son couffin confortable, Melchior gigota quelque peu, une profonde inspiration glissant sur son petit corps. Dans un volte-face excédé, Lucrezia se permit de défier du regard la femme qui perturbait le sommeil de son fils : s’il y avait bien une chose pour laquelle grand-mère Gartzes ne brimait pas sa petite fille quant à son impolitesse, c’était quand il était question de Melchior, et de préserver son sommeil si précieux quand il avait enfin cessé de hurler dans tout le manoir. « Ah oui. » reprit-elle d’un ton ferme, faisant quelques pas pour venir se placer juste devant Lucrezia, la jaugeant d’un regard sévère. « Maintenant tu sais ce que tu as à faire. » glissant dans tout son corps, la gêne prit la brune à la gorge, alors qu’elle détournait le regard - rarement, depuis la naissance de Melchior, Lucrezia avait mis le nez dehors. Jamais, pourtant, jamais elle n’était retournée chez elle depuis qu’elle était partie avec ses grands-parents, le jour même de son retour de Poudlard. Un privilège, lui faisait croire sa grand-mère dans l’espoir de mieux faire passer la machination astucieuse mise en place dans son esprit machiavélique. « Tu sais très bien qu’il vaut mieux qu’elle garde son nez - et le Ministère, loin de nos affaires. Je n’ose même pas imaginer ce qui pourrait arriver à notre famille si- » Le regard sombre de la femme Gartzes avait dégringolé sur le berceau de l’enfant, et Lucrezia n’eut pas besoin d’écouter plus avant les paroles de sa grand-mère. Celle-ci avait un talent indéniable pour feindre de se sentir concernée en quoique ce soit, par ce qui pouvait arriver à Lucrezia ou Melchior si les Gartzes venaient à tomber en disgrâce devant tout le Ministère de la Magie. Peut-être bien, qu’elle s’en préoccupait quelque peu ; d’une manière bien à elle, comme un chef d’entreprise se serait préoccupé de perdre une somme d’argent importante, ou un gros deal. La menace, pourtant, n’avait pas échappé à la brune, et n’avait eu de cesse de lui pendre au nez pendant tout le temps où elle avait préparé cette journée en compagnie de sa grand-mère. Dans son existence misérable, dictée à la lettre par ses grands-parents, il n’y avait rien de plus précieux pour Lucrezia que l’enfant à qui elle avait donné la vie ; et sa grand-mère, toujours aussi ingénieuse, avait su parfaitement comment utiliser l’amour de la jeune fille comme une arme redoutable.

Une main sur son épaule, la grand-mère Gartzes emmena Lucrezia hors de la chambre, fermant silencieusement la porte derrière leur dos ; à peine la brune eut-elle fait un pas en dehors de la pièce, que les couinements d’un elfe de maison attirèrent son attention. La créature aux bras fins lui tendit une épaisse cape de sorciers, qu’elle passa sur ses épaules en prétendant vaguement écouter les dernières paroles de sa grand-mère. Emmener Melchior n’aurait jamais été négociable ; Lucrezia l’avait su à l’instant même où la chose s’était présentée à elle - ici, ses grands-parents ne lui offraient pas une occasion de renouer avec sa mère, ni une occasion de se défaire de la vie qu’ils avaient choisie pour elle. Pour que le chantage soit effectif, Lucrezia ne devait avoir pour unique envie que le désir ardent de revenir au plus vite dans sa misère, entre les murs de ce manoir solitaire. Le vent froid lui giflant le visage sans la moindre douceur, la brune ne prit même pas la peine de se retourner vers la grande bâtisse qu’elle quittait ; transplanant sans laisser une nouvelle occasion à sa grand-mère d’ouvrir la bouche, Lucrezia se retrouva dès l’instant d’après aux abords du village qui l’avait vue grandir. Godric’s Hollow la fit frissonner ; malgré ce qu’était devenue sa vie, la guerre avait laissé son empreinte sur l’existence de la jeune femme. Elle avait parfois craint que Caesar ne se retrouve à devoir rejoindre les Mangemorts, à cause du sang qui coulait dans ses veines. Elle s’était, parfois, retrouvée à craindre de devoir s’y engager elle aussi - heureusement, ses grands-parents avaient préféré la traiter comme une chose à marier et faire pour pondre des enfants, plutôt que comme une machine à tuer. Un mal pour un bien. Pourtant, aujourd’hui, le village où elle était née, survivait à une bien triste réputation - c’était donc ici, dans ce coin de monde qu’elle ne reconnaissait qu’à peine, que les Potter avaient trouvé la mort sous la baguette de Lord Voldemort. Ici, que le Mage Noir avait lui-même rencontré sa propre fin. Ne se laissant ni abattre par les ressentiments qui lui tordaient les entrailles, ni par cette peur qui aurait pu la figer sur place ; Lucrezia prit une profonde inspiration, laissant ses pas la guider à travers l’endroit. Les rues ressemblaient à de vieilles images qu’elle aurait stockées dans un coin de son cerveau, sans même s’en rendre compte : il semblait à la brune qu’elle n’était pas venue ici depuis des décennies. Ça ne faisait pourtant, que quatre ans. Malgré elle - ou peut-être, bien logiquement - la sorcière retrouva aisément les abords de la maison où elle avait grandi : elle portait une certaine empreinte solennelle, trace des Gartzes. Ce n’était rien, comparé à l’endroit où Lucrezia vivait désormais, fait de faste, de luxe, de richesse étalée. N’écoutant guère son coeur cognant contre sa poitrine, ni l’aspect soudain faible de ses jambes, elle rejoignit l’entrée de la porte ; le vent la fit frémir encore une fois, avant qu’elle n’ose enfin lever une main pour frapper à la porte. Bien faiblement, aurait-elle pu croire, dans le vacarme provoqué par son propre sang battant contre ses tempes. Avait-elle frappé assez fort ? La réponse à ce questionnement lascif ne se fit pas attendre, son souffle suspendu au silence ; Lucrezia sentit un air froid glisser dans ses poumons alors qu’un visage presque familier, lui ouvrait la porte. Etait-ce sa mère ? Son coeur bondit, sombra dans les profondeurs d’affres profonds, accrochés à un passé bien révolu. Elle avait oublié le son de sa voix ; cette pensée traversa l’esprit de Lucrezia alors même que la blonde en face d’elle ouvrait la bouche. Les mots vibrèrent dans tout son être, animèrent à nouveau cette chaleur au fond de sa poitrine. Un sourire, tendit à glisser contre ses lèvres, avant que la brune ne se rappelle des raisons de sa présence. Melchior, son fils, la chair de sa chair. Le sang de son sang. Sa destinée suspendue à cet instant précis - ce qu’il allait advenir de ce face à face. Une glace impérieuse glissant sur les traits de son visage, les figeant dans le marbre de sa peau ; elle ouvrit la bouche, la gorge sèche. « C’est moi. » dit-elle brièvement, incapable de savoir comment elle avait pu prononcer ces mots ; avait-elle seulement réussi à feindre cette déférence, indifférence dont elle était obligée de se grimer aujourd’hui ? Ici, face à sa propre mère ? Contre le voile de ses paupières, à son esprit, Lucrezia tenta de rendre le visage de son fils plus pénétrant que jamais ; « Est-ce que je peux entrer ? » articula-t-elle à nouveau, désignant d’un mouvement de tête les quelques réminiscences de souvenirs qui se dessinaient derrière sa mère. Elle aurait voulu faire demi-tour, ne surtout pas entrer. Pourtant, elle le devait.

