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 (Arcavia) old familiar ghosts

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membre ›› This Sorrowful Life
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MessageSujet: (Arcavia) old familiar ghosts   Dim 25 Jan - 1:42


old familiar ghosts
Arcadio & Octavia

Octavia avait eu sa journée, pour ainsi dire. Ce n’était pas une offre d’une sincère et grande gentillesse ; après tout, Salomon savait pertinemment qu’elle ne s’échapperait pas très loin ou, en tout cas, pas très longtemps. Elle reviendrait à coup sûr jusqu’à la maison de son acquisiteur. Elle ne pouvait faire un tel coup à son père, ni au reste de la famille qui ne l’aimait décidément pas tellement pour ce qu’elle était au fond d’elle mais plus pour ce qu’elle pouvait être éventuellement, une bonne affaire pour d’autres familles, une bonne affaire pour un mercenaire, somme toute. Rien de très glorieux, c’est certain. Alors que des journées comme celles-ci étaient des occasions si rares de se changer les idées, la jeune Scamardi n’allait pas cracher dessus ou faire sa fine bouche. Elle appréciait ces rares opportunités de sortie, même si elle avait un devoir certain à ne pas oublier, un ordre donné par son bourreau ; celui de ramener quelques éléments sur une liste, des éléments importants pour l’entretien de la maison. Rien de très gratifiant, mais elle devait tout de même y penser avant de revenir. Quand bien même, elle allait pouvoir se divertir, momentanément, et essayer d’oublier le visage de celui qui la malmène depuis plusieurs mois déjà ; un homme dénué d’humanité, tout simplement. Il la hantait même dans ses rêves, il la hantait tout le temps. Si elle avait pris la peine de s’apprêter correctement pour ne pas laisser paraître son quotidien désastreux. Personne ne devait savoir l’enfer qu’elle vivait. Ce serait humiliant. En plus, qui pourrait l’en défaire ? Personne. Tous ceux qui s’approchaient de trop près de ce Rosier étaient trop rapidement écrasés. Il n’avait aucun remord. Il ne connaissait pas la pitié non plus. Alors à quoi bon inquiéter ceux qui l’entourent ? Elle refusait n’être qu’une demoiselle en détresse. Elle ne voulait pas de super-héros tout autour d’elle. Elle détestait l’idée de voir qui que ce soit mourir dans un élan d’héroïsme. En plus, elle avait d’autres projets au sujet de ce Salomon. Des projets fous pour ceux qui l’écouteraient déblatérer sa logique absurde. Beaucoup pourraient croire qu’elle avait fini par idéaliser un monstre, néanmoins ce n’était pas le cas. Elle ne le croyait pas ancien samaritain. Elle ne le croyait pas capable de rejoindre l’ordre du phénix non plus. Elle le croyait simplement humain. Elle le croyait être un sorcier malmené, peu importe par quoi ou qui. Elle était tout bonnement persuadée qu’on ne nait pas méchant. Elle veut le comprendre. Mais ce n’était pas de tout repos. Du coup, forcément, une journée comme celle-ci lui permettrait de reprendre ses esprits, de reprendre son calme et pourquoi pas retrouver ses forces pour lui faire face, à nouveau. Rester enfermée dans sa chambre ne l’aiderait pas. Pleurer non plus. Contrairement à ça. S’il finissait par regretter son choix, tant pis pour lui, elle, elle allait en profiter un maximum. Essayer, par la même occasion, d’oublier tout ce qui la rendait petite, triste et une simple ombre de sorcière parmi tant d’autres. Il ne fallait pas qu’elle fasse tâche. Elle devait simplement passer inaperçue. À vrai dire, elle n’avait même pas la force de parler à qui que ce soit. Les faux semblants physiques, vestimentaires lui avaient déjà demandé beaucoup d’énergie. Elle allait avoir encore plus dur si elle devait faire comme si tout allait parfaitement dans sa vie actuelle, en parlant avec qui que ce soit, d’ailleurs. C’est aussi pour ça qu’elle espérait ne tomber sur personne qu’elle connait. C’était mission impossible de faire complètement semblant. Laissez-la tranquille, s’il vous plait. Elle pourrait vous supplier si elle vous parlait, en ce moment. Ne le lisez-vous pas sur son visage, sous ce sourire obséquieux ?