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breathe in the light and say goodbye ≈ since I was young, I knew I'd find you, but our love was a song sung by a dying swan. and in the night you hear me calling, you hear me c a l l i n g. and in your dreams you see me falling. breathe in the light, I'll stay here in the shadow waiting for a sign, as the time grows.

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MessageSujet: Re: (lucrezia) ›› stay beside me don't go.   Sam 17 Jan - 18:08

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Annie s’était souvent imaginée retrouver sa fille. Elle ne pensait pratiquement plus qu’à ça depuis un certain temps. Retrouver Lucrezia était son objectif principal, le reste ne comptait presque plus. Il lui arrivait souvent de délaisser son travail au ministère de la magie au profit de quelques informations qu’elle aurait pu obtenir sur les Gartzes. Quelques informations qui, jusqu’à présent ne l’avait menée à rien. Elle avait beau creuser, elle n’arrivait pas à leur mettre la main dessus. Ils étaient vraiment doués pour se cacher ceux là. Qu’importait le temps que ça lui prendrait, elle réussirait à les faire tomber et elle retrouverait sa fille. Il lui était facile de fouiller au ministère, tout autant qu’avec l’ordre du phénix, obtenir des informations n’était pas la chose la plus compliquée du monde, faudrait il encore que les informations soient utiles. Elle ne baissait pas les bras, elle s’était juré qu’elle ferait tout ce qui était en son pouvoir pour retrouver sa fille, avec ou sans le soutien de son époux. Sans son soutien en l’occurrence. Les choses étaient compliquées entre Arcadio et elle, alors il ne savait même pas qu’elle était encore dans l’ordre du phénix. Ça n’avait pas d’importance, qu’est-ce que ça pouvait bien lui faire ? Et puis elle se plaisait à croire qu’il comprendrait. Un espoir vain puisqu’il lui semblait qu’il ne comprenait absolument rien ces derniers temps. L’ordre du phénix était comme une évidence pour elle, elle était une sorcière née-moldue après tout, évidemment qu’elle se rangeait du côté de ceux qui défendaient l’égalité entre les sorciers. Arcadio aurait dû faire comme elle, mais bizarrement, depuis un moment elle avait même l’impression que son statut de sang était devenu un problème entre eux deux. Annie, tu es une fille de moldus ! Où penses-tu que Lucrezia ira avec ça ? Tels avaient été les mots qu’il avait prononcés et qui lui restaient au travers de la gorge. Elle était une née moldue alors elle ne pouvait pas assurer un avenir prospère à sa fille ? Elle ne savait pas où est-ce qu’il était allé chercher ça, mais elle aurait voulu qu’il retire rapidement ses propos, mais il n’en avait rien fait. Il n’avait pas l’intention de retirer quoi que ce soit. Persuadé qu’il avait bien agit. Il fallait croire qu’il était également persuadé qu’une moldue n’avait rien à offrir. C’était à se demander pourquoi il avait voulu l’épouser. Sa relation avec Arcadio était des plus compliquées ces derniers temps alors non, elle ne comptait pas sir son aide pour retrouver Lucrezia ni même sur sa compréhension quant à ses choix. Il n’avait de toute façon pas son mot à dire sur ces choix. Il était son mari, mais certainement pas celui qui allait contrôler sa vie et vu les choix pourris qu’il avait faire, elle estimait qu’elle avait encore une très grande marge de conneries possibles à faire avant de le rattraper. Une vie entière ne lui suffirait pas pour échouer autant qu’il avait pu le faire. Elle n’avait de toute façon pas envie de se mettre à son niveau, l’idée de chercher une quelconque façon de se venger ne lui avait même pas traversé l’esprit. Peut-être qu’il aurait préféré, ça aurait fait bouger les choses entre eux, mais non au lieu de ça, elle lui servait quotidiennement sa plus grande indifférence teintée de quelques notes de mépris. Il n’avait qu’à assumer les conséquences de ses actes pendant qu’elle, elle essayait de réparer ses erreurs. Elle n’y était jusqu’à présent pas arrivée, alors, ses retrouvailles avec Lucrezia n’était que des songes qu’elle s’autorisait sans doute pour réussir à trouver le sommeil. Le temps passant, les songes s’étaient imposés dans la réalité, venait parfois la bercer d’une douce illusion avant de la ramenait brutalement sur la terre. Lucrezia n’était pas là et si elle avait l’impression de l’apercevoir au détour d’une rue, ce n’était alors qu’une illusion qui venait à disparaitre bien vite.

Cinq ans s’étaient écoulés depuis la dernière fois qu’elle avait vu sa fille. Tout juste sortie de Poudlard, on la lui avait dérobée. Elle était rentrée du ministère ce soir là, avec la joie de revoir sa fille qu’elle n’avait pas revue depuis les dernières vacances. Mais elle n’avait pas été là, Arcadio lui avait simplement dit qu’elle avait choisi de partir avec ses grands parents, mais qu’elle reviendrait et elle n’était pas revenue. Ils avaient disparu avec sa fille et elle ne l’avait pas revue. Les années passant elle avait appris qu’Arcadio avait en réalité joué un rôle important dans le choix de la jeune femme. A cause de lui, elle n’avait pas revu sa fille – leur enfant – depuis cinq ans. Lucrezia était tout ce qu’elle avait de plus précieux dans ce monde, elle était plus importance à ses yeux que sa propre vie et il n’y avait rien au monde qu’elle aurait été incapable de faire pour son enfant. Elle aurait fait n’importe quoi pour elle, elle aurait pu accepter ses choix, si seulement ils n’avaient pas été les résultats d’un stupide plan orchestré par les Gartzes. Sa pauvre fille n’avait rien choisi, elle avait été trahie par son propre père. L’homme qui l’avait élevée, celui qui l’avait aimée et celui qui aurait dû lui offrir toute sa protection. Cinq ans étaient passés et elle pouvait voir les traces de ces années sur le visage de sa fille qui lui faisait face à présent. Elle se souvenait à la perfection du visage de l’adolescente qu’elle avait accompagné jusqu’au Poudlard Express ce jour où elle l’avait vue pour la dernière fois et c’était bien elle qui lui faisait face et cet instant. Le son de sa voie la fit frissonner. D’un coup, elle se sentait faible, tellement faible qu’elle avait presque l’impression qu’elle allait s’évanouir. Elle tenait bon pourtant, car si elle faiblissait, elle avait la sensation que sa fille allait lui filer entre les doigts et Merlin seul savait combien d’années s’écouleraient jusqu’à ce qu’elle puisse la revoir. Elle ne voulait pas la perdre à nouveau, elle ne pouvait pas la perdre à nouveau. Maintenant qu’elle était là en face d’elle, elle le savait, si elle disparaissait à nouveau, elle ne s’en remettrait pas. Elle était la chaire de sa chaire, cet enfant qu’elle avait mis au monde, jamais elle n’avait été plus heureuse qu’en serrant son bébé pour la première fois dans ses bras. Elle ne pouvait pas renoncer à elle, elle en était incapable. Elle n’était pas comme son mari qui était rapidement passé à autre chose. Tremblante, elle se décala de la porte pour laisser la jeune femme entrer, puis elle referma derrière elle avant de s’appuyer dos à la porte, comme si elle avait besoin du soutien qu’elle lui apportait pour ne pas tomber. Elle observait la jeune femme qui lui faisait face avec attention, des pieds jusqu’à la tête et de la tête jusqu’aux pieds. Elle était ravissante ; elle l’avait toujours été. Elle n’allait pas l’air d’aller particulièrement mal, mais elle savait qu’il ne fallait pas s’arrêter aux apparences. Elle avait du mal à croire que les Gartzes pouvaient la traiter aussi merveilleusement bien qu’Arcadio voulait bien le prétendre. Les larmes au bord des ses yeux avaient finies par s’écraser le long de ses joues alors qu’elle lâchait enfin l’appuie de la porte pour se précipiter vers sa fille pour venir la serrer dans ses bras, retenant difficilement les sanglots qui menaçaient de l’étrangler. Elle aurait voulu le plus jamais se défaire de cette étreinte, après avoir passé tant d’années à imaginer qu’elle pourrait un jour la serrer à nouveau dans ses bras, elle aurait voulu que cet instant puisse durer pour toujours et pourtant, elle se recula légèrement, gardant ses mains sur ses épaules, elle l’observait de plus près à présent, à travers ses yeux humides. « Est-ce que tu vas bien ? » C’était la question la plus importante qu’elle avait à lui poser, elle en avait des millions, il y avait des tas de choses qu’elle voulait savoir, elle voulait tout savoir. Mais le plus important à ses yeux, c’était de s’assurer que sa fille aille bien, c’était tout ce qu’elle avait toujours voulu depuis le moment où elle avait appris sa grossesse, elle voulait que son enfant aille toujours bien.