Il y avait bien une personne qui aurait pu l’écouter, éventuellement la comprendre, peut-être même l’aider. Quelle chance avait-elle de le rencontrer, là, au chemin de traverse, alors qu’il avait bien d’autres choses à faire à ce moment-là ? Elle pourrait même regretter de le mêler à tout ça, quelque part, parce qu’elle l’appréciait et qu’elle ne voulait pas qu’il soit mis à mal. Surtout pas lui. Il remplaçait le père qu’elle n’avait jamais vraiment eu. Arcadio, car c’était bien à lui qu’elle pensait, remplaçait l’homme froid et couard qui l’avait vendue si facilement à cet homme qu’il ne connaissait pas le moins du monde. Elle avait tellement besoin de lui, besoin de son réconfort, besoin de ses mots, de son attention. Octavia avait conscience d’être égoïste. Elle avait conscience de lui en demander trop. D’autant qu’il avait une fille biologique. Pourtant, c’était plus fort qu’elle. C’était le seul sorcier qui semblait encore se soucier d’elle et de ses états d’âme. Elle avait le sentiment d’exister quand il posait ses yeux sur elle. Il l’écoutait si bien. Il savait trouver les mots pour la calmer comme il avait su trouver les mots pour la motiver à l’époque, quand elle était encore à Poudlard. Désormais, cependant, elle aurait dû pouvoir gérer seule ce qui la touchait, ce qui la peinait. Alors pourquoi pensait-elle déjà à lui ? Par ailleurs, même Salomon pourrait aisément comprendre qu’elle délaisse son propre père pour un homme qui se comportait de la sorte avec elle. Personne n’est assez fou pour laisser une telle opportunité d’amour lui glisser des mains. Elle n’était pas folle, en tout cas. Alors, pendant qu’elle faisait quelques courses dans ce célèbre chemin de traverse, allée commerciale du monde sorcier, elle voyait la tête de celui qu’elle admirait secrètement, se réchauffant aussi simplement le cœur. L’espace d’un instant, quand elle eut fini de payer ses achats, elle se permit de rêvasser et elle crut voir la silhouette de son sauveur au loin ; c’était trop beau pour être vrai, se persuada-t-elle directement. Était-elle devenue dingue, à force de tourner en rond dans cette maison avec si peu de visite et peu de discussion avec son geôlier au point d’en avoir des hallucinations ? Elle était encore plus désespérante que prévu. Elle se désolait elle-même. Pour se reprendre, elle se gifla, discrètement, avant de reprendre son chemin. Il n’y avait pourtant rien à faire ; plus elle avançait, plus elle se faisait une idée précise de cette silhouette et plus se disait-elle qu’une hallucination ne pouvait être aussi persistante. À moins de ne plus être un sorcier qui a toute sa tête. Et certains sorciers sont connus pour être devenus fous à lier. Elle secoua la tête, se mordit finalement la lèvre et redressa la tête. Elle ne pouvait croire qu’elle était déjà devenue dingue à cause d’une vie désastreuse. Elle avait toujours refusé de sombrer à cause de cet homme qui la dénigrait ouvertement. « Il ne m’aura pas aussi facilement. Il se moquerait même de ma démence, le connaissant. Non, je ne lui ferai pas ce plaisir. », se promit-elle. Elle refusait de mourir pour si peu. Elle refusait de se laisser aller à cause d’une vie qu’elle n’avait pas choisie, aussi monstrueuse puisse-t-elle être. Cela n’empêchait pas ce fantôme de la hanter aussi vulgairement. Pourquoi maintenant ? Pourquoi ne pouvait-il pas taquiner quelqu’un d’autre ? Ne vivait-elle pas suffisamment d’horreurs chez son nouveau patron, pour l’appeler comme ça. Fiancé n’était pas le mot, selon lui, après tout. « Qu’est-ce que j’ai fait pour que tu te moques de moi en arborant son allure, satané fantôme ? », elle était polie mais à bout. Elle était épuisée. Cela se lisait sur son visage, malgré tout le maquillage. Cela s’entendait dans sa façon de parler à l’homme qui était bien réel. D’ailleurs, elle s’agrippa à celui-ci, le secouant, espérant le voir s’éclipser dans un brouillard. Il ne pouvait tout simplement pas être là, face à elle. C’était tout bonnement impossible.

crackle bones
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