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MessageSujet: Re: (lucrezia) ›› stay beside me don't go.   Dim 18 Jan - 14:42

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Passer cette porte reviendrait à faire un bond dans le temps. Désagréable. Les entrailles de la brune se serrèrent jusqu’à l’étouffement, au creux de son ventre, alors qu’elle s’escrimait à se rappeler les raisons de sa présence. Parler, partir. Retourner chez elle, où était désormais sa place. Auprès de son fils. De son mari, aussi avait rappelé la grand-mère Gartzes, sans doute persuadée dans une part de son âme, que Lucrezia s’était tant fait à sa nouvelle vie, qu’elle avait un certain attachement pour son mariage. La jeune femme elle-même ne le savait pas ; c’était à peine si, quotidiennement, elle se contentait de vivre avec, autrement qu’en ressentait celui-ci comme un fardeau - irrémédiablement, l’attitude de Kester à son égard lui rappelait qu’elle n’était rien de mieux qu’une procédure pour lui, sans doute un moyen de maintenir son statut et sa place parmi sa famille. C’était donc pour une destinée de ce genre, que son père l’avait poussée dans les bras de ses grands-parents ? Lucrezia chassa toute image d’Arcadio, assis sur le canapé du salon où elle était entrée, le trouvant en compagnie de cette femme et cet homme, qui n’avaient été à l’époque, que de parfaits étrangers pour la jeune sorcière qu’elle était. Les yeux sombres de la brune se portaient irrémédiablement vers des éléments familiers - et pourtant, qui sonnaient terriblement étrangers à son champ de vision habituel. C’était, pourtant, comme si déjà, elle pouvait monter le grand escalier à quelques pas de là et retrouver le chemin de sa propre chambre sans même avoir à réfléchir trop longtemps. Le parfum même, retenu entre les murs ; le silence qui se répercutait sur ceux-ci ; la lumière, l’atmosphère ; avec le temps, Lucrezia avait fini par oublier à quel point cet endroit, dans ses moindres détails, lui manquait autant que la vie qu’elle avait toujours voulu avoir. Ce n’était pas chez elle, pourtant. Plus chez elle. Ici, il n’y avait pas son fils ; et jamais, jamais au plus profond de ses tripes, elle ne serait capable de tourner le dos à son enfant. La Gartzes avait le sentiment de naviguer dans un rêve, et que seul Melchior était l’ancre à laquelle elle pouvait se raccrocher pour atteindre la réalité ; pourtant, l’étreinte imprévue, bouleversante de sa mère était également, autre chose qu’un fantasme, ou une simple rêverie. Là, figée entre les bras d’Annie, Lucrezia sentit son coeur cesser de battre, sa gorge se serrer dans un nouvel élan de chagrin incontrôlable. Pourquoi, pourquoi était-elle là ? Si ses grands-parents avaient voulu faire comprendre à sa mère de ne pas fouiner et d’arrêter de chercher sa fille, pourquoi n’y étaient-ils pas allés eux-mêmes ? Lucrezia savait bien pourquoi. Ils étaient cruels, et c’était presque un moyen de les punir l’une autant que l’autre. Et la brune aurait pu en pleurer, s’effondrer elle aussi et être à nouveau happée, hantée par les regrets - pourchassée, alors même que l’amour de sa mère ne faisait qu’à peine renaître des relents de celle qu’elle avait été autrefois. Cette dernière fois où elles s’étaient enlacées l’une et l’autre, sur le quai de la gare, promettant de s’écrire et de se retrouver très vite une fois l’année terminée ; surgissaient à la mémoire de la sorcière, de nombreux souvenirs, ressentiments qu’elle avait eus à cette époque. Dans une autre vie. Avec sa mère. Serrée contre sa mère, les bras ballants de surprise ; Lucrezia avait laissé cette peine refoulée fracturer chaque parcelle de son visage, un frisson d’horreur remontant jusque dans sa gorge - lèvres closes, elle retint toute plainte, tout sanglot de venir trahir tout ce qui pouvait bien traverser son esprit.

Les vérités qu’elle aurait voulu cracher à toute vitesse pour refaire le temps, supplier sa mère de trouver un moyen, n’importe lequel de la sortir de cette situation - mais elle ne pouvait pas. Elle ne devait pas. Il était vrai, au fond, que deviendrait-elle si son mari finissait en disgrâce ? Au fond, Lucrezia avait fini par le croire si prompt à être impétueux, imprévisible, mauvais, qu’elle ne serait guère surprise qu’il soit un Mangemort - l’ait été, un jour dans sa vie. Que serait-elle, elle alors ? Une épouse qui n’aurait certainement pas manqué de remarquer ce qu’était Kester ? Et leur fils ? Un enfant à jamais considéré comme le fils d’un traitre, d’un meurtrier ? Haïr Kester, blâmer Kester était une chose bien plus facile, que céder à la peur qui lui tordait les boyaux ; si sa mère venait à plonger trop profondément son nez dans les affaires des Gartzes, elle finirait par le payer de sa vie - elle n’était cependant pas ici pour menacer, cela ne ferait que renforcer la volonté de sa mère à faire tomber les Gartzes en disgrâce. « Bien. Je-je vais bien. » si près de sa mère, le coeur battant à tout rompre contre ses côtes, Lucrezia était bien incapable de savoir si oui ou non ses mots avaient une quelconque chance de sonner vrai - qu’importe, en quatre années de disparition et silence, Annie avait déjà dû se créer à l’esprit un bon nombre de scénarios impliquant les malheurs de sa fille. Trop habituée qu’elle était désormais, à la bienséance et aux contacts humains on ne peut plus limités, Lucrezia eut bien plus de facilité qu’elle ne l’aurait cru, à reculer d’un pas pour s’écarter de l’emprise de sa mère, prétextant observer une nouvelle fois tout le décor qui les entourait pour s’éloigner encore. Il était impossible de décrire le mélange de sentiments qui se jouait en elle à l’instant précis, ni la force avec laquelle ceux-ci s’entrechoquaient au creux de sa poitrine ; elle ressentait au fond d’elle, tout autant l’envie de prendre la fuite que celle de rester ici pour toujours. Cet escalier ; cet escalier par lequel elle s’était amusée à descendre, petite fille, glissant sur la rampe, les pieds en l’air et riant aux éclats - la façon dont elle avait toujours monté les marches quatre à quatre lorsqu’elle entendait un hululement dans sa chambre lui indiquer l’arrivée d’une lettre. Bien souvent, de cette correspondance secrète qu’elle avait entretenue avec Caesar, juste sous le nez de ses parents, comme elle l’avait fait sous le nez de ses grands-parents, plus tard. De son propre mari. Pourquoi ressentait-elle tant de remords à cette idée, alors même que c’était ce qu’ils méritaient, tous ? Qu’elle les trompe, qu’elle les double, qu’elle les défie sans cesse ? L’ombre des Gartzes se rappela à elle, enserrant sa poitrine dans un étau, coupant sa respiration alors qu’elle observait une nouvelle fois la femme aux cheveux blonds qui paraissait ressurgir d’un souvenir soigneusement enterré. Trop douloureux.  « Tu es seule, n’est-ce pas ? » était-ce malgré elle, que cette pointe d’amertume avait glissé sur sa langue, éclairant son visage d’une expression plus neutre encore que celles qu’elle s’était forcée d’avoir jusque-là ?

Penser à son père, imaginer son père ici, se pavanant dans cet endroit comme s’il y avait sa place, c’était... c’était. Pire que tout, curieusement, d’imaginer celui qui l’avait conduite dans une destinée misérable, avoir la vie, la liberté qui aurait dû être sienne. « Nous devons parler. » comme munie d’un courage, d’une hargne nouvelle rien qu’à la mention silencieuse de son père, Lucrezia posa sur sa mère une oeillade impérieuse comme pour lui faire comprendre déjà par avance, que ce tête à tête ne serait pas courtois. Ni même plaisant pour l’une  et l’autre - quelque part, la brune aurait aimé que sa mère saisisse déjà les quelques reflets meurtris dans ses yeux, afin de comprendre que tout ce qu’elle déblatèrerait à partir de cet instant n’aurait pas une once de vérité. « Tu dois arrêter de me chercher. » poursuivit-elle, saisie par la peur de ne pas pouvoir reprendre la parole si elle se laissait submerger par quoique ce soit des peurs qui la persécutaient à nouveau. « Tu dois arrêter de chercher quoique ce soit qui puisse... me faire revenir ou je ne sais quoi. » l’air lui manquait déjà, serrant sa gorge comme si elle suffoquait ; dans une profonde inspiration, elle prit quelques secondes pour rassembler ses pensées, mais ne pourtant pas laisser la possibilité à Annie d’ouvrir la bouche.  « Ce que tu essayes de faire... c’est inutile. Je ne reviendrai pas. » comment pourrait-elle revenir de tout cela ? Lucrezia avait déjà l’impression d’être noyée, dépassé par les événements ; dès l’instant où elle avait quitté la maison familiale avec ses grands-parents, la jeune femme avait perdu tout contrôle sur sa vie. Même ici, face à sa propre mère qu’elle retrouvait après cinq ans de silence forcé, chaque phrase qu’elle prononçait avait une réponse en écho, offerte par sa grand-mère, quelque part au fond de son esprit. Revenir vers quoi, au fond ? Il était vrai, viscéralement, Lucrezia serait toujours dans l’incapacité de retrouver sa vie d’antan, ou même de regarder son père sans ressentir une haine froide glisser dans ses veines. Leur seul salut serait de remonter dans le temps ; effacer, tout effacer comme la surface d’un tableau noir - une vie tracée à la craie. Si fragile. Pourtant à choisir, entre des miettes de passé et ce qu’elle avait aujourd’hui, sans sourciller Lucrezia avait fait son choix. L'unique choix ; car dans son monde parti en fumée, son fils était le seul cadeau qu'on avait bien voulu lui faire.

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breathe in the light and say goodbye ≈ since I was young, I knew I'd find you, but our love was a song sung by a dying swan. and in the night you hear me calling, you hear me c a l l i n g. and in your dreams you see me falling. breathe in the light, I'll stay here in the shadow waiting for a sign, as the time grows.

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MessageSujet: Re: (lucrezia) ›› stay beside me don't go.   Lun 19 Jan - 18:48

It's your happiness I want most of all
LUCREZIA GARTZES & ANNIE GARTZES
Where in hell can you go far from the things that you know far from the sprawl of concrete that keeps crawling it's way about 1, 000 miles a day. Take one last look behind commit this to memory and mind Don't miss this wasteland, this terrible place When you leave keep your heart off of your sleeve. Motherland cradle me, close my eyes, lullaby me to sleep. Keep me safe, lie with me. Stay beside me don't go, Don't you go. ~ motherland.

Revoir Lucrezia donnait à Annie l’impression d’être dans un rêve. Elle était pourtant persuadée d’être réveillée depuis un moment déjà. Elle avait beau avoir passé un long moment, éveillée dans son lit à attendre d’être sûre que son mari soit parti avant de se lever, elle restait persuadée de ne pas s’être simplement rendormie pour rêver de voir sa fille frapper à la porte. Elle était bien là et après l’avoir serrée dans ses bras, la sorcière en était à présent certaine. Sa fille était là, avec elle, après cinq ans d’absence et de silence. Cinq longues années qu’elle avait passée livrée à la famille Gartzes. Arcadio était naïf, idéaliste. C’était peut-être quelque chose qu’Annie avait aimé chez lui pendant de nombreuses années, mais c’était aussi ce qui faisait qu’ils ne s’entendaient plus aujourd’hui. Il était persuadé que ses parents aimaient Lucrezia pour ce qu’elle était, leur précieuse petite fille, ils ne faisaient pas ça pour son bien, mais pour le bien de leur lignée. Ils avaient perdu le seul fils sur lequel ils pouvaient compter pour continuer leur lignée de sang-pur. Bien que sorcière de sang-mêlé, Lucrezia était ce qu’ils avaient de mieux sous la main. Ils ne voulaient pas l’aider, il n’y avait rien qu’ils puissent faire de plus qu’Annie pour l’aider de toute façon. Ils voulaient juste s’assurer que le sang mêlé qui coulait dans les veines de la jeune femme, n’allait pas continuer à se mêler davantage. Annie était celle qui avait entaché leur lignée, gangrené leur sang-pur avec son sang de moldue, alors ils devaient bien essayer de réparer la faute commise, d’une façon ou d’une autre et ils avaient choisi que ce serait à Lucrezia de tenir ce rôle. Il semblait pourtant qu’elle était la seule à voir les choses de cette façon. Aux yeux d’Arcadio, elle passait probablement pour une grande paranoïaque, mais depuis cinq ans, elle retournait le problème dans sa tête et quoi qu’il arrive, elle en arrivait toujours aux mêmes conclusions. Elle n’était pas stupide, il n’y avait aucune raison pour que sa fille, fraichement sortie de Poudlard décide de partir avec ses grands-parents qu’elle ne connaissait absolument pas – Lucrezia savait qu’il ne fallait pas suivre des inconnus – parce qu’avant ce jour là, soit pendant dix-sept ans ils avaient jugé qu’elle n’était qu’une bâtarde qui n’en valait pas la peine. Lucrezia était une enfant intelligente, elle n’aurait jamais fait ce choix délibérément. Qu’est-ce que les Gartzes avaient de plus ? Une maison plus grande ? Plus d’argent ? Ce n’était pas comme si Annie et Arcadio avait été sans le sous, et si ce n’était qu’une question d’influence sur le monde magique, elle avait beau être issue d’une famille de moldus, elle dirigeait un département au sein du ministère de la magie, de l’influence, elle en avait. Non, les Gartzes n’avait rien à offrir à Lucrezia qu’Annie et Arcadio aurait été incapable de lui offrir. Pour une obscure raison, ça faisait également partie des choses qu’Arcadio s’entêtait à nier en bloc. Est-ce qu’il doutait de ses propres compétences ? Annie n’en savait rien, mais c’était absurde. Il était son père et elle savait au fond d’elle – même si quelque fois il lui arrivé d’en douter depuis quelques temps – qu’il aimait Lucrezia. Elle ne comprenait pas pourquoi il n’arrivait pas à voir les choses comme elle les voyait. C’était la première fois en une vingtaine d’année de mariage qu’ils étaient parfaitement incapables de se comprendre. Des opinions tellement différentes que leur couple était au bord du gouffre et qu’elle ignorait s’il était encore possible de le sauver. Elle aimait Arcadio et sans Lucrezia, il était tout ce qu’il lui restait, mais leurs belles années semblaient être derrière eux, il l’avait trahie et elle n’était pas sûre d’être capable de lui pardonner ce qu’il avait fait.

Pour l’heure, elle voulait oublier ses disputes avec Arcadio, elle voulait oublier les Gartzes, elle voulait oublier le reste du monde qui continuait de s’agiter derrière la porte de sa maison, parce que rien n’avait plus d’importance que Lucrezia. Ça avait toujours été vrai et ce serait sans doute toujours vrai. Elle était là à présent, en face d’elle, elle pouvait la regarder, la toucher, sentir son parfum et d’un coup, elle se sentait revivre. Sa fille lui avait tant manqué pendant toutes ces années qu’elle avait l’impression de revivre le plus beau jour de sa vie. La jeune femme allait bien d’après ses propos et pourtant, elle avait la sensation qu’il y avait autre chose derrière ses propos. Arcadio serait sans doute en train de lui dire que c’était sa paranoïa qui parlait, mais elle, elle sentait quelque chose de plus fort. C’était son instinct maternel qui lui dictait que quelque chose n’allait pas. Ça faisait cinq ans qu’elle vivait continuellement avec cette impression et revoir sa fille, l’entendre dire qu’elle allait bien ne faisait pas taire cet instinct qui n’avait de cesse de lui tordre les tripes. Pendant dix-sept ans, son instinct maternel ne l’avait jamais trompé, il n’y avait aucune raison pour que ça commence maintenant. Lucrezia passa bien vite à autre chose, s’empressant de vérifier si elles étaient bien seules. Est-ce qu’elle avait autant de mal qu’elle à regarder Arcadio parce qu’elle avait également l’impression qu’il l’avait trahie ? Pourtant lui, il passait son temps à lui assurer qu’il n’avait rien fait de mal, que Lucrezia avait choisi de partir. Pourtant, la réflexion de Lucrezia suffisait à démentir les propos de son père. Cela dit il en fallait peu à Annie pour douter de la sincérité de son époux, des preuves elle en voyait partout, mais celle là était peut-être plus valable que les autres. « Oui, ton père est … déjà parti travaillé. » déjà ou enfin, c’était une question de point de vu, bizarrement, vu le temps qu’elle avait passé à attendre dans son lit avant de pouvoir enfin en sortir sans avoir à affronter son époux, elle avait plus envie de dire qu’il était enfin parti travailler. Le mot ne franchit pourtant pas le seuil de ses lèvres, il y avait eu une seconde d’hésitation, mais ce n’était pas le moment de déverser ouvertement la rancœur qu’elle pouvait avoir à l’égard de son mari. Certainement pas devant Lucrezia. La jeune femme lui annonça ensuite qu’elles devaient parler. Ça ne faisait aucun doute, elles devaient avoir des choses à se dire après cinq ans, mais sans doute qu’Annie ne s’attendait en rien à entendre ce que sa fille lui annonça. Elle eu comme l’impression que toutes les bonnes choses qu’elle avait pu ressentir depuis que Lucrezia était entrée dans la pièce, venaient de se transformer en un véritable cauchemar. Non, il y avait quelque chose qui n’allait pas. Elle n’arrivait pas à croire en ce que Lucrezia lui racontait. Ses paroles sonnaient faux. Elles voulaient qu’elles sonnent faux. Elle ne pouvait pas y croire, tout autant qu’elle était incapable de croire ce qu’Arcadio essayait de lui faire comprendre depuis un long moment. Ça n’avait aucun sens, aucune logique. Elle ne comprenait pas et elle avait horreur de ne pas comprendre, encore plus quand il s’agissait de sa fille. Qu’est-ce qu’elle avait bien pu faire pour que sa fille décide de lui tourner le dos pendant cinq ans et reviennent simplement pour lui dire de laisser tomber, qu’elle ne reviendrait pas ? Elle n’avait pourtant pas l’impression d’avoir été une mauvaise mère, elle aurait fait n’importe quoi pour sa fille. Si on lui avait dit qu’en se tuant, elle pouvait offrir tout le bonheur du monde à son enfant, elle l’aurait fait sans hésiter ne serait-ce qu’une seconde. Les mots lui manquaient presque et de nouveau, elle avait l’impression de ne pas être capable de tenir le choc. Pourtant, elle ne pouvait pas en rester là. « P-Pourquoi ? » Prononcer le moindre mot lui donnait l’impression d’être en train de s’étrangler, alors elle avait certainement choisi le plus simple, au moins pour se laisser quelques secondes supplémentaires pour retrouver ses esprits. « Qu’est-ce qui te retiens là-bas ? » Il devait bien y avoir quelque chose pour la retenir là bas, sinon, elle serait revenue bien avant ce jour et pourquoi lui dire ça aujourd’hui alors qu’elle la cherchait depuis cinq ans. « Qu’est-ce qui t’as poussé à partir ? » Il lui fallait des réponses si elle voulait essayer de comprendre ce qui était en train de se passer et si elle n’était pas capable de les lui offrir, elle continuerait de chercher qu’importait ses propos puisqu’il s’agissait à présent de son seul objectif dans la vie et si ce n’était plus pour retrouver sa fille, ce serait au moins pour toucher quelques mots aux Gartzes, si Arcadio les idéalisait au possible, elle les voyait pour ce qu’ils étaient : des monstres qui avaient fait elle se savait trop quoi à sa fille et ils méritaient de payer pour ça.

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MessageSujet: Re: (lucrezia) ›› stay beside me don't go.   Sam 24 Jan - 1:00

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Les regards de sa mère, la moindre attention que celle-ci posait sur sa silhouette ; tant de choses qui électrifiaient le corps et l’âme de Lucrezia, tiraillaient ses sens et ses ressentiments. Elle était partagée, indéniablement, entre le devoir qui courait profondément dans ses veines et cette envie naissante, cet appétit d’amour qui était né dans son coeur. A l’instant même où elle avait vu sa mère. A la seconde où la porte s’était ouverte sur ce visage familier, résonnant avec tant de souvenirs lointains, la brune avait senti sa motivation la quitter, et la peur prendre la place de tout ce qui avait été son moteur jusqu’alors. Ses grands-parents avaient aisément deviné ses faiblesses, avant même qu’elle ne questionne leur existence : c’était bien pour ça que sa grand-mère se trouvait dans le manoir des Borthwick à l’instant précis, prétendant être une femme attendrie et attentive au chevet de son fils. Son fils, la chair de sa chair : la sorcière se forçait à repasser en boucle chacun des instants qui avaient composé les deux derniers mois de sa vie, comme une mélopée pour réveiller ses instincts les plus primaires. Jamais elle ne serait comme son père sur ce point-là, jamais elle ne tournerait le dos à son enfant. Et jusqu’à son dernier souffle, chaque acte, chaque décision qu’elle prendrait serait pour protéger Melchior, quoiqu’elle doive faire. C’était cette force, innée et violente, qui avait poussé Lucrezia a prendre possession du corps de Caesar pour mieux l’écraser dans une poigne impérieuse : Melchior était plus en sécurité tant qu’on le croyait fils de Kester plutôt qu’enfant résultant de l’adultère honteux perpétré par Lucrezia dans le dos de son époux. En serait-il, lui, en quoique ce soit blessé ? Parfois en l’observant, silencieusement, la jeune Gartzes s’était interrogée sur cela : pour quelques fractions de seconde, avant de renoncer, préférant ne pas se torturer l’esprit à imaginer de la jalousie, de l’amour là où il n’y en aurait jamais. N’y en avait jamais eu. La présence de Melchior avait participé à rallumer une certaine flamme chaleureuse au sein du grand manoir des Borthwick, mais probablement pas assez chaude ou puissante pour lier Lucrezia à l’homme qui n’avait eu pour elle, que très peu d’égards. Caesar lui manquait comme si l’air avait déserté ses poumons ; il avait été son seul souffle de vie pendant ces quatre dernières années, celui qui l’avait faite se sentir si proche de ce qu’elle avait été, libre, entre les murs de Poudlard. Nulle douleur ne serait cependant aussi atroce que celle qui naîtrait en son âme si elle devait être séparée de son fils. Elle le savait. Viscéralement. Et cette pensée maternelle ne pouvait que l’aider à se projeter dans l’esprit de sa mère à l’instant précis, partagée entre un bonheur grandiose et une appréhension glaçante. Qu’est-ce qu’elles pouvaient se dire, après tout ce temps ? Y avait-il encore quoique ce soit à rattraper entre elles ? Lucrezia avait déjà vécu cinq longues années sans revoir sa mère, sans entendre parler d’elle et sans avoir à lui demander des conseils : et dans sa tête, se répétait inlassablement la phrase qui lui disait ; Qu’il en soit ainsi. Si j’ai réussi à vivre cinq ans sans elle, je peux continuer pour le restant de mes jours. Si seulement. Il était impossible pour Lucrezia de transférer la haine qu’elle éprouvait à l’égard de son père, sur sa mère : parce que même sans en avoir le coeur net, Lucrezia avait su dès les premières paroles de ses grands-parents que sa mère n’était en rien mêlée au complot qui l’avait amenée à tomber sous le joug des Gartzes. Jamais, jamais elle n’aurait fait ça ; parce qu’elle était une mère, parce que c’était comme s’arracher la peau de la chair que de se défaire de son enfant de son plein gré.

Mains serrées l’une contre l’autre, ses doigts moites s’écrasant avec fermeté les uns sur les autres, Lucrezia sentit ce poids dans ses entrailles se faire plus insistant que jamais ; dos à sa mère, encore, elle parvint à réprimer un frisson d’horreur lorsque l’appartenance filiale à son père lui fut rappelée. C’était une vérité que la brune avait fui avec beaucoup de plaisir pendant si longtemps, l’incompréhension dans laquelle elle avait navigué pendant les premiers mois chez ses grands-parents, cette question lancinante. Pourquoi, pourquoi son père la détestait-il au point de la pousser dans une telle vie ? Qu’avait-elle fait pour mériter à ce point le dégoût, l’amertume, l’indifférence de son propre père ? Le détester était encore lui apporter trop d’égard, mais au fond d’elle, Lucrezia ne pouvait se permettre de faire plus ; peut-être sans doute parce que ni Arcadio, ni les parents de celui-ci ne lui avaient donné l’occasion de faire son deuil. Le deuil d’une relation mensongère, qui n’avait toujours été sans doute qu’un calcul savamment pesé sur la force qu’elle éprouverait à porter sur ses épaules le poids de tout l’héritage des Gartzes. Et il était si facile, si facile de sentir à nouveau la rage de l’injustice couler dans ses veines, venir palpiter dans son coeur, au creux de sa gorge et au bord de ses yeux. Toute sa vie, tout ce qu’elle avait été, avait fini consumé dans une amertume atroce, déplacée - combien de temps de sa vie, en chaque journée passant, gâchait-elle à haïr sa vie, haïr ses grands-parents ou son propre père ? C’était tout ce qui lui restait. Tout ce qu’on lui avait laissé pour vivre ; pas même une lueur d’espoir, ni un éclat de bonheur - Melchior lui-même, se devait de se plier aux lois des Gartzes. Toute la vie de son fils durant, Lucrezia se devrait de prétendre qu’il est le fils de Kester, qu’il est l’enfant de la lignée des Borthwick et non pas le fruit d’un amour véritable, passionnel. Destructeur. Tôt ou tard, en grandissant, Melchior découvrirait le monde dans lequel il devrait grandir, son quotidien dicté par des lois qui n’étaient nullement celles que Lucrezia partageait au plus profond d’elle ; il découvrirait, croirait toute sa vie, qu’il n’était alors que le résultat d’un mariage arrangé, entre deux personnes qui avaient pleinement cultivé l’indifférence tout au long de leur mariage. Alors oui, pourquoi avait-elle lâché une sentence si injuste à sa mère ? Pourquoi, pourquoi ? Lucrezia cilla, détournant le regard comme pour éviter la vague de culpabilité, de remords, de peur et de douleur qui la submergeait. La façon dont sa mère la regardait, la façon dont elle la regarderait à l’avenir. C’était... c’était comme se condamner elle-même à la solitude, et ses grands-parents avaient savamment choisi comment faire les choses : ils auraient pu venir eux-mêmes, menacer Annie comme ils le faisaient si bien quotidiennement. Au lieu de ça, ils avaient envoyé Lucrezia, piétiner chaque parcelle d’espoir de sa mère, la briser et se briser elle-même par la même occasion. Sans doute avaient-ils eu tout le loisir de remarquer les escapades de Lucrezia à la nuit tombée, la façon dont elle continuait souvent de les défier juste sous leur nez. Ils essayaient sûrement de la dresser d’une façon bien sévère en l’amenant ici ; la vie de son fils sur le fil, raccroché uniquement à la moindre parole qu’elle prononcerait. Un sourire torve, sans le moindre sentiment derrière, passa sur ses lèvres alors qu’elle dévisageait sa mère, se forçant à prendre à nouveau la parole, le goût de bile, de culpabilité se renforçant encore. « Pourquoi serais-je restée ? » souligna-t-elle d’une voix neutre, ses mains se tordant à nouveau l’une avec l’autre avec plus de force, la moiteur de celles-ci se réchauffant à nouveau, alors qu’elle sentait même ses ressentiments déborder sur ses joues en feu. « Rester pour un père indifférent, si loyal à sa famille qu’il a laissé sa fille partir avec des inconnus ? » elle ne cilla pas cette fois, ni ne ressentit le besoin de reprendre son souffle, sévère en dardant sa mère.

C’était bien là ce qu’elle pensait de son père, au plus profond de son être, la boule de haine forgée par les années de silence et de solitude. « Je me suis sentie si aimée ce jour-là, en rentrant dans ma maison pour découvrir que mon propre père avait déjà réglé tous les termes de mon avenir avec mes grands-parents. Quand tu n’étais même pas là pour faire quoique ce soit contre ça. » avait-elle, ne serait-ce qu’une fois retenu une colère froide contre l’absence de sa mère, également ? Sans doute. Lucrezia avait haï tant de choses dans les actes et les choix de ses parents, qu’elle ne savait plus, elle ne savait plus ce qu’elle détestait dans ce qui avait transformé sa destinée en un cauchemar sans fin. « La née-moldue, si désireuse de prouver qu’elle est capable de devenir quelqu’un. Qu’elle ne regarde même pas ce qui est juste sous son nez. » les mots lui serrèrent la gorge, crispant sa voix et laissant tomber un silence tendu sur la pièce, leur duel de regards. Enfin, Lucrezia sentit les larmes qui avaient bordé ses yeux avait tant d’insistance, glisser au bord de ses paupières ou sur ses joues : pouvaient-elles seulement être confondues avec des larmes d’une haine longuement cultivée et justifiée ? Elle ne savait pas ; tout ce qu’elle savait c’est qu’au fond d’elle, à nouveau une part de son âme s’affaiblissait. « Je n’avais pas de parent jusque-là. J’étais juste trop stupide pour le voir - après tout, étais-je seulement désirée ? » un rire froid glissa par ses lèvres, les grands-parents de Lucrezia avaient eu un certain nombre d’informations à son idée, insérant dans son esprit des secrets sur les états d’âme de son père, qu’elle n’avait jamais pu soupçonner avant que la vérité n’éclate. « J’ai fini par comprendre à quel point j’avais entaché vos ambitions à tous les deux. A quel point, mon père était si impatient de se débarrasser de moi. » comment pouvait-elle continuer à parler, la douleur lancinante s’étendant dans ses côtes, dans ses poumons, jusqu’à son coeur meurtri. Il fallait croire qu’elle avait déjà affronté douleur similaire ; Lucrezia se revoyait cracher un venin aussi acide en plein visage de l’unique homme qu’elle n’avait jamais aimé. Sacrifiant, sacrifiant encore et toujours pour une cause qu’elle détestait. Ce mariage qui la rendait si amère, si furieuse. « Et maintenant que je me suis finalement faite une idée, que je suis finalement devenu quelqu’un. Que je suis heureuse - » elle dut faire une pause, prétendant asséner le verdict sur sa mère alors même que ce mensonge lui donnait envie de s’effondrer dans cette misère constante qu’était sa vie avec Kester. « tu sembles vouloir tout me reprendre. » Lucrezia aurait voulu se laisser abattre par le plomb qui s’était posé sur son âme à présent, laisser ses jambes faiblir pour tomber au sol et laisser chaque bribe de son chagrin torturer son âme. Encore. Et encore. Cette lancinante récompense qu’elle avait pour être devenue ce qu’elle était : une épouse dévouée, une petite-fille survivant aux ambitions de ses grands-parents. Une mère. Finirait-elle par détester Melchior à force de faire peser sur lui, le poids de ces ultimatum que ses grands-parents lui imposaient ? Elle ne voulait pas. Et pourtant, une nouvelle graine de rage venait de germer en elle. La brune ne dit plus mot, détournant le regard un instant avant de s’éclaircir la gorge. « S’il te plait. Laisse-moi tranquille. » elle rajouta, comme dans un besoin d’alléger les choses - quand bien même cela n’effacerait en rien ce qu’elle venait de dire. Que venait-elle de dire ? Le sang glissant si fort, si vite contre son cerveau lui avait fait déjà oublié chaque phrase si douloureuse qui avait passé ses lèvres. Sans doute que de tout son être, elle voulait surtout oublier. Oublier toutes les horreurs qui avaient passé sa bouche.

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breathe in the light and say goodbye ≈ since I was young, I knew I'd find you, but our love was a song sung by a dying swan. and in the night you hear me calling, you hear me c a l l i n g. and in your dreams you see me falling. breathe in the light, I'll stay here in the shadow waiting for a sign, as the time grows.

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MessageSujet: Re: (lucrezia) ›› stay beside me don't go.   Dim 25 Jan - 18:08

It's your happiness I want most of all
LUCREZIA GARTZES & ANNIE GARTZES
Where in hell can you go far from the things that you know far from the sprawl of concrete that keeps crawling it's way about 1, 000 miles a day. Take one last look behind commit this to memory and mind Don't miss this wasteland, this terrible place When you leave keep your heart off of your sleeve. Motherland cradle me, close my eyes, lullaby me to sleep. Keep me safe, lie with me. Stay beside me don't go, Don't you go. ~ motherland.

Depuis des années, le foyer Gartzes était brisé. Le départ de Lucrezia avait détruit bien des choses dans la vie d’Annie et si pendant un long moment, elle s’était raccrochée à Arcadio pour ne pas s’effondrer, c’était fini aujourd’hui. En un rien de temps, il était devenu la cause de tous les malheurs qui avaient frappés leur famille, désormais les seuls conversations qu’ils avaient ressemblaient plus à des joutes verbales qu’à une véritable tentative de communiquer. Elle le repoussait à chaque fois qu’il faisait un pas vers elle, elle le fuyait pour ne pas avoir à céder à cette envie de venir se blottir dans ses bras qui naissait toujours aussi facilement au fond de son cœur. Elle aimait son mari, mais elle ne pouvait pas accepter ce qu’il avait fait. Il était sûr de lui, ce n’était pas qu’il ne voulait pas admettre qu’il avait eu tord pour une question de fierté ou quelque chose dans le genre, c’était qu’il était persuadé qu’il avait eu raison. Essayer de lui démontrer le contraire, c’était aussi facile que de lui prouver que 2+2 n’était pas égal à quatre. Annie avait beau essayer, encore et encore, il n’y avait rien à faire. Ils étaient arrive à un tel point qu’il semblait qu’il n’y avait même plus rien à faire pour leur couple. Sans doute qu’elle aurait pu passer outre n’importe quelle autre erreur – même un adultère – mais là, il était question de sa fille et il n’y avait rien au monde qui ait plus d’importance à ses yeux que son enfant, pas même Arcadio. Lucrezia était un espoir inattendu, un bébé qu’on avait cru incapable d’exister. Déjà très jeune, Annie s’était faite à l’idée qu’elle n’aurait jamais d’enfants et pourtant, quand elle n’était qu’une moldue, il lui avait semblé que sa vie n’avait que pour but de la rendre mère, comme ça avait été le cas de sa génitrice avant elle. Seule fille du couple Barlow, Annie avait souvent eu l’impression que ses parents ne voyaient en elle qu’une future épouse et une future mère. Adolescente, elle était tombée malade et on avait cru qu’elle serait à jamais stérile. C’était une idée à laquelle elle s’était fait, une idée déplaisante qui l’avait cependant poussée à être bien plus ambitieuse, si elle ne pouvait pas devenir une mère de famille, elle avait toujours pensé qu’il fallait qu’elle se trouve un autre objectif. Cet objectif, ça avait été le ministère de la magie. Arcadio l’avait épousée en connaissance de cause et si les parents Gartzes n’avaient éprouvé qu’un profond dégout à l’idée de savoir leur fils marié à une née-moldue, c’était uniquement parce qu’ils étaient persuadés qu’aucun enfant au sang impur ne viendrait entacher leur parfaite lignée. Arcadio et Annie en avait été persuadés également alors, quand elle était tombée enceinte, ça avait été aussi angoissant que réconfortant. Elle n’avait eu que faire de l’avis des Gartzes là-dessus et sans doute que l’annonce de cette grossesse leur avait hérissé le poil, une enfant Gartzes n’ayant pas le sang-pur, c’était certainement la pire chose qui pouvait leur arriver. Jamais l’avis des Gartzes n’avait compté aux yeux d’Annie. Lucrezia avait été la plus belle chose qui était arrivée dans sa vie. Sa fille unique, puisqu’après cette grossesse, elle n’était tombée enceinte qu’une seule fois, mais elle avait perdu l’enfant. Lucrezia était tout ce qu’elle avait, tout ce que la vie avait bien voulu lui offrir, elle était plus qu’un simple objectif de vie, elle avait été une surprise, un espoir et une raison de vivre. Arcadio avait abandonné leur enfant aux mains de ses parents, il avait brisé le cœur de son épouse en agissant de la sorte, et cette fente en plein dans son organe ne semblait pas pouvoir être comblée par l’amour qu’elle pouvait ressentir pour son époux. Elle avait besoin de sa fille plus que n’importe quoi d’autre et pourtant, elle avait l’impression qu’on la lui avait dérobée.

Maintenant qu’elle était là, en face d’elle, Annie aurait voulu croire qu’enfin les choses allaient pouvoir redevenir comme elles étaient. Il fallait croire que la sorcière avait soudainement été victime de la même naïveté dont faisait preuve son époux et qui pourtant avait tendance à la rendre folle. Elle avait eu bien trop d’espoir en revoyant sa fille sur le pas de sa porte et en un rien de temps, elle avait l’impression que tous ses espoirs s’envolaient, ne laissant derrière eux qu’une nouvelle entaille au fond de son cœur. Elle avait pourtant eu – avant aujourd’hui – l’impression qu’il serait difficile de faire encore plus de mal à son cœur. Elle s’était trompée. Les paroles de sa fille étaient froides à tel point qu’elles réussirent à la faire frissonner. Elle blâmait son père de la même façon qu’elle le faisait au quotidien. Elle avait au moins la preuve qu’Arcadio n’était pas aussi innocent qu’il voulait bien laisser croire dans cette histoire. « Ton père il … » Elle laissa simplement échapper un soupire, réalisant finalement qu’elle n’avait aucun argument valable pour le défendre. Il avait fait une erreur et il était trop borné, trop stupide peut-être même pour s’en rendre compte. Elle aurait pu dire qu’il l’aimait, parce qu’elle en était sûre. Il clamait lui-même qu’il avait fait ça pour son bonheur, il s’était planté à tel point qu’elle avait l’impression que c’était impossible de se tromper davantage, mais il restait persuadé d’avoir agit pour le bien de leur enfant. Il aimait Lucrezia, mais dans le fond, est-ce qu’elle en croirait un mot si elle avançait un tel argument ? Est-ce qu’il méritait seulement qu’elle essaie de le défendre face à leur fille ? Sans doute pas. Elle préféra de rien dire, puisqu’il n’y avait de toute façon rien à dire. Sa respiration se bloqua presque quand sa fille repris la parole. Son cœur lui, il battait à tout rompre dans sa poitrine, heureusement qu’elle avait toujours pris grand soin de sa santé, sans quoi elle aurait certainement pu faire une crise cardiaque en cet instant. Sans doute que ça aurait été mieux, elle ne savait pas comment ni pourquoi son cœur pouvait continuer de battre après ça. Déstabilisée, elle ne trouvait même pas les mots pour répondre à la jeune femme, ce qui était plutôt rare venant d’elle. Annie avait toujours réponse à tout ou du moins, elle trouvait toujours quelque chose à dire pour prétendre avoir réponse à tout. Là en l’occurrence, elle était juste incroyablement déstabilisée. « Je … » Elle avait besoin de se justifier mais elle ne trouvait pas les mots justes. Lucrezia avait peut-être raison dans le fond, Annie avait laissé son mari faire, elle lui avait fait confiance et il l’avait trahie, elle avait également une part de responsabilité dans cette histoire. Jamais elle n’avait voulu telle chose. Si elle avait eu les moyens de stopper Arcadio, elle l’aurait fait c’était certain. S’il avait fallu qu’elle tue les parents Gartzes de ses mains pour sauver sa fille, elle l’aurait fait sans hésiter, sans même craindre Azkaban. « C’est faux. Tes grands-parents ont certainement dû te dire des choses pour te convaincre qu’on était les pires parents du monde, mais c’est faux. » Les parents Gartzes étaient des monstres, ils mentaient comme ils respiraient, ils étaient capable de raconter n’importe quoi pour convaincre Lucrezia qu’elle était un enfant si peu désirée qu’elle avait gâchée la vie de ses parents. « Non, tu n’étais pas désirée dans le sens où je n’étais pas censée pouvoir avoir d’enfants. Mais ma grossesse a été la plus belle chose qu’il me soit arrivée dans ma vie. Tu es la plus belle chose qu’il me soit arrivée dans ma vie. Je m’en fiche du reste du reste, même ma carrière ou mon mariage ne sont rien à côté de toi. » Elle aurait voulu se mettre à genoux pour la supplier de bien vouloir la croire. Elle n’avait rien gâché dans sa vie et personne n’avait jamais voulu se débarrasser d’elle. Ni elle, ni même Arcadio. « Je t’aime. On t’aime. Tout ce que je veux c’est que tu sois heureuse. » Elle l’avait dit elle était heureuse, mais c’était assez difficile à croire, sujette aux volontés de ses grands-parents, elle n’était peut-être pas aussi heureuse qu’elle aurait pu l’être sans eux. « Je veux que tu sois heureuse pour tes choix, pour ta vie, pas pour ce qu’ils veulent de toi. » Elle n’avait pas besoin de ses grands-parents pour être quelqu’un, elle avait déjà eu tout ce dont elle avait besoin dans la vie, elle était déjà une personne formidable avant de partir avec eux. « Je t’ai laissée tranquille pendant cinq ans. Je t’en supplie, ne viens pas jusqu’ici juste pour me repousser. » Elle sentit de nouveau les larmes rouler sur ses joues. Elle ne pouvait pas être venue juste pour ça, elle ne pouvait pas simplement lui tourner le dos et s’en aller comme si de rien n’était. Si elle faisait ça, Annie avait bien du mal à croire qu’elle pourrait un jour s’en remettre.


